AU COEUR DU TEMPS, de Didier Liardet

Deux savants américains se sont égarés au cœur du temps dans le labyrinthe des époques passées et futures, au cours des premiers essais ultra-secrets d’un prodigieux dispositif : le chronogyre. Tony Newman et Doug Phillips sont lancés dans une aventure fantastique quelque part dans le domaine mystérieux du temps. * (Introduction de chaque épisode de la télésérie AU CŒURS DU TEMPS d’Irwin Allen.)

LES ARCANES DE L’HISTOIRE
*LES VOYAGES SPATIO-TEMPORELS…imaginée et
produite par Irwin Allen, un cinéaste très imaginatif
qui avait une prédilection pour les récits les plus
extraordinaires et les mises en scène spectaculaires,
AU CŒUR DU TEMPS fut la première série dramatique
programmée aux États-Unis à utiliser cette
thématique comme trame principale. *
(Extrait de l’introduction du livre de Didier Liardet)

De toutes les téléséries culte produites dans les années 1960 et 1970, la série AU CŒUR DU TEMPS d’Irwin Allen est celle qui m’a le plus fasciné. Cette série trop courte m’a accroché parce qu’il y est question du temps, mon sujet de science-fiction préféré en littérature. On retrouve donc deux scientifiques américains perdus dans le chronogyre dans un déplacement perpétuel. Les responsables de l’énorme dispositif peuvent suivre Tony et Doug dans leur déplacement, leur parler à l’occasion et même leur faire parvenir du matériel dans leur espace-temps mais ils ne peuvent pas les ramener.

Leurs déplacements deviennent autant de rencontres avec l’histoire et ses acteurs comme Abraham Lincoln, Marco Polo, Marie-Antoinette, sans oublier les personnages mythiques comme Merlin, le roi Arthur, Ulysse et la guerre de Troie. Évidemment, les épisodes sont romancés et laissent à penser que les savants peuvent modifier le cours du temps, ce qui n’est pas réaliste.

Le livre propose une genèse de la série, une incursion dans les coulisses de tournage, une biographie des principaux interprètes, une présentation de série du même genre et une fiche guide des trente épisodes de la série. Fidèle au genre de sa série de livres sur les productions culte, pour chaque épisode, l’auteur propose un synopsis, une évaluation et une présentation de la plupart des acteurs et artisans avec leur répertoire télévisuel et leur filmographie, sans oublier les photos et documents (Il y en a plus de 500 dans le livre.) Le livre comprend aussi une biographie du producteur et créateur de la série Irwin Allen et compositeur John Williams et des détails abondants sur les objets dérivés.

Comme ce fut le cas pour la série AU-DELÀ DU RÉEL, j’ai eu la chance de visionner les 30 épisodes de la série AU CŒUR DU TEMPS et j’ai été à même de constater la justesse des évaluations proposées dans les fiches guide. Autre détail important : Au cœur du temps n’a jamais rencontré un immense succès aux États-Unis. À la fin de la première saison, La société ABC a proposé au producteur de poursuivre l’aventure, à la seule condition que le budget soit considérablement diminué. Irwin Allen a refusé.

Il en découle que la série s’achève sans qu’elle ait reçu une fin mettant un terme aux aventures des deux scientifiques, lesquels sont condamnés, en quelque sorte, à poursuivre indéfiniment leur cycle de sauts temporels. J’ai trouvé ça frustrant évidemment et Didier Liardet explore dans son livres les motivations d’ABC.

Malgré tout, *Série précurseur du genre, AU CŒUR DU TEMPS, en dépit de sa courte durée, fait partie des séries ayant traversé les décennies en conservant une place privilégiée dans l’imaginaire collectif des téléspectateurs du monde entier. * (Extrait) Ce livre, publié sur papier glacé est vraiment bien fait. Sa présentation est soignée et très agréable.

Je déplore toutefois une faiblesse qui semble généralisée dans la bibliographie spécialisée de Liardet : les photos d’acteurs et d’artisans ne sont pas identifiées dans les fiches guide. Il devient difficile parfois d’associer un acteur à sa photo. Moi je trouve ça irritant. En dehors de ce désagrément, je n’hésite pas à recommander ce livre même à ceux et celles qui n’ont jamais vu la série…dépaysement assuré.

