FASCINATION, le livre de STEPHENIE MEYER

*Ce fut avec un sourire aimable et tranquille que le chasseur s’approcha pour me tuer*
(Extrait: FASCINATION, Stephenie Meyer, Hachette livre 2005, Hachette jeunesse, édition de papier, 530 pages)

Bella, dix-sept ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé où elle vivait avec sa mère pour s’installer chez son père à Forks, une petite ville pluvieuse située dans l’état de Washington. Bella croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera ni à la pluie ni à Forks où l’anonymat n’existe pratiquement pas. Mais, elle rencontre Edward, jeune lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cachent cet être insaisissable? attirant et hors d’atteinte, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça et Bella décide de découvrir la vérité à tout prix… une quête dangereuse…

Les protagonistes de la pomme
*Dans le monde vaste et ténébreux des fantômes et démons,
aucune créature n’est plus abominable, plus redoutée, plus
détestée- avec une fascination mêlée de crainte pourtant-
que celle du vampire, qui n’est ni fantôme ni démon mais
relève des forces sombres de la nature et possède les qualités
mystérieuses et terribles des deux. (Révérend Montague
Summers)
(Extrait : FASCINATION)

Ce livre est le premier tome d’une série mieux connue sous son titre anglais : TWILIGHT. Ce premier tome se divise selon moi en deux parties : une longue et une petite. Dans les trois premiers quarts du récit, une ado de 17 ans, Bella et un adonis du même âge, Edward se découvrent…description longue et sinueuse d’un amour naissant qui devient florissant, puis finalement dangereux car Bella apprend au fil du récit que le bellâtre Edward est un vampire dont l’âge est au-delà d’une centaine d’années.

Voilà pour la première partie qui a été pour moi interminable et ennuyeuse. Ce que je sais de Bella, c’est qu’elle est follement amoureuse d’Edward qu’il soit vampire ou non malgré tous les dangers que ça comporte (imaginez seulement les échanges entre belles-mères) et ce que je sais d’Edward c’est qu’il est d’une beauté à couper le souffle.

Cet attribut doit être mentionné une centaine de fois dans le récit, ainsi que plusieurs allusions à son teint de drap blanc, ses yeux de glaciers, son corps musclé et parfait, son haleine toujours fraîche et ses lèvres glacées…la perfection faite vampire…évidemment trop beau pour être vrai. 

La deuxième partie, qui fait à peu près le quart du livre est un peu plus intéressante car elle met en place tous les principaux éléments de la série : Il se trouve qu’un autre clan de vampires découvre que le clan Cullen dont fait partie Edward, comprend une humaine.

Un traqueur nommé Laurent qui a perçu l’odeur exceptionnelle et unique de Bella, la veut à tout prix…et voilà…c’est la guerre et ça laisse deviner la suite qui n’ira pas en se simplifiant car la belle Bella, qui a le don de me taper sur les nerfs de par son insignifiance demeure résolument amoureuse au risque de subir elle-même la transformation :*J’étais à peu près certaine de trois choses. Un, Edward était un vampire; deux, une part de lui-dont j’ignorais la puissance-désirait s’abreuver de mon sang; et trois, j’étais follement et irrévocablement amoureuse de lui.* (Extrait) 

Moyennement intéressant

Au départ, ce livre ne m’attirait pas du tout. Je m’y suis intéressé pour deux raisons : comprendre qu’est-ce qui pouvait attirer le jeune lectorat et de pouvoir juger de l’adaptation à la télé. Disons que ce n’est pas un livre qui va bousculer et transformer la littérature. Vous pouvez regarder sans problème la série télé avant d’entreprendre la lecture de la série de livres. Vous avez au moins l’avantage d’apprécier la qualité des effets spéciaux.

Cet ouvrage représente pour moi un livre de salle d’attente, un roman de plage. La romance entre Bella et Edward confine à la platitude. Oui, il y a quelques rebondissements, un peu de suspense mais on dirait que c’est pour la forme. Tout tourne à la romance avec Bella, la petite fleur innocente et le puissant vampire charmant qui sait tout et qui a tout vu. 

Eu égard aux chiffres de vente de la série TWILIGHT (plus de 35 millions d’exemplaire dans le monde) je ne suis pas sûr d’avoir compris l’intérêt des lecteurs et lectrices, les jeunes en particulier, pour cette saga.

Peut-être à cause du caractère fantastique ou surnaturel que l’auteur laisse planer tout au long du récit, peut-être à cause de l’amour impossible, ou du thème du vampire servi à la moderne…le vampire qui ne brûle pas au soleil, qui ne se transforme pas en chauve-souris et qui peut se contenter de sang animal, ce qui est quand-même très difficile. C’est tout l’univers de Bram Stoker qui est repensé. Il y a peut-être d’autres facteurs comme la violence retenue, un style parfois théâtral. Il y a, c’est sûr, quelque chose d’accrochant. 

Pour ma part, et c’est très personnel, j’ai trouvé le tout plutôt abrutissant. Il me semble que, même quand j’étais ado, je n’aurais pas avalé une telle couleuvre. Reste l’adaptation à la télé qui a quelques mérites. À vous de voir.

Stephenie Meyer Morgan est une écrivaine américaine née à Hartford dans le Connecticut le 24 décembre 1973. Elle a étudié la littérature à la Brigham Young University. Dans les années 1990, à la suite d’un rêve, elle entreprend l’écriture de ce qui deviendra un best-seller : TWILIGHT qui sera traduit plus tard sous le titre FASCINATION. Constatant l’énorme succès de son roman, elle en entreprend la suite en 2005 jusqu’à Breaking down, le volet de clôture en 2008. Forte de son succès, Stephenie publie par la suite LES ÂMES VAGABONDES. Elle puise son inspiration dans ses lectures favorites parmi lesquelles figure ANNE, LA MAISON AUX PIGNONS VERTS, le célèbre roman de Lucy Maud Montgomery. Shakespeare l’a aussi inspiré.

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Bonne lecture
Claude Lambert
le vendredi 23 juillet 2021

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