ARMADA, le deuxième livre d’ERNEST CLINE

*…J’ai encore une question petite fiancée de l’église : Dans quelle partie de la bible Jésus nous met-il en garde contre cette invasion Alien ? Parce que j’ai dû rater ce verset ! …-Et le cinquième ange sonna de la trompette…et je vis une étoile qui était tombée du ciel sur la terre, et on lui donna la clé du puits de l’abîme, et il s’éleva du puits une fumée comme celle d’une grande fournaise, et le soleil et l’air furent obscurcis par la fumée du puits…* (Extrait : ARMADA, Ernest Cline, Hugo éditions, collection Nouveaux Mondes, 2018 pour la version française. Édition de papier, 425 pages)

Beaverton, Oregon, États-Unis. Zack Lightman rêve d’un autre monde. Son père a disparu tragiquement, sa mère rentre tard chaque soir, et au collège, il passe le plus clair de son temps à défendre le souffre-douleur de sa classe. Il ne se sent chez lui qu’au Starbase Ace, la salle de jeux vidéo où ses réflexes, son intuition, son sens de la stratégie lui valent déjà une belle réputation. De là à ce qu’un ATS-31 sorti tout droit de l’univers virtuel d’Armada se pose sous ses yeux dans un rugissement de tuyères…Il semble que Zack et tous les joueurs invétérés du monde ont une chance unique de sauver la planète d’une menace extra-terrestre…

AVANT-PROPOS : GEEK

Après recherche, je me suis aperçu qu’il n’y a pas de définition arrêtée du terme GEEK. Toutefois, il y a une définition qui revient très souvent: il s’agit d’une personne passionnée par un ou plusieurs domaines précis plus souvent liés aux cultures de l’imaginaire. Je pourrais dire en fait que c’est une catégorie générique qui inclut les jeux vidéo, les jeux de rôle et bien sûr la technologie informatique.

Le geek est généralement perçu comme cérébral, technophile féru de high-tech. Il faut noter qu’il y a souvent confusion entre les geeks et les *nolife*, c’est-à-dire les personne qui passent presque la totalité de leur vie à la pratique d’une passion, catégorie dans laquelle se trouve les cyberdépendants. Issu de cette vaste définition, il y a un mot pour qualifier Ernest Cline: PASSIONNÉ et encore très érudit dans un domaine particulier: les technologies du jeu…

GEEK À TEMPS PLEIN

-Si ce soir ce n’est pas la fin du monde, et
si demain nous sommes encore en vie tous
les deux, je suggère une sortie en amoureux
a-t-elle conclu. Tu es d’accord ? -Marché
conclu.-
COMPTE À REBOURS:
QUATORZE MINUTES QUARANTE-NEUF SECONDES
(Extrait: ARMADA)

C’est le plus extraordinaire mélange de styles, de genres et de tendances que j’ai lu à ce jour car le livre fait mention ou évoque les plus grands titres de la science-fiction en littérature et au cinéma. Des titres qui m’ont marqué. J’y ai reconnu Star-Wars, Galactica, E.T., Alliens, predators, independance day, la guerre des mondes, Armageddon et le plus important sans doute : CONTACT, excellent film qui raconte l’histoire d’Ellie Arroway qui reçoit un message des extra-terrestres décrivant les plans d’un transporteur interstellaire.

Ceux et celles qui ont vu ce film se rappelleront de cette fameuse image retournée à la terre après avoir été captée il y a des dizaines d’année, le Svastika, la croix gammée, triste symbole adopté par les Nazis et qui rappelle froidement le génocide de la deuxième guerre mondiale. Autre film évoqué peut-être encore plus important : 2010, la suite de 2001 Odyssée de l’espace, film qui évoque une présence extra-terrestre sur EUROPE, un des satellites naturels de Jupiter.