Différentes vues du complexe CHRONOGYRE

Didier Liardet (à gauche) est historien et spécialiste de séries télévisées. Didier Liardet dirige depuis près de 10 ans la collection «télévision en série» pour la maison d’édition des Éditions Yris , avec Michelle Roussel. Dans le cadre de cette collection, il a publié des ouvrages de référence sur de nombreuses séries-cultes, les plus grandes séries télévisées britanniques et américaines…AU-DELÀ DU RÉEL, COSMOS 1999, V et plusieurs autres

Irwin Allen (1916-1991) est un réalisateur, producteur et scénariste américain connu pour ses films catastrophe.  En 1964, Irwin Allen se lance dans la production télévisuelle avec VOYAGE AU FOND DES MERS, une série de science-fiction qui jouit d’une bonne popularité. Encouragé par ce succès, il lance l’année suivante ce qui deviendra sa série la plus célèbre : PERDUS DANS L’ESPACE. Suivent les séries AU CŒUR DU TEMPS et AU PAYS DES GÉANTS. Il produit, au début des années 1970, L’AVENTURE DU POSÉIDON. Se déroulant dans un paquebot renversé par une lame de fond, L’aventure du Poséidon lance la mode du ‘film-catastrophe’.

Toujours dans la même veine, irwin Allen connait un succès encore plus impressionnant avec sa production suivante, LA TOUR INFERNALE décrivant un incendie dans un gratte-ciel. Le film est réalisé par John Guillermain et met en vedette trois des acteurs les plus populaires de l’époque : Steeve McQueen, Paul Newman et Faye Dunnaway. Il récolte huit nominations aux oscars dont celle du meilleur film. LA TOUR INFERNALE est à la fois un des films les plus connus du genre et le sommet de la carrière d’Irwin Allen.

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 16 août 2020

88888-LES ENFANTS PERDUS, CÉLINE TANGUY

*…-Est-ce qu’il dort?
-Plus ou moins. Il est encore dans l’entre-deux.
-Qu’est-ce que c’est?
-C’est un endroit où il peut se reposer, reprendre des forces, avant de revenir.
-C’est là où j’étais, avant d’être assise là?
-Non, toi tu étais juste dans le passage.
-Ah…
-Où sommes-nous? C’est si étrange ici.
-Dans la zone grise. Mais la question serait plutôt quand sommes-nous?…*
(Extrait : 88888-LES ENFANTS PERDUS, Céline Tanguy, Éditions Humanis, 2013,  num. 200 pages)


L’histoire est celle d’Antoine, homme solitaire, peu motivé et que peu de choses intéressent. Il semble oublié de la vie jusqu’à ce qu’il découvre une maison qui devient pour lui un coup de cœur. Puis il rencontre Marlène. Il ne connait pas cette femme mais elle lui rappelle quelqu’un…ça peut sembler vague mais les deux ont un point en commun. Depuis toujours, Antoine entend les pensées des autres et cherche désespérément quelqu’un qui lui ressemble. Cette Marlène ne s’appelait-elle pas Juliette dans un autre espace-temps? Et lui-même ne s’appelle-t-il pas plutôt Ganymède ? Et puis que signifie le nombre 88888. Pourrait-il s’agir d’une année ? Un roman imaginatif qui donne matière à réflexion sur la vie future…en construction.

ZONE GRISE
*Une goutte de sueur froide roula le long de son
épine dorsale. « Je tourne en rond. Je suis dans
la boucle infinie de la zone grise. » Il ne comprit
pas la dernière phrase. Mais elle résonna en lui
comme une évidence. Une angoisse profuse le
submergea, inexplicable dans son intensité*
(Extrait : 88888-LES ENFANTS PERDUS)

 88888 LES ENFANTS PERDUS est un roman initiatique, une histoire étrange dans laquelle le passé, le présent et le futur s’entrecroisent dans un monde sans temps, sans espace, un monde dépourvu de dimension et de sens…un monde appelé Zone Grise. C’est dans cette zone sans repère où l’âme devient étrangère à son corps sans compter le temps qui s’arrête.

