*-Bimperl, ne touche pas à cette trompette.
Ce n’est pas parce qu’elle fait un bruit de pet
que tu as le droit de renifler ses fesses.*
(Extrait : LE PETIT MOZART, William Augel,
La Boîte à bulles éditeur, 2019, BD en format
numérique, 50 pages)
Pour l’instant connu sous le sobriquet de Wolferl, le petit Wolgang Amadeus Mozart ne vit que pour la musique. Et il sait déjà l’apprécier sous toutes ses formes, même les plus inattendues ! Le jeune virtuose cherche — et trouve ! — l’inspiration partout où elle se cache, jusque dans les cris de Nannerl, sa soeur… Qu’elles proviennent des oiseaux ou des grillons, toute note est bonne à prendre, car pour ce génie en herbe, tout n’est que musique ! De l’Autriche à l’Angleterre, en passant par la France, notre petit Wolgang, bien que promis à la postérité, n’est pas encore mûr pour garder ses réflexions pour lui et ce, pour notre plus grand plaisir !
Génie en devenir
*…-‘LE BAVON DE LA QUEUE DE COCHON’ ? –C’est
quoi cette nouvelle signature sur ta partition? –
C’est mon nouveau pseudonyme. Génial hein?
Amadeus, c’est un peu prétentieux.* (Extrait)
LE PETIT MOZART est un adorable petit livre proposant un récit humoristique sur l’enfance du célèbre compositeur Wolfgang Amadeus Mozart. Dans le récit, on l’appelle Wolferl. C’est un enfant. Ce n’est pas encore un génie mais on sent que la graine va germer et produire un des fruits les plus appréciés du monde.
Entre temps, le petit Wolferl développe une passion pour la musique qu’il sait déjà écrire. Il joue du clavecin. Il a même terminé son premier menuet. Il est très intelligent, a une répartie spontanée. Et surtout, il est drôle. Dans cette trop courte mais savoureuse BD, William augel, auteur-concepteur-dessinateur, nous raconte ce qu’il imagine comme le quotidien du petit Mozart : sa famille, son clavecin et son violon.
Il ne faut pas oublier non plus ses petits concerts et une incroyable quantité de situations drôles, rigolotes qui s’enchaînent à la queue leu leu comme sur une feuille de musique. Wolferl n’a pas vraiment de vie sociale dans le sens qu’on lui donne aujourd’hui. Sa société, c’est la musique dont l’enrichissement à l’échelle universelle n’est plus qu’une question de temps.
En lisant cette petite bande dessinée, j’ai beaucoup ri et je me suis senti aussi attendri à cause de l’amour qui se dégage du récit et de la pétillante personnalité de Wolferl. Ma lecture ma aussi rappelé des souvenirs de mon enfance car la bande dessinée est présentée un peu comme ce que j’appelais les *Comics* qui étaient publiés en planches simples dans les quotidiens de l’époque.
Tous les jours, j’allais dans les dernières pages du Nouvelliste pour voir Henri, Philomène, Mandrake, etc évoluer quotidiennement dans un bref strips. On appelle une série de quatre ou cinq cases dessinées et disposées horizontalement un strip. Certains de ces strips racontent une histoire à suivre, mais plusieurs, comme dans le petit Mozart, se concluent dans une seule et même série.
C’est ce que la presse bédéiste appelle un *gag indépendant*. C’est sûrement la forme la plus exigeante pour un auteur-dessinateur car sa petite série de cases doit être conclue intelligemment et avec humour à la quatrième ou cinquième case. À ce titre, je considère William Augel comme un virtuose.

Ce petit opus est plein de bonne idées, des situations très cocasses, inattendues et surprenantes. Au-delà du génie, de l’intelligence supérieure et de la virtuosité, le petit garçon est attachant et fort sympathique. Ce livret est une magnifique façon non seulement d’introduire les enfants à la lecture mais aussi les introduire au panthéon des personnages célèbres.
Toutefois, si vous proposez cette BD à un enfant, je vous suggère de faire une petite recherche afin d’expliquer à l’enfant qui était Mozart et comme il serait intéressant de voir de quoi il avait l’air quand il était enfant.
Ça aurait été une bonne idée d’inclure en introduction un petit texte en ce sens, destinés aux parents parce que beaucoup d’entre eux aime raconter des histoires. Mais je ne considère pas cette absence comme une faiblesse. Le petit Mozart m’a diverti au-delà de toute attente.
Donc offrir LE PETIT MOZART à un enfant est une bonne idée. Pour l’adulte que je suis, c’est définitivement trop court. Mais pour les jeunes lecteurs, 48 pages, c’est juste parfait, insuffisant pour se décourager et le thème développé plait généralement aux enfants, C’est comme une introduction toute en douceur et en humour dans le monde de la musique. J’ai trouvé ça génial.
Suggestion de lecture : LE VILLAGE, de Karl Olsberg
William Augel est né au Mans, en 1973. Dessinateur et illustrateur indépendant, il signe plusieurs ouvrages à destination de la jeunesse et travaille régulièrement pour des magazines tels que, par exemple, « La Salamandre ». Il publie en 2011 Atomes Crochus puis, en 2012, Monstrueuse Cathy dans la collection BN des éditions Jarjille, qui sera suivi d’un second album, en grand format cette fois, mettant en scène le même personnage. En 2016, paraissent Zoostrip et Pinard mon nectar puis, l’année suivante, Le Petit Mozart.
Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 2 octobre 2022

