L’HOMME IDÉAL EXISTE. IL EST QUÉBÉCOIS

Commentaire sur le livre de
DIANE DUCRET

*Évidemment, il est canadien. Pire, québécois ! Pour un québécois bien dans ses pompes fourrées au castor, c’est normal de faire traverser l’Atlantique à une jeune femme que l’on connaît à peine pour l’emmener faire des courses au supermarché avec son rejeton.* (Extrait: L’HOMME IDÉAL EXISTE. IL EST QUÉBÉCOIS, Diane Ducret, Éditions Albin Michel, 2015, édition numérique 130 pages num.)

Une jeune femme quitte Paris pour rejoindre son nouveau compagnon qui vit au Canada. Surmontant sa peur de l’engagement, elle fait le voyage mais se retrouve confrontée à une série d’épreuves : l’arrivée du fils de 5 ans, une sortie en chiens de traîneau qui vire au cauchemar, une ancienne compagne trop présente, etc. Diane Ducret nous décrit un étonnant choc de cultures : une jeune femme dans la trentaine, française pure laine, parisienne en plus, qui accepte l’invitation d’un spécimen authentique de mâle québécois, artiste-peintre en prime, qu’elle avait rencontré dans un bar parisien… Et voilà que le mythe de l’homme idéal est revisité…

DE CLICHÉ EN CLICHÉ
*Gabriel me regarde comme une dinde qui
danserait de joie à la veille de Noël. –Mais
tu rêves en couleur toi ! Si on repart pas, on
va crever de frette. J’ai pas d’ondes pour
appeler du secours.>
(Extrait : L’HOMME IDÉAL EXISTE . IL EST QUÉBÉCOIS)

Une jeune femme dans la trentaine accepte l’invitation de son nouveau compagnon Gabriel qui vit au Canada. Elle quitte donc Paris pour quelques jours, surmontant sa peur de l’engagement et sa phobie des avions. C’est évidemment sans savoir qu’elle sera confrontée à une série d’épreuves assez loufoques. Quelques mots sur le compagnon : il est beau comme un cœur, divorcé, il a un fils de 5 ans, il est québécois 100% pur laine et a le langage qui va avec.

Est-ce qu’un homme est nécessairement chaud parce qu’il reste dans un pays froid. Faut s’y faire…dans ce livre les jeux de mots sont abondants et vus les nombreux écarts de langages et de définitions des mots, on a l’impression d’assister à la rencontre improvisée de deux solitudes.

On est loin, très loin de la grande littérature, mais ce n’est pas désagréable. C’est une lecture légère. L’humour est omniprésent et spontané. C’est la principale force du livre : *C’est pas possible d’avoir une bouche si belle pour dire autant de conneries* (Extrait)…réflexions à voix haute ou basse d’une jeune femme qui se connait et qui voit la vie avec philosophie : *Ce gars-là ressemble comme deux gouttes d’eau à la prochaine chose que je vais regretter .* (Extrait)

La jeune femme vient nous rappeler qu’apprendre à se connaître en si peu de temps n’est pas aussi simple que ça en a l’air. Surtout en tenant compte des frontières linguistiques : *J’ai mal nulle part, je capote ben raide sur toi. J’ai l’esprit mal tourné ou ces deux mots dans la même phrase, c’est carrément obscène ?* (Extrait) Allez expliquer à une jeune française qui ne sait rien des québécois que le mot capoter n’a rien à voir avec les condoms…

Ce livre n’a pas été pour moi la trouvaille du siècle mais j’ai ri. Je l’ai trouvé rafraîchissant, expressif, d’un comique naturel, une espèce de petite comédie d’erreurs de langage, humour instantané et je le rappelle, j’ai beaucoup apprécié la spontanéité de Diane Ducret qui sait insérer dans son texte des petites coquilles inattendues : *Marilyn, la serveuse, nous tend deux bières qu’elle décapsule entre ses seins. Une spécialité locale.* (Extrait)

L’idée est originale mais le thème est malheureusement sous-exploité. C’est la principale faiblesse du livre. Le récit étant relativement bref, moins de 150 pages numériques, l’auteur aurait dû développer davantage en accentuant sensiblement les réflexions de la jeune parisienne mais surtout en augmentant les dialogues. En effet dans ce récit la jeune femme *pense* beaucoup et le québécois parle peu. Il y a très peu de dialogues. Trop peu à mon goût en tout cas. Je pense qu’un québécois avec son jargon et une parisienne avec son argot auraient donné lieu à beaucoup de dialogues hilarants. Le peu d’exemples que j’ai trouvé m’a fait rire…avec plus, je me serais sans doute esclaffé.