Cette zone, mystérieuse au-delà de toute imagination humaine est comme une station que l’âme emprunte avant d’être réorientée dans le passage qui déconnecte de tout avant la renaissance : *Il allait être soigné maintenant. Quand il reviendrait à lui, il serait à nouveau un petit garçon. Mais pour faire quoi ? Il était seul. Il pouvait juste déambuler à l’infini dans les couloirs du temps. Et parfois se donner l’illusion de vivre .* (Extrait)

Les principaux personnages : Juliette, Ganymède, Marlène, Antoine sont des passagers du temps transitant par la zone grise d’où cette impression de déjà vu qu’on a tous développé tôt ou tard. Ces enfants perdus sont passagers du temps. Ils ne *se déplacent pas dans le temps*, Ils déplacent le temps : *Quelque chose défilait peut-être. Ici, cette chose n’avait pas de nom. Dans l’autre monde, cela aurait pu s’appeler le temps* (Extrait)

Aussi, plusieurs personnages ont un point en commun : ils lisent dans les pensées des autres. Quant au chiffre 88888, ça peut être beaucoup de choses, une année, un mot de passe peut-être. 88888 c’est aussi le chiffre numérique de base, le 8 englobant tous les chiffres de 0 à 9.

Bien qu’il y ait un indéniable voyage dans le temps, cette histoire est à la fois statique et enveloppante, pousse à l’introspection et induit un voyage intérieur qui ne sera pas vécu de la même façon d’un lecteur à l’autre. Par exemple, avez-vous déjà eu l’impression de sortir de votre corps, de vous regarder, ou de regarder un bout de film de votre vie.

Vous avez peut-être déjà eu une impression de déjà vu ou de déjà vécu ? Une forte impression de rêve éveillé ? Vous voyez où je veux en venir ? Cette histoire est un carnet de voyage spirituel qui vient chercher chaque lecteur de façon différente. La plume de Céline Tanguy est d’une grande profondeur et d’une incroyable richesse.

Les ouvrages à caractère initiatique ne m’ont jamais tellement attiré. Pourtant, j’ai dévoré la PROPHÉTIES DES ANDES de James Redfield qui, dans sa révélation de l’éveil à la conscience, évoque les coïncidences qui façonnent nos vies. Là s’est arrêtée ma quête. Pour ce qui est de Céline Tanguy, c’est le titre qui m’a attiré et très vite, j’ai été happé par une trame complexe, qui nécessite réflexion et concentration car ses personnages existent par la pensée.

C’est pour moi, une belle histoire qui vient m’interroger sur le sens de ma vie, qui me porte à occulter * le temps d’un temps* mon passé pour me concentrer sur l’avenir et sur la nécessaire transition dans la zone grise.

C’est un ouvrage très intéressant que j’ai dévoré car il s’est ajusté à moi comme il s’ajustera à chaque lecteur selon son vécu, ses convictions. Il sollicite un peu la raison et beaucoup le cœur avec une réflexion sur la solitude, les mystères de la vie, le sens de la vie et le sens de la mort avec en plus une vision originale de l’avenir.

Donc 88888 LES ENFANTS PERDUS est un livre différent qui a fait diversion dans mes lectures, comme une pause me permettant de lire quelque chose de différent, de vivre par des mots, par la pensée et de réfléchir sur les promesses de pérennité de l’âme. J’irais jusqu’à dire que c’est une lecture qui fait du bien.

J’aurais aimé que l’auteur s’étende davantage sur la zone grise. Il m’a semblé que son exploration était très incomplète. Mais bon, ce sera peut-être pour une suite. Ne serait-ce que pour sa pensée profonde et la beauté de son écriture qui confine parfois à la poésie, je n’hésite pas à vous recommander 88888 LES ENFANTS PERDUS de Céline Tanguy.

Céline Tanguy est une écrivaine et juriste française née à Nancy. Elle se considère toutefois comme une bretonne pur jus puisqu’elle habite cette région depuis ses premiers pas. Écrire est une pulsion irrépressible qui lui permet d’être *simplement dans le monde*. Elle exige de ses personnages qu’ils *lui donnent tout, jusqu’au bout d’eux-mêmes. Céline Tanguy a une maxime qu’elle aime partager : Ce qui est derrière n’existe plus, ce qui est devant n’est pas certain, seul compte ce qui se passe maintenant.