Eh oui ! C’est, pour moi, une nouvelle incursion dans l’univers de la bande dessinée et ma foi, j’ai l’impression d’y prendre goût. J’ai observé quand même attentivement son évolution depuis mon enfance. L’enrichissement de ce genre littéraire s’est fait plus rapidement que pour les autres. Explosion de talents, autant que de couleurs. Cette fois, je me suis intéressé à une œuvre de Denis-Pierre Filippi et Sylvio Camboni, les créateurs de Gargouilles. Il s’agit de LES MONDES CACHÉS qui raconte l’histoire d’un jeune mage : Grégoire. Ceux qui ont suivi Gargouilles connaissent bien Grégoire.

De nos jours, pas évident de lire Le Cid, de Corneille, quand on a treize ans ! Et pourtant, malgré les 382 ans qui les séparent, Chimène, Rodrigue et Don Diègue ne sont pas si éloignés de Naomy, Sarah-Lou, Brandon, Amine et de leurs acolytes ! Bienvenue dans le huis clos de la salle de classe de 4 e B. Entre frictions, moments de grâce, inepties et traits d’esprit, les élèves vont peu à peu apprivoiser la pièce et son langage suranné, à l’image de Lou qui s’exclame désormais « M’dame, quel outrage infâme, on m’a pris mon quatre couleurs ! »
Don Diègue et le comte de Gomès ont décidé d’unir leurs enfants Rodrigue et Chimène qui s’aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant un soufflet. Don Diègue, affaibli par l’âge et trop vieux pour se venger par lui-même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. 



Dans cette première partie d’un dossier consacré à HERGÉ, FILS DE TINTIN, je me limiterai à vous communiquer mon commentaire et mes sentiments sur ce livre fascinant…personnellement, je le considère fascinant d’une part parce qu’il y est question de deux de mes meilleurs amis d’enfance : Tintin et Milou et d’autre part parce qu’il s’agit d’une des meilleures biographies d’un personnage adulé par ses pairs et par des millions de jeunes lecteurs et lectrices qui connaissent Georges Rémi sous le nom de HERGÉ.
Du livre HERGÉ, FILS DE TINTIN en général, j’ai apprécié le caractère exhaustif. J’ai tout appris : chaque album a son histoire et fait un pas de plus dans l’évolution de son auteur, on apprend aussi que la plupart des personnages ne sont pas là par hasard. Ils ont été inspirés par la réalité, même les Dupond-Dupont. Par exemple, une des premières amies de Hergé s’appelait Marie-Louise Van Cutsem. Son surnom était …Milou! Vous devinez la suite. J’ai aussi appris que, malgré tout le respect qu’on lui vouait, Hergé était souvent critiqué.
Je suis devenu *tintinophile* dès le premier album. Je ne me souciais sûrement pas des côtés sombres de son auteur et de ses États d’âme. Quand j’ai terminé ce livre remarquable de Peeters, je me sentais un peu bizarre. J’ai vite compris pourquoi. Lire ce livre comporte un danger, celui de briser la magie. J’ai connu le monde magnifique de Tintin et de ses amis, maintenant je connais l’essence floue et compliquée de son auteur. On finit par passer par-dessus cette faiblesse. Je vous recommande ce livre sans hésiter.
Dans un 
Voici l’histoire d’Astérix racontée par son co-créateur, René Goscinny disparu prématurément en 1977. Rassemblées sous forme d’abécédaire, des centaines de citations composent ce «récit» inédit émanant directement de celui qui, un jour, écrivit pour la première fois sur une feuille de papier le nom «ASTÉRIX». 
Né le 14 août 1926 à Paris, René Goscinny passe son enfance en Argentine, entre Buenos Aires et la pampa. Après des débuts prometteurs de sous-aide-comptable d’un aide-comptable dans une usine de récupération de vieux pneus, il entre comme apprenti dessinateur dans une agence de publicité. 