Voici un petit exemple de dialogue : *Tu branles dans le manche? Il veut que je fasse quoi?! Et devant son fils?! (Extrait) C’est le genre de petits dialogues éclairs que j’aurais souhaité plus abondants…toujours à double sens ou presque…pas une once de méchanceté et est-il utile de mentionner que l’auteure passe très haut par-dessus les clichés. Un mot sur la finale : décevante. Mais au final, ce sera à vous de juger. Ça ne m’a pas empêché d’apprécier le récit dans son ensemble. C’est positif.

Je me suis laissé dire…à travers les branches, (Quelles branches me dirait une jeune française plongée rapido dans l’univers québécois) que l’auteure, Diane Ducret aurait reçu une proposition d’adaptation cinématographique. J’espère que ce sera positif car on aurait une version beaucoup plus substantielle du livre. C’est ça ou encore une suite du livre pourrait être intéressante.

Entre temps, l’homme idéal existe. Mais est-il québécois ?…?…

Diane Ducret est une auteure, historienne et philosophe née en 1982 à Anderlecht, en Belgique. Elle passe son enfance au Pays Basque et commence ses études à Paris. Elle part ensuite étudier en Italie, à Rome avant de revenir en France. C’est à la Sorbonne qu’elle passe une maîtrise d’histoire de la philosophie, elle y soutiendra un mémoire puis un DEA dans la même spécialité. Diane Ducret achève ses études par un magistère de philosophie à l’École Normale Supérieure.

Passionnée d’histoire, après avoir collaboré à l’écriture de films documentaires historiques pour l’émission Des racines & des ailes, elle présente en 2009 Le Forum de l’Histoire, sur la chaîne éponyme. Elle sort son premier livre en janvier 2011, Femme de dictateur, best-seller en France qui sera traduit en 18 langues.

BONNE LECTURE
Claude Lambert
le dimanche 5 avril 2020

BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS

Commentaire sur le livre de
Jack Canfield, Mark Victor Hansen et Sylvain Dion

*J’entends une voix calme et douce qui me chante à l’oreille :
«Bonjour Lise, tu dois bien savoir pourquoi je t’appelle
aujourd’hui?» Et il ajoute cette phrase tant attendue : «LISE,

ON A UN DONNEUR POUR TOI.»*
(Extrait : BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS,
Jack Canfield, Mark V. Hansen, Sylvain Dion, Béliveau Éditeur, 2014,
édition de papier, 430 pages)

BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS est un recueil de 106 courts témoignages et histoires vraies réunis par Jack Canfield et Mark Victor Hansen qui ont créé la série BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME, ainsi que Sylvain Dion. Ces textes atteignent un objectif de développement personnel en plus de présenter une vaste mosaïque de la vie des québécois et québécoise. Ces histoires sont vraies, inspirées du quotidien, tantôt heureuses, tantôt dramatiques, tantôt comiques mais toujours touchantes et inspirantes. Elles ont toutes été écrites par des québécois. Sylvain Dion réalise ainsi son rêve de publier le premier livre de la série BOUILLON DE POULET dans une langue originale autre que l’anglais, donc un livre qui n’est pas une traduction et qui réunit des histoires qui ont comme thème commun l’impact de nos relations avec les autres.

UN BOUILLON D’ÉMOTIONS
*Parfois, il nous arrive des évènements
qui nous semblent insurmontables mais
Qui, selon moi, nous arrivent pour nous
permettre d’ajuster notre vie de façon
plus positive.*
(Extrait : MA PETITE HISTOIRE de Maurice
Robitaille, du recueil BOUILLON DE POULET
POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS.)

POUR L’ÂME… 

Quand j’étais petit, nos grand-mères considéraient le bouillon de poulet comme une panacée à un tas de bobos : grippe, rhume, nervosité, anxiété, tension musculaire, indigestion, migraines, convalescence et j’en passe. Le bouillon de poulet réchauffait les frileux, apaisait les tensions, réconfortait l’âme et l’esprit. D’une façon plus scientifique, on disait que le bouillon de poulet était bénéfique pour les problèmes articulaires et osseux, pour la peau, les problèmes intestinaux passagers. La plupart des vertus thérapeutiques du bouillon de poulet ont été confirmées avec le temps. Le bouillon de poulet est donc devenu avec le temps un symbole de réconfort tant sur le plan physique que sur le plan psychologique.