Bonne Lecture
Claude Lambert
le dimanche 16 juin 2019

LES QUINZE PREMIÈRES VIES D’HARRY AUGUST

Commentaire sur le livre de
CLAIRE NORTH

 *La mort…peut être obtenue de deux façons. Je ne parle pas de la mort fastidieuse que notre corps nous force à endurer à la fin de chacune de nos vies…je parle de la mort véritable…sa première forme, c’est l’oubli. On efface l’intégralité de votre mémoire… après ça, vous ne vous souvenez plus de votre nom, ni de votre lieu de naissance…ce qui, pour nous, équivaut à une mort véritable. L’ardoise ainsi effacée, vous pouvez redevenir pur et innocent. * (Extrait : LES QUINZE PREMIÈRES VIES D’HARRY AUGUST, Claire North, Delpierre éditeur, 2014. Édition numérique, 320 pages.)  

Harry August se retrouve sur son lit de mort. Une fois de plus. Chaque fois qu’Harry décède, il naît de nouveau, au lieu et à la date exacte auxquels il est venu au monde la première fois, possédant tous les souvenirs de ses vies antérieures. Peu importe ses actions ou ses choix, le processus est toujours le même. Harry ne peut expliquer ce phénomène. Il sait seulement qu’il y en a d’autres comme lui. Alors qu’Harry arrive à la fin de sa onzième vie, une petite fille apparaît à son chevet et lui livre un message à transmettre d’enfant à adultes à travers des générations depuis mille ans dans le futur. Le message dit : « Le monde se meurt et nous ne pouvons rien y faire. À vous de jouer. » Reste à savoir comment Harry August essaiera de sauver un passé qu’il ne peut changer et un futur qu’il ne peut accepter. Claire North nous livre un roman qui pousse à la réflexion…

TANT ET TANT DE VIES
TANT ET TANT DE TEMPS
*C’est bizarre de savoir que tous ces gens
se connaissent depuis plusieurs siècles
alors qu’à mes yeux ils sont encore des
étrangers.*
(Extrait : LES QUINZE PREMIÈRES VIES
D’HARRY AUGUST)

 L’histoire est un peu complexe mais le fil conducteur est riche et solide. Ça m’a permis de rester dans le coup et de découvrir avec plaisir les talents d’une auteure que je ne connaissais pas : Claire North. Il faut bien saisir le début de l’histoire et la situation d’Harry pour apprécier à sa juste valeur le reste du récit et en arriver à se poser la question qui porte un peu à réfléchir : Qu’est-ce que j’aurais fait à la place d’Harry.

Donc il faut savoir qu’Harry est né orphelin, qu’il a vécu, qu’il est mort, qu’il est né de nouveau au même endroit et dans les mêmes circonstances, avec les souvenirs demeurés intacts de sa vie antérieure. C’est un Kalachakras. Et en plus, il est mnémonique. Ceux qui n’ont pas ce don, le commun des mortels autrement dit, sont des linéaires…linéaire comme le temps. Harry est en lien avec le Cercle Cronus, allant en faiblissant et qui regroupe les kalachakras.

Il est porteur d’un message transmis d’enfant à vieillard mourant : *J’ai besoin de faire remonter un message dans le temps…comme vous avez l’obligeance d’être en train de mourir, je vous demande de le transmettre aux Cercles de votre jeunesse, de la même façon qu’il m’a été transmis.* (Extrait) Ce n’est pas un secret, ce message révèle que la fin du monde approche. Ça m’a semblé logique, car dans l’histoire, le futur est en train de changer dramatiquement.

Harry consomme ses vies en poursuivant ceux de son espèce qui sont susceptibles d’altérer l’histoire en introduisant à l’avance divers éléments et inventions pour lesquels la société n’est pas préparée. Il poursuit en particulier Vincent Ramkis qui projette la création d’un miroir quantique qui permettrait aux hommes d’avoir réponse à toutes les questions existentielles et qui permettrait de percer les mystères de l’univers avec les yeux de Dieu et ce faisant, introduit des technologies très en avance sur le temps.

