LE GLAIVE DE DIEU tome 1

VENGEANCE tome 1
LE GLAIVE DE DIEU

Commentaire sur le livre de
HERVÉ GAGNON

*Dès que Pierre eut disparu, il prit un chandelier
à sept branches qui trônait sur le grand buffet,
en alluma les bougies et le plaça à la fenêtre.
C’était le signal. Quelqu’un viendrait bientôt.
Il s’assit dans le salon et attendit. Sa tâche se
terminait et celle de son fils débutait. *
(Extrait LE GLAIVE DE DIEU, Hervé Gagnon,
Éditions Hurtubise 2013, édition de papier, 441 p.)

Montréal, 1886. Jeune professeur d’histoire, Pierre Moreau mène une existence simple et paisible jusqu’au jour où son futur beau-père l’entraîne dans une rencontre de francs-maçons. Il est alors loin de se douter que, depuis des siècles, une organisation secrète fonde de grands espoirs sur lui. Il se voit obligé d’entreprendre une quête capitale et mystérieuse, dont l’évocation seule fait trembler les hautes sphères de l’Église. À partir de ce moment, les menaces se multiplient sur son chemin, la mort frappe violemment autour de lui. Sa vie devient un cauchemar. Il apprend qu’il n’est pas celui qu’il croyait être. Ses repères s’effondrent. Pourquoi tant de violences ?

LE TEMPS FORT DES MAÇONS
*Grâce à eux, un jour, les traîtres tomberaient, roulés
dans la fange de leurs mensonges puis exposés au
regard des autres pour ce qu’ils étaient vraiment. La
réputation des innocents serait lavée dans la déchéance
des tyrans. La vengeance serait consommée.
(Extrait : LE GLAIVE DE DIEU)

LE GLAIVE DE DIEU est un thriller théologique qui fait pénétrer les lecteurs et lectrices dans l’univers hermétique de la franc-maçonnerie et des templiers. L’histoire est celle de Pierre Moreau un professeur d’histoire qui, un jour, est entraîné dans une rencontre de francs-maçons par son futur beau-père. Il y est reçu et fera connaissance avec quelques personnages célèbres dont Gédéon Ouimet, ancien premier ministre du Québec et Honoré Beaugrand, célèbre journaliste, écrivain et politicien pour ne nommer que ceux-là. À partir du moment où Moreau est devenu franc-maçon, sa vie bascule violemment car il se retrouve au beau milieu d’une guerre entre deux factions qui veulent s’approprier L’ARGUMENTUM qui contient un secret susceptible de faire imploser l’Église Catholique. Un secret longtemps protégé par les templiers.

Autour de Moreau, les cadavres s’empilent, sa fiancée est enlevée, lui-même est traqué car on le soupçonne d’être porteur d’une clé menant à l’argumentum. Deux factions s’opposent très violemment pour en finir : Le gladius dei veut mettre la main sur l’argumentum pour le détruire afin de protéger l’Église Catholique et l’opus Magnum une créature des templiers, réactualisée par les Francs-Maçons qui veut récupérer l’argumentum pour le rendre public et discréditer définitivement l’Église. Même Moreau est traqué je le rappelle. On tente de le tuer plus d’une fois. Les meurtres perpétrés dans cette histoire sont rituels et d’un haut degré de sadisme. Je vous avertis donc que certains passages pourraient vous soulever le cœur.

C’est un livre un peu tourne-page. Il est difficile d’en décrocher. Le ton est donné dès le départ et les évènements s’enchaînent rapidement, parfois imprévisibles, jusqu’à la finale qui m’a laissé pantois. On s’attache rapidement à Pierre Moreau car pour des raisons qu’il ignore complètement, sa vie devient un enfer et le lecteur se surprend presque à espérer fort que ça s’arrête car il me semble que ce qui est imposé à Moreau va bien au-delà de ses forces pris entre deux espèces de sectes qui ont plein de secrets à protéger, des signes pour se reconnaître, des réunions dans des endroits adaptés pour tout de sortes de rituels parfois absurdes, l’une qui s’acharne à détruire l’Église, l’autre qui s’acharne à la protéger, le tout dans un climat de violence sans nom.