Se basant sur cette réalité et sur la formule BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME de Canfield et Hansen, Sylvain Dion a eu l’idée de réunir des petits textes touchant l’âme et réchauffant le cœur. Des expériences de vies, des textes québécois pure laine.

DES QUÉBÉCOIS 

Les petits textes réunis dans ce livre viennent de toutes les régions du Québec. Elles ont plusieurs points en commun : elles sont vraies, elles sont résolument positives, elles sont inspirantes, réchauffent l’âme et c’est sans doute vrai pour tout le monde, mais en ce qui me concerne, ces témoignages brassent les émotions. L’ensemble des textes reflète la vie au Québec et tout ce que l’être humain est capable d’offrir en matière d’empathie, d’altruisme et de partage. Plusieurs de ces histoires peuvent amener les lecteurs à penser différemment sur la valeur de la vie et sur la façon de surmonter les obstacles.

Il est difficile de critiquer un tel livre. Cent six histoires courtes écrites par autant de personnes. C’est un recueil de témoignages, des faits authentiques qui se sont déroulés au quatre coins du Québec…un partage d’expériences, de souvenirs. Des thèmes universels comme l’amour, la famille, le courage et la réalisation de ses rêves nous amène à nous questionner et à réfléchir sur ce qui compte vraiment dans la vie : *Je sais aujourd’hui qu’il est important de suivre son instinct et de ne pas avoir peur du changement. La vie nous amène toujours vers quelque chose de plus grand…il faut faire confiance au lieu de résister au changement. Si un échec survient, c’est pour nous amener à prendre conscience de ce qui nous entoure, afin de mieux nous épanouir par la suite.* (Extrait, BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS, texte : MA PETITE HISTOIRE, par Maurice Robitaille)

Voilà. Ce que je peux dire, c’est que c’est un livre positif *mur à mur*. Beaucoup d’éléments amènent au développement personnel et ça vient nous rappeler que tout n’est pas noir dans la vie, qu’il y a du bon en nous, autour de nous et chez les autres. Il faut prendre ce livre pour ce qu’il est vraiment un recueil de témoignages qui nous outille pour mieux faire face à la vie et à notre propre développement.

Pour terminer, je vous ferais part d’un avis très personnel. Pour moi BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME ne devrait pas être lu d’un seul coup. C’est un livre étourdissant qui réunit plus d’une centaine de témoignages arrivant à peu près aux mêmes conclusions, mais de différentes façons. J’ai eu une petite impression de redondance, et je dois gérer une tempête d’émotions. Moi je suggère évidemment de lire le livre au complet car il est évident que chaque texte est une expérience et mérite d’être lu. Mais il faut le lire à petite dose, par épisode. Il pourrait faire une petite diversion dans vos lectures.

Imaginez qu’on vous sert un bouillon de poulet brûlant. Vous le humez, soufflez un peu dessus, le gouttez du bout de la langue, soufflez à nouveau, le posez sur une table et vous y revenez par la suite. Vous buvez lentement et vous savourez. Je pense que c’est de la même façon que vous devez lire BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS afin d’en tirer un maximum de satisfaction.


        Jack Canfield             Mark Victor Hansen             Sylvain Dion

QUELQUES AUTRES BOUILLONS

Parcourez toute la série ici.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
6 novembre 2016

LA CAGOULE, livre de François Gravel

*Les gardiens ont sans doute l’air de bandits, mais les psys ont vraiment l’air de psys. Sont-ils dangereux eux aussi? À qui puis-je me fier?* (Extrait : LA CAGOULE, François Gravel, Québec Amérique jeunesse, 2009, papier, 240 pages)

LA CAGOULE raconte l’histoire de Maxime, un adolescent de 16 ans qui vient de terminer un séjour en centre d’accueil après avoir été reconnu coupable de trafic de drogue. Juste avant sa libération, la juge offre un choix à Maxime : Retourner chez sa mère, ce que Maxime veut éviter à tout prix, ou participer à un programme expérimental de réhabilitation. Pour Maxime, le choix est clair, n’importe quoi pourvu qu’il ne retourne pas chez sa mère. Son choix l’amène dans un centre mystérieux, perdu au fond des bois. Il s’apercevra bien vite que ce centre use de méthodes étranges et peu rassurantes. Caché sous une cagoule, et perturbé par le message de sa psy qui lui recommande d’aller  au bout de sa violence, Maxime sera confronté à un nouveau choix : s’extirper de la délinquance ou y plonger encore davantage. Qu’est-ce qui se cache vraiment dans ce camp?