Cette histoire me rappelle à certains égards le livre de Ken Grimwood REPLAY (Éditions du Seuil, 1998). Si vous avez lu ce livre, vous vous rappellerez que Jeff Winston est mort dans son bureau d’une crise cardiaque en 1988. Il se retrouve en 1963 à 18 ans dans son ancienne chambre d’Université. L’histoire est quand même différente mais ça fait une lecture parallèle très intéressante.

J’ai trouvé cette histoire très originale même si les sauts dans le temps et les paradoxes temporels sont des thèmes chers à la littérature, il en est question entre autres dans deux livres que j’ai commentés sur ce site : LES CHRONOLITHES de Robert-Charles Wilson et LE TEMPS PARALYSÉ de Dean Koontz.

Dans le livre LES QUINZE PREMIÈRES VIES D’HARRY AUGUST, vous pourrez lire en particulier un intéressant dialogue sur les paradoxes temporels et leurs effets. Original aussi ce livre, parce que la vie d’Harry August étant une boucle temporelle, il a autant de vies que de regards critiques sur le XXe siècle et il y a beaucoup d’observations pertinentes.

Si ma vie était une boucle temporelle, je vivrais aisément sachant d’avance les numéros gagnants de loterie. Dans le livre de North cet aspect est exploité avec modération, August allant chercher juste ce qu’il lui faut. L’auteure n’est pas tombée dans le piège de la surexploitation qui est parfois si tentant. C’est un autre bon point.

Il y a quelques faiblesses : des longueurs, des bouts de dialogues nombreux qui n’apportent rien au récit. Et à peu près rien sur l’enfance d’Harry. Ça c’est dommage et ça fait que pour moi, le livre est incomplet. Il aurait en effet été très intéressant de savoir comment Harry vivait son enfance et son adolescence au fil de ses vies. Tout ce que j’ai cru comprendre est qu’il trouvait cette partie de ses vies ennuyantes à mourir et dépourvues d’intérêt. Enfin, il y a des sauts dans le temps.

Il faut être attentif malgré la solidité du fil conducteur. Ce livre est comme une longue lettre à saveur autobiographique ou un journal si vous préférez. Harry en est le narrateur et dans son récit, il peut passer d’une vie à l’autre pour illustrer ses comparatifs. Un peu mêlant par bouts, sans compter des passages un peu trop techniques mais je me suis quand même bien débrouillé.

Sans être un chef d’œuvre, c’est une histoire réussie et un bon roman. Il pousse à l’introspection et au questionnement. Comme je l’ai mentionné au début de ce texte, on peut se demander entre autres qu’est-ce qu’on ferait à la place d’Harry et puis comment gèrerait-on une vie éternelle surtout en sachant que le futur agonise. Même si l’avenir était prometteur, seriez-vous volontaire pour une vie éternelle ? La plume consistante et un peu énigmatique de Claire North a de quoi alimenter votre réflexion.

Malgré les longueurs et l’aspect complexe de l’œuvre, j’ai apprécié ce roman et oui… ce n’est pas vraiment un coup de cœur, mais je crois que c’est une réussite.

 LECTURE PARALLÈLE SUGGÉRÉE :

Claire North, de son vrai nom Catherine Webb est une écrivaine anglaise né en 1986. Elle a aussi écrit sous le pseudonyme de Kate Griffin. Élevée entre une mère auteure et un père éditeur, on peut comprendre que Catherine Webb soit devenue très tôt une passionnée de lecture, puis de l’écriture. Elle n’avait que 14 ans quand elle a complété l’écriture de son premier roman en 2000 LA GUERRE DES RÊVES publié en 2002. Elle s’est spécialisée très tôt dans la littérature de science-fiction et de fantasy. LES QUINZE PREMIÈRE VIE D’HARRY AUGUST et son treizième ouvrage, récipiendaire du prix John Wood Campbell memorial en 2015.

BONNE LECTURE
JAILU/CLAUDE LAMBERT
Le dimanche 5 mai 2019