Un moment fort du livre ARMADA est cette réunion pendant laquelle des jeunes recrues de l’ADT, l’Association de Défense terrestre, comptant parmi les meilleurs *gamers* du monde, assistent à une présentation multimédia qui confirme l’imminence d’un assaut extra-terrestre massif sur la terre. L’intensité monte en flèche au moment de la découverte d’un énorme Svastika à la surface d’Europe.

L’objectif de l’ADT est d’utiliser les talents de tous les jeunes spécialistes des jeux vidéo en les mettant aux commandes d’engins réels dont plusieurs sont issus d’une technologie extra-terrestre et dont la construction a épuisé les finances mondiales. Ce n’est plus un jeu, mais la crise sera gérée comme si c’était le cas. Le héros de ce thriller haletant est Zack Lightman, recruté comme beaucoup d’autres pour ses talents de joueurs et dont le père mort n’est peut-être pas si mort que ça.

Ne soyez pas surpris de développer une forte impression de déjà vu à la lecture de ce livre. C’est parfaitement voulu par l’auteur qui a fait une espèce de soupe avec des éléments d’œuvres de science-fiction majeures et qui a bousculé gentiment les conventions d’une des plus importantes tendances en littérature et en cinéma. Ne vous surprenez pas non plus de l’omniprésence de la culture geek dans cet ouvrage.

Il faut connaître l’auteur pour mieux comprendre, Ernest Cline, joueur invétéré, geek à plein temps. Si vous avez lu READY PLAYER ONE de Cline, vous saisirez vite sa démarche, basée sur l’idée que tous les films d’extra-terrestre et les téléséries comme STAR TREK sont réalisées essentiellement dans le but de préparer l’humanité à être envahie par des aliens.

Malgré quelques irritants, j’ai trouvé ce roman fort, brillamment écrit, un peu emprunté évidemment, mais qu’à cela ne tienne, j’y ai trouvé de brillantes idées, celle par exemple de prêter un petit rôle à des scientifiques brillants qui ont réellement contribué à l’avancement de la science comme par exemple Stephen Hawking, célèbre physicien cosmologiste britannique paralysé par la sclérose amyotrophique et actif jusqu’à sa mort en 2018.

Je pense aussi à l’astronome américain Carl Sagan (1934-1996), un des fondateurs de l’exobiologie. Une autre idée intéressante est la théorie Lightman qui veut que la terre soit simplement mise à l’épreuve.

Un des principaux irritants de ce livre, c’est la redondance. Il y en a beaucoup. Des répétitions, des longueurs. J’ai noté aussi que dans plusieurs passages et épisodes, la simplicité confine à la facilité.

Ce n’est pas un roman qui tranche par son originalité mais il m’a quand même réservé une finale surprenante. J’en étais heureux car je trouvais l’ensemble un peu prévisible. En général, c’est un excellent roman, très techno, rythme élevé. Développement intéressant quoique parfois tiré par les cheveux.

Une petite remarque en terminant. Le livre soulève une question intéressante : puisque la plupart des jeux sont en ligne, les *gamers*de toute la planète seraient-ils surveillés et notés en vue de défendre éventuellement la terre contre une invasion extra-terrestre ?

Ernest Cline est né aux États-Unis en 1972. Geek jusqu’au bout des ongles, il a commencé par travailler dans un fast-food et dans un vidéoclub, avant de retourner à ses premières amours et d’écrire le scénario du film Fan boys. Cline a eu beaucoup d’emplois sous-payés dans l’industrie informatique avant d’avoir beaucoup de temps à consacrer à ses vraies passions.

Player One, son premier roman, est devenu une œuvre culte dès sa parution et a été adapté au cinéma sous le titre Ready Player One, par Steven Spielberg (mars 2018). Son deuxième roman, Armada, a paru chez le même éditeur en 2018 et les droits d’adaptation cinématographique ont déjà été achetés. Rendez-vous donc à nouveau au grand écran.

