LE DERNIER DES MOHICANS, de FENIMORE COOPER

En fait, il ne nous a jamais vraiment quitté, le grand JAMES FENIMORE COOPER qui vécut de 1789 à 1851 et qui nous a laissé entres autres un des plus beaux fleurons de la littérature américaine et dont je veux vous parler aujourd’hui :

L E   D E R N I E R   D E S   M O H I C A N S

« Ce que c’est, ce que ce n’est pas, nul ici ne saurait le dire. Pourtant, Chingachgook et moi, depuis trente ans que nous parcourons la forêt, avons entendu toutes les sortes de cris de bêtes sauvages ou d’indiens. Mais là, je suis pris de court… » 

Œil de Faucon Longue Carabine

Extrait de *LE DERNIER DES MOHICANS

Par Fenimore Cooper (1826)
(Gallimard)

 

LE DERNIER DES MOHICANS est le tome 2 du cycle des histoires de BAS-DE-CUIR de Fenimore Cooper. Le cycle comprend 5 romans historiques parus entre 1823 et 1840 : Le tueur de daim, Le dernier des Mohicans, Le lac Ontario, Les Pionniers et La Prairie

L’œuvre raconte l’histoire du chasseur blanc Natthaniel Bumppo, surnommé Natty, dit Bas-de-cuir, dit Longue Carabine dit Œil-de-Faucon.

LE DERNIER DES MOHICANS met en scène, outre Œil-de-Faucon, deux personnages forts attachants : Uncas, fils de Chingachgook, le chef Sagamore, dernier des Mohicans.

Timbres évoquant les 5 romans de la pentalogie BAS DE CUIR : Le tueur de daim, Le Dernier des Mohicans, Le Lac Ontario, Les Pionniers et La Prairie. (Wikipédia.org)

Au XVIIIème siècle, la guerre fait rage pour la conquête du Nouveau Monde entre les anglais commandés par le Général Monro et les Français commandés par le Marquis de Montcalm. Dans cette guerre sans merci, les Français ont conclu une alliance avec les Hurons, des guerriers féroces inspirés par un chef cruel et cupide.

Cette alliance donne un avantage indéniable aux Français. C’est dans ce contexte qu’un jeune officier anglais, Duncan Heyward est chargé de conduire deux jeunes filles : Alice et Cora, chez leur père, le général Monro dans son fort assiégé.

Trahi par leur guide, un indien Huron nommé Magua, dit Renard Subtil, laissés à eux-mêmes en pleine forêt, ils ne doivent leur vie qu’à un chasseur nommé Longue-Carabine par ses ennemis et Œil-De-Faucon par ses alliés, un vieux chef indien Sagamore, Chigachgook, et son fils, Uncas, le dernier des Mohicans.

Comment peuvent-ils échapper à la lutte sans merci que se livrent les Européens dans la conquête de la jeune Amérique ainsi qu’au rôle cruel que jouent les Hurons dans ce drame.

La prise de Québec, huile sur toile par Hervey Smyth, 1797

Dans LE DERNIER DES MOHICANS, Fenimore Cooper a placé ses héros dans un contexte de vécu. En effet la prise de Fort William-Henry (bastion britannique dirigé par le général Munro) en 1757 par les Français du Marquis de Montcalm est une réalité historique.

Le fait qu’un grand nombre d’anglais furent massacrés après leur  capitulation par des indiens alliés des français (Montcalm aurait fermé les yeux là-dessus ce qui a gâché un peu sa victoire et entaché son honneur de soldat) est aussi une réalité historique. Et, faut-il le rappeler, deux ans après ces évènements dramatiques, Louis de Saint-Véran, dit Marquis de Montcalm trouvera une mort héroïque lors de la bataille des Plaines d’Abraham qui marquera le début de la conquête britannique et la fin du régime Français en Nouvelle France.

J’ai lu l’ensemble de la quintalogie BAS-DE-CUIR mais j’ai été subjugué par le tome 2 : LE DERNIER DES MOHICANS. C’est la troisième fois que je lis ce roman, et il faut que je partage avec vous mon enthousiasme pour ce chef d’œuvre de Fenimore Cooper. Aussi, j’espère que vous pardonnerez la longueur un peu exceptionnelle de mon article aujourd’hui.

Plusieurs éléments m’ont fasciné dans ce roman. Outre le fait que Cooper décrit un évènement qui participe activement au tissage d’une toile qui deviendra énorme (la naissance des États-Unis d’Amérique en 1783), l’écrivain donne à ses personnages une force de caractère remarquable.

Bien sûr, je ne peux pas vous le cacher, Œil-De-Faucon est énervant par moment. Il est vantard, il est bavard mais il est d’une loyauté indéfectible, doté d’un sens de l’amitié poussé, voire altruiste. Il peut être mufle, mais il est d’une bravoure sans faille. Il sait même se montré sensible. La façon dont il décrit son pays de lacs, de rivières de forêts riches en gibiers et en essences pousse parfois à la poésie.

Chingachgook, le grand Sagamore et son fils Uncas, le personnage le plus attachant du roman de Cooper sont les derniers Mohicans, amis d’œil de Faucon, vénérant tous les fruits du créateur sauf les Hurons et les Français. Ce sont des êtres intérieurs d’une très grande sagesse, forts, habiles et extrêmement fidèles en amitié. Ils parlent peu mais leurs actes témoignent de l’amour de leur terre et de leur peuple et d’un sens développé de la justice et de la loyauté.