LE CERCLE VICIEUX DE LA DÉLINQUANCE
*Dix mille questions se bousculent dans ma
tête, mais il y en a une qui revient sans
cesse et qui finit par éclipser toutes les
autres : Qu’est-ce que je fais ici? J’ai
l’impression d’être manipulé depuis le
début, mais je ne sais pas par qui, ni
pourquoi.*
(Extrait : LA CAGOULE)

C’est un livre intéressant qui donne la parole à Maxime, un adolescent de 16 ans qui raconte un épisode plutôt éprouvant de sa vie dans un mystérieux centre de réadaptation perdu dans les bois à quelques minutes de la frontière américaine. Tout y est étrange. Les jeunes ont tous reçu une consigne stricte de silence et se voient imposer des activités qui ne riment à rien comme par exemple, transporter des sacs à dos fermés hermétiquement sur de longs parcours… très bizarre. Pire, on leur offre quotidiennement de la marijuana à fumer tranquillement autour du feu de camp.

Maxime, qui ne consomme pas malgré le fait qu’il avait été condamné pour trafic de drogue est poussé par un mystérieux personnage appelé le Mohawk à faire comme les autres et de laisser aller les choses. Alors, portant sa cagoule qui n’est rien d’autre qu’un manteau surmonté d’un capuchon, il observe, de plus en plus intrigué et irrité par une impression très forte d’être manipulé.

C’est une histoire touchante mettant en scène des personnages attachants. Elle a comme thème la délinquance juvénile et la drogue mais elle explore aussi des thèmes plus profonds comme l’estime de soi, la volonté et la fragilité de l’adolescence face à une société manipulatrice.

On trouve tout ce que les jeunes apprécient dans un livre : du suspense, de l’intrigue, du mystère, de l’imagination, une finale spectaculaire et j’ajoute que l’auteur a développé son histoire de façon à ce qu’elle ne soit pas moralisatrice même s’il est difficile d’éviter les allusions sur les grands dangers de déviation que présente le monde de la drogue. Mais l’histoire est davantage un message d’espoir qu’un jugement sur la jeunesse.

L’écriture est soignée, sensible et équilibré. L’histoire est développée avec intelligence et amène le jeune lecteur tout doucement à une réflexion sur sa qualité de vie actuelle et future. C’est un beau défi que François Gravel a relevé je crois.

Les épisodes d’introspection de Maxime constituent selon moi les plus beaux passages de l’histoire et donnent à l’ensemble une évidente touche de réalisme. En effet Maxime sera confronté à un choix qui décidera finalement de sa vie future et le récit met en perspective cette capacité qu’ont les jeunes, règle générale, à raisonner, analyser, distinguer le bien du mal et le choix auxquels ils sont souvent confrontés : écouter le cœur ou la raison…

Un récit bien construit aux rebondissements surprenants…parfait pour les 12 ans et plus.

François Gravel est un écrivain québécois né en 1951. Il écrit d’abord pour les adultes à partir de 1985. Un jour, son jeune fils lui demande pourquoi son père n’écrit rien pour les enfants. Depuis, François Gravel écrit pour les petits et les grands. Son œuvre littéraire est gratifiée par de nombreuses récompenses dont le prix TD de littérature canadienne pour l’enfance et la jeunesse en 2006. Ses romans décrivent avec justesse la réalité sociale de la jeunesse en particulier avec bien sûr une touche de fiction, de rêve et d’humour. Il a créé entre autres pour les jeunes la série KLONK et la série DAVID, toutes deux rehaussées des magnifiques illustrations de Pierre Pratt. L’œuvre de François Gravel compte, au moment d’écrire ces lignes, près de 60 volumes.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
MARS 2016

LES BRAVOURES DE THOMAS HARDY, PHILIPPE ALEXANDRE

…Tandis qu’il descend les marches, le garçon
ne peut retenir un sourire gamin :
mentir n’a jamais été aussi excitant…
(extrait de LES BRAVOURES DE THOMAS HARDY
1. LE BAL DES ANCIENS de Philippe Alexandre)