BONNE LECTURE
Claude Lambert
le samedi 14 août 2021

JE TE VOIS, livre de CLARE MACKINTOSH

*…une femme dont la photo a été publiée a été assassinée et, apparemment, tout le monde se moque de savoir qui sera la prochaine victime. -Pas moi. Moi ça m’intéresse répond fermement l’agent Swift après un silence. Dites-moi tout ce que vous savez. *
(Extrait : JE TE VOIS, Clare Mackintosh, Marabout, le livre de poche, 2016, édition de papier, 540 pages)

Comme des milliers de Londoniens, Zoe Walker emprunte quotidiennement le métro et feuillette le journal distribué sur le quai. Un matin, elle découvre sa propre photo dans les petites annonces, sous l’adresse d’un site internet. Qui a pris ce cliché à son insu ? Dans quel but ? Et puis est-ce bien elle ? Sa famille n’en est guère convaincue. Zoe ne trouve qu’une oreille attentive : celle de Kelly Swift, un agent de la police du métro. Car une succession d’incidents étranges, puis le meurtre d’une femme qui avait également découvert sa photo dans le journal persuadent Kelly que quelqu’un surveille les moindres faits et gestes des passagères. Chacune de leur côté, Zoe et Kelly vont lutter contre cet ennemi invisible et omniprésent.

L’EUPHORIE DE LA TRAQUE
*Pendant toutes ces années passées à m’inquiéter
que mon fils puisse être la proie d’un cyber-
agresseur, il ne m’a pas traversé l’esprit une
seule fois qu’il puisse en être un lui-même.
C’est impossible me dis-je aussitôt. Je le saurais.*
(Extrait)

JE TE VOIS est un thriller psychologique d’assez forte intensité. Pour le décrire, imaginez le scénario suivant : Vous êtes une jeune femme, belle sans être un canon. Vous travaillez. Vous vous rendez tous les matins à votre travail. Vous suivez le même itinéraire pour vous rendre au métro que vous attendez à peu près toujours à la même place. Dans l’attente, vous replacez un peu vos cheveux, inspectez vos lèvres et votre maquillage avec un petit miroir. La rame arrive, vous vous assoyez toujours au même endroit.

Vous sortez votre livre et vous lisez jusqu’à ce que vous sortiez. De là, toujours le même itinéraire pour vous rendre au bureau sauf que tous les jours à la même heure, vous arrêtez dans une beignerie, toujours la même pour vous acheter un café et un beigne au miel. Vous arrivez dans l’édifice où vous travaillez avec arrêt à la salle de bain pour un brin de toilette. Vous faites ça tout le temps, tous les jours. Ça s’appelle une routine. Vous avez aussi vos routines de fin de semaine.

Imaginez maintenant que quelqu’un dans l’ombre notre scrupuleusement chaque détail de votre routine et inscrit le tout dans un site internet en ajoutant des détails extrêmement précis sur votre physique, vos tics et vos manies. Le but de l’opération : vendre votre trajet à un client prêt à payer un bon prix pour jouer un peu avec vous.

C’est la trame de JE TE VOIS sauf qu’ici des vies basculent et le jeu inventé par trouvel-amesoeur.com fait des morts : *J’ai du mal à accepter la réalité des femmes agressées, assassinées pour certaines parce qu’on a mis en vente leur trajet quotidien. C’est grotesque, digne d’un roman de science-fiction.* (extrait)

À partir du moment ou Zoé découvre une photo d’elle non autorisée sur trouvel-amesoeur.com, la réalité rattrape vite les services policiers…*trois meurtres, six agressions sexuelles et recueilli les témoignages de plus d’une dizaine de victimes de harcèlement, de tentatives d’agression sexuelle et d’incidents suspects tous liés au site trouvel-amesoeur.com* (extrait)

Le livre se concentre sur Zoé qui, craignant pour sa fille décide de trouver et affronter le maître de l’interface, l’ombre qui se profile derrière le site maudit. La découverte de l’ombre fera l’effet d’une bombe dans le cœur de Zoé. Mais la véritable surprise, c’est le lecteur qui l’aura dans une finale pour le moins surprenante.