Ce qui est un peu compliqué dans ce livre, c’est de séparer le vrai du faux. Heureusement, l’auteur a écrit une note à la fin de l’ouvrage, une annexe qui départage la fiction des faits historiques. Personnellement, je ne la trouve pas complète, mais elle touche tout de même l’essentiel. Dans son histoire, le trésor mettant en péril la survie de l’église est imaginaire. De plus, Hervé Gagnon précise :  *Les sources utilisées sont diverses et tiennent davantage de la théorie du complot que de la pratique historienne. * (extrait) Les personnages principaux sont imaginaires et évidemment la franc-maçonnerie existe et elle a même une longue histoire et il est vrai qu’elle a ses rituels.

Je me demande si l’hermétisme mentionné dans cette histoire est toutefois réel. C’est un des nombreux points que Gagnon ne précise pas dans sa note.C’est un bon livre, une histoire solide. Bien sûr, rien n’est réglé dans ce livre, il faut se référer à la suite pour connaître le sort de Pierre Moreau entre autres. L’auteur s’est arrangé pour donner le goût au lecteur de se diriger vers le tome 2 avec une finale assez singulière. La première moitié du roman accuse des longueurs et le personnage principal qui est passablement brassé dans cette histoire fait un bon misérabiliste. J’ai pu facilement passer à côté de ces petits irritants car l’auteur m’a fait faire un très beau voyage dans le temps, l’espace, l’histoire par le biais d’une plume nerveuse et magnifiquement documentée. C’est un excellent roman.

Vivement le tome 2 dans lequel Pierre Moreau est résolu à découvrir l’argumentum.

Hervé Gagnon, né en 1963, a enseigné l’histoire et la muséologie dans diverses universités. Depuis 2000, il a écrit plusieurs romans pour la jeunesse, dont plusieurs ont été primés. Il est l’auteur de la très populaire série Le Talisman de Nergal.  La série Malefica, qui se penche sur les heures sombres de l’Inquisition et le sort des femmes guérisseuses, a paru chez Hugo Roman en 2014 et 2015. Il est également l’auteur de trois romans policiers ou l’enquête est menée par le journaliste Joseph Laflamme : parus aux éditions Libre Expression. (source)

LA SUITE

Bonne lecture
Claude Lambert
le vendredi 30 octobre 2020

LE SYMBOLE PERDU, livre de DAN BROWN

Avant de lire LE SYMBOLE PERDU je m’attendais à une suite d’énigmes à résoudre, un rallye à travers un dédale de monuments historiques et de passages secrets, ponctués de symboles occultes et où l’on serait confronté à des personnages dont les motivations réelles sont incertaines. Gentils, méchants ou peut-être même super-vilains? Réponse dans 400 pages. Le tout sur une trame d’urgence et d’apocalypse imminente et dans une atmosphère de nuit sans fin. J’étais pas loin de la vérité.

L’histoire se déroule au cour d’une nuit, dans Washington. Notre Robert Langdon  y arrive, convoqué d’urgence par un vieil ami, Peter Solomon. Langdon fera une découverte macabre qui initiera une quête à travers la ville, une course contre la montre dans les arcanes de la franc-maçonnerie et dont l’objectif est de sauver son ami. Mais est-il étrange que l’élite de la CIA prennent l’affaire autant à cœur? Quelles sont les intentions réelles du séquestreur de Solomon?

Brown manipule très bien le suspense, il a le sens des coups de théâtre et à mon avis, il réussit à bien doser et répartir la matière (occultisme, symbologie, histoire) nécessaire à l’évolution de l’intrigue, mais il importe que le lecteur ait un certain intérêt. Si vous n’avez pas aimé Da Vinci Code et Anges et Démons, vous n’aimerez sans doute pas Le symbole perdue. L’auteur tisse ses intrigues toujours de la même façon, les personnages ont souvent les mêmes profils, l’atmosphère précipitée et tendue est la même, et le terreau dans lequel se développe le tout reste les symboles occultes et les messages codés. Personnellement… j’ai bien aimé!

Phenixgoglu
Novembre 2012

(En complément…)