Pour bien marquer son entrée au secondaire et devenir très populaire, Thomas Hardy décide de se démarquer en établissant un record du monde qui serait immortalisé dans le livre des records Guinness. Au cours de ses préparatifs, une chaîne d’évènements fait réaliser à Thomas qu’établir un record ne lui apporterait finalement pas grand-chose. Alors… pourquoi pas un projet qui sèmerait de la joie de vivre et du soleil autour de lui en particulier pour sa grand-mère chez qui le médecin vient de diagnostiquer la maladie d’Alzeimer. La première chose à faire pour Thomas : prendre son courage à deux mains…

Quand je lis un livre pour pré-ado, je dois d’abord relever le défi de retrouver l’esprit qui m’animait quand j’avais 11-12-13 ans. La nature fait le reste…car après tout, les jeunes d’aujourd’hui ne diffèrent pas tellement de ceux de l’époque des baby-boomers. Les jeunes de tous temps sont caractérisés par la curiosité, la soif de connaissance, le goût de l’indépendance, la nécessité de se démarquer et le besoin d’être aimés. Ainsi retombé en enfance, le temps d’une lecture, je peux décider si, d’après mes critères, les jeunes lecteurs et jeunes lectrices ont été bien servis par le livre. Je crois que c’est le cas ici. J’ai eu beaucoup de plaisir à suivre Thomas dans son aventure.

Je note d’abord que Philippe Alexandre a donné à son héros principal une personnalité attachante et une belle force de caractère avec juste ce qu’il faut de sensibilité. Donc, Thomas rayonne et a cette capacité de transmettre au jeune lecteur et à la jeune lectrice de l’énergie et le goût d’en savoir plus, ne serait-ce que de s’assurer que le jeune héros est allé au bout de ses rêves.

Les thèmes développés dans ce livre sont aussi très intéressants et sont de nature à influencer positivement les jeunes : la valeur de l’amitié, les relations intergénérationnelles et interethniques, les relations garçons-filles et la naissance de sentiments. Bien sûr on y retrouve des thèmes à caractère un peu plus romanesques mais qui attirent souvent les jeunes comme un aimant : par exemple, le courage, la générosité et un brin de témérité.

C’est un livre fluide et rafraîchissant qui devrait plaire aux jeunes et leur donner le goût de lire davantage…qui sait?

BONNE LECTURE

JAILU/Claude Lambert
JUIN 2013

(En Complément…)

FÂCHÉ NOIR, le livre de STÉPHANE DOMPIERRE

Le monde est infiniment plus intéressant
que n’importe laquelle de mes opinions à son sujet.
– Nicholas Nixon
(épigraphe incroyablement bien choisi)

Je ne m’étendrai pas trop longtemps sur ce livre. Je me sentirais un peu ridicule de commenter éternellement FÂCHÉ NOIR de Stéphane Dompierre, vu que ce livre est en soit une longue série de commentaires négatifs au possible.

Disons simplement que ce livre est un recueil de chroniques que Stéphane Dompierre à écrites pour Yahoo! Québec. Dans ses chroniques, qui ne dépassent jamais deux pages,  il s’emporte à sa manière et décrit sa vision de certaines choses de son oeil soupe-au-lait. À travers des anecdotes et des faits divers nous pouvons lire son opinion sur des sujets assez inspirants et marrants tels « Tes photos de vacances », « Le snobisme alimentaire », « La croissance personnelle », « L’épicerie » et tant d’autres.

Le chialage à lui seul pourrait faire le sujet d’une thèse. Il y a des chialeux amateurs, des chialeux qui en ont fait un art. Il y a des chialeux invivables, d’autres sont plus amusants. Et surtout il y a ceux qui aiment écouter les bons chialeux s’exécuter et d’autres que ça insupporte. Dans FÂCHÉ NOIR, Stéphane Dompierre à un discours ni constructif ni édifiant, mais certainement divertissant pour peu qu’on le prenne au second degré. On peut suivre ses chroniques également ici, personnellement je suis fan (pas de flux RSS malheureusement).

C’est à prendre avec humour, mais j’éviterais tout de même de le lire avant d’aller faire l’épicerie à l’heure de pointe!

PHENIXGOGLU
MAI 2013