Le roman est aussi puissant que son rythme est lent. L’auteur s’étend sur la psychologie de ses personnages, Zoé et sa fille Kathie en particulier et par la bande, son fils Justin et son conjoint Simon. Car faut-il le dire, tout le monde est suspecté. L’auteure met très bien en place, un par un, graduellement les éléments d’une intrigue incroyablement actuelle, basée sur les nouvelles technologies dont les réseaux sociaux sont les fleurons.

L’auteure a pris soin aussi de créer un personnage qui est vite devenu mon préféré : Kelly Swift, une tête de mule opiniâtre et sympathique, la seule au départ qui a pris le temps d’écouter Zoé. Au fil des pages, le récit devient angoissant, inquiétant et le dernier tiers de l’histoire devient délirant et carrément adidictif. Bien sûr, il y a plusieurs pistes à suivre, mais on peut se fier au fil conducteur du récit. Il est solide et permet à l’auteur de frapper fort.

La seule faiblesse du livre est son départ qui est lent et décousu. Le premier quart accuse des longueurs qui deviennent plus rares au fil du récit. Mais dans l’ensemble, telle une araignée vigoureuse, Clare Mackintosh a tissé une toile solide qui opère une forte attraction sur le lecteur…une toile qui accuse la toile car le livre n’est pas sans nous faire réfléchir sur la cybercriminalité qui est tentaculaire et souvent subtile, ainsi que sur l’influence des réseaux sociaux qui me donnent souvent l’impression que tout le monde sait tout sur tout le monde.

Je recommande JE TE VOIS. Vous reconsidérerez peut-être votre opinion sur internet.

Femme de lettres britannique spécialisée dans le thriller psychologique, Clare Mackintosh a passé douze ans dans les forces de police, qu’elle a quittées en 2011 pour devenir journaliste indépendante et consultante en médias sociaux avant de se consacrer à l’écriture. Elle a fondé le festival littéraire de Chipping Norton.

Son premier roman, Te Laisser partir, a été récompensé en 2016 par le prix Theakston’s Crime Novel et par le prix « Polar » du Meilleur Roman International du Festival de Cognac en octobre 2016. Une adaptation en série télévisée est en cours. Son second roman, Je te vois, est paru en France le 22 mars 2017. Il s’est déjà vendu à plus de 100 000 exemplaires depuis sa sortie en Grande-Bretagne. Les droits ont été cédés dans 26 pays.

Bonne lecture
Claude Lambert
le vendredi 21 mai 2021

LE FACTEUR 119, le livre de LYDIE BAIZOT

*-Mon cerveau est humain, on peut donc dire que
je pense comme un humain. Est-ce leur cas? –C’est
difficile à dire…»…Ils possèdent 118 facteurs qui leur
inculquent un caractère, des envies, des goûts, des
devoirs…mais j’aime à croire qu’ils sont capables
de bien plus.*
(Extrait : LE FACTEUR 119, Lydie Baizot, Éditions Voy’(el)
2015, numérique, 425 pages)

Le professeur Ellyard McComb, un cybernéticien de génie met au point des intelligences artificielles humanoïdes. Un jour, tout à fait par hasard, le professeur découvre que ses I.A. ont été détournées de leur objectif initial grâce à l’ajout dans leur programmation d’un 119facteur. McComb ne tarde pas à comprendre que cette duperie, qui risque de mener tout un peuple à sa perte, est l’œuvre de son patron, Henri Havensborn, homme ambitieux, fourbe et sans scrupule. Le professeur devra prendre des risques périlleux pour contrer les sombres projets d’Havensborn à commencer par réveiller précocement des I.A. pour retrouver les autres I.A. disparues et détourner le mystérieux facteur 119, précurseur d’une catastrophe imminente. Une impitoyable course contre la montre commence…

DÉTOURNEMENT TECHNO
*Ellyard écoutait avec une émotion et une fierté indéniables
ses enfants parler entre eux. Une personnalité avait émergé
en chacun, bien au-delà des paramètres de base qu’il avait
lui-même choisis. Finalement, un réveil prématuré avait
peut-être été salutaire pour eux, dans le sens où l’ingénieur
avait l’impression que leur évolution était plus naturelle.
(Extrait : LE FACTEUR 119)

J’ai lu plusieurs livres et vu beaucoup de films avec comme sujet les Intelligences Artificielles y compris celles auxquelles on a fini par attribué certains sentiments et même certaines capacités essentiellement humaines comme pleurer par exemple. Donc le sujet n’est pas nouveau et bien que LE FACTEUR 119 n’échappe pas à un manque d’originalité, ce livre m’a envoûté. Pourquoi? Difficile à expliquer parfois l’attachement à un livre…peut-être à cause de l’intensité de l’écriture, des I.A. qui sont terriblement attachantes dans le récit, à cause de la puissance des mots…pour moi, chaque livre a son aura et celle qui nous intéresse aujourd’hui est très forte. Voyons pourquoi :

L’histoire se déroule dans le futur et dans une galaxie lointaine dont les planètes sont politiquement réunies en confédération. Dans cet univers, deux civilisations en particulier s’opposent dans une guerre qui ne finit pas de finir : Les Loraniens et les Médroviens.

Sur Loranys, le professeur McComb a créé 10 intelligences artificielles, type humanoïde et comportant chacune 118 facteurs d’attitudes et de comportements. Or 6 d’entre elles sont sabotées par l’ajout d’un 119facteur qui les amène à prêter assistance à l’ennemi. Elles sont envoyées sur Médrovia.

Pour injecter les nanites susceptibles de neutraliser le facteur 119, le professeurs McComb réveille les quatre I.A. qui restent et qui deviendront les héros de cette histoire : Tyler, 16 ans d’apparence, le plus attachant de la petite compagnie, dotée d’une vraie personnalité d’ado ayant de l’humour et de la réplique, bricoleur génial, William, 60 ans d’apparence, informaticien de première ligne, Ethan, 30 ans d’apparence, spécialiste en médecine et sciences associées et Gabrielle, 30 ans d’apparence, militaire et conceptrice d’armes.

Dans ce récit, il y a beaucoup d’action et de rebondissements, beaucoup d’imagination aussi dans la résolution d’intrigues et de problèmes générés par un conflit complexe et destructeur. Il y a aussi une belle place pour l’humour, grâce à Tyler en particulier.

Mais le véritable intérêt du livre vient de la nature même de ses héros : quatre I.A. tellement unies qu’on dirait qu’elles forment une famille. L’auteure les fait évoluer d’une façon subtile et c’est ainsi que le lecteur assiste pour chaque I.A. à l’émergence d’une personnalité forte et attachante, complètement étrangère aux paramètres habituels des I.A.

Ce livre n’est pas sans faire réfléchir sur les nouvelles technologies souvent détournées au profit du pouvoir alors qu’on sait très bien que ce n’est pas pour cela qu’elles ont été créées. Le livre évoque aussi le pouvoir de l’esprit de corps et d’équipe et d’une certaine façon l’éveil à la vie qui appelle à un combat pour l’équité et la justice.

La fluidité de la plume conjuguée à son intensité, une remarquable imagination, des personnages énergiques et attachants qu’on aimerait compter parmi nos amis et une action presqu’incessante font toute la richesse de ce livre de science-fiction que je classe à part car il a été le premier du genre à me faire vibrer depuis de nombreuses années.

Lydie Blaizot est une écrivaine française née à Cherbourg le 12 juillet 1973. Dès son plus jeune âge, elle développe une véritable passion pour la science-fiction, le fantasy, la littérature fantastique en général. À  30 ans, elle en deviendra une spécialiste alors qu’elle prend la plume et offre son premier roman : LA MAISON DE LONDRES, publiée en 2010. LE FACTEUR 119 sera publié l’année suivante.

 BONNE LECTURE
JAILU
Le dimanche 10 juin 2018