Comment ne pas être subjugué par la qualité de ces personnages. Bien qu’elle frôle parfois l’invraisemblance et la naïveté, l’écriture est simple mais détaillée et elle a surtout le don extraordinaire de plonger le lecteur au cœur du décor, de lui faire humer les odeurs de la forêt et de lui faire adopter une contrée merveilleuse que les belligérants anglais et français s’arrachent avec peine et qui est appelé à devenir le pays le plus puissant du monde. L’auteur nous amène aussi à mieux saisir la mentalité et l’état d’Esprit des grands perdants de cette histoire : les Amérindiens.

Je vous recommande avec chaleur la lecture de LE DERNIER DES MOHICANS, une histoire aux nombreux rebondissements mais gardant fidèlement du début à la fin un caractère romanesque.

Dépaysement garanti.

JAILU
Janvier 2013
(En Complément…)

LE RETOUR DE FENIMORE

Bonjour à tous et à toutes,

Aujourd’hui, j’aimerais partager avec vous, mon engouement pour un des
écrivains les plus cotés du XIXe siècle : Fenimore Cooper.

Admiré de ses pairs dont Balzac et Victor Hugo, Cooper a créé un des
personnages les plus populaires de la littérature américaine : Bas-de-cuir.

Je vous invite à lire mon article et plonger avec moi dans un cadre aussi dur
qu’enchanteur : le monde d’œil-de-Faucon et du Dernier des Mohicans…

Aller lire LE RETOUR DE FENIMORE

JAILU
JANVIER 2013

 

GENESIS, livre de JOHN CASE

Je viens de terminer GENESIS, le premier roman de John Case (Il s’agit d’un pseudonyme collaboratif, voir le complément). Le quatrième de couverture en parle comme d’un thriller scientifique, ce qui est ridicule. À mon avis le suspense n’y est pas suffisamment intense pour le qualifier de thriller, et la science n’y prend vraiment pas assez de place pour le qualifier de scientifique. Par contre il n’est pas mauvais! Mais  selon moi il s’agit plutôt d’un roman policier. Seul le dénouement nous immerge vraiment dans la science complexe de la génétique et c’est peut-être là où la classification est détournée.

Dans un petit village d’italie, un vieux docteur fera une confession des plus troublantes au curé de la paroisse. Le sujet de cette confession restera inconnu du lecteur jusqu’à la fin. Une chose est sûr, il s’agit d’une révélation qui bouleversera la face du monde, et la face de la chrétienté. Plus tard à des kilomètres de là, la soeur et le neveu de Joe Lassiter périssent dans un terrible incendie criminel. Lassiter, à la tête d’une agence de détective prospère, fera enquête.

J’ai beaucoup aimé la plume de John Case dans ce livre. Il décrit bien les décors mais juste ce qu’il faut, il étale bien le style de ses personnages mais juste ce qu’il faut, il ajoute de la chair à son récit mais juste ce qu’il faut. Il a cette tendance à « décrire ce qui doit arriver avant que ça arrive ». Par exemple il décrit comment le curé devra obtenir un entretien avec les haut placés du Vatican, ou comment un grand brûlé sera traité à son arrivée à l’hôpital. Ces détails font de GENESIS un roman agréable et léger.

L’histoire est plutôt linéaire, une première intrigue est posée au début (la confession), puis mise en suspens pour laisser place à une autre (l’incendie criminel) qui évoluera très progressivement jusqu’à la fin du roman où, on s’en doute, elle rejoint la première.

Cette double intrigue compense pour le rythme un peu lent et le manque d’action dans la majeur partie du livre. Joe Lassiter, l’unique héro du roman, est un personnage qui gagne à être connu et pour lequel on éprouve de l’empathie, quoique son côté cossu de riche héritier prospère à parfois tendance à briser la magie.

J’ai bien aimé ce livre et je relierai assurément un autre livre de John Case un jour. J’ai lu des extraits assez convaincants de SYNDROME, je crois bien que ce sera le suivant!

Phenixgoglu
Janvier 2013

(En complément…)

Envers et contre moi

J’avais déjà imaginé un univers nouveau, grandiose et sans douleur. Comme dans
mon passé, la douleur a toujours été autour de moi, à m’empoisonner, à m’étouffer.
Ma douleur est telle qu’elle envahit désespérément mon environnement de multiples
maladies souvent graves et intraitables, de guerres interminables et par corollaire de
vengeances naturelles catastrophiques.

En mon vaste univers j’ai grandi, catapulté par des forces inconnues. Je rêvais d’un
monde de paix et d’harmonie. Je rêvais en silence, me laissant bercer par ces milliards
d’étoiles rayonnantes. En mon cocon, j’aurais voulu mieux respirer, mais personne
ne voulait entendre ma souffrance. Toute seule au milieu du vide, je me meurs, dans
les sècheresses comme dans les inondations, dans les froids extrêmes comme dans les canicules.

Là où j’ai grandi, mes ancêtres ont grandi. Ils ont découvert et appris. Ils ont guerroyé
aussi, chassant de gigantesques créatures; sillonnant de nouvelles terres pleines de
richesses verdoyantes et denses.

J’ai fait d’eux des êtres libres, évoluant au gré de leurs périples souvent pénibles voire
mortels. Les explorateurs qu’ils étaient sont devenus des conquérants, rongés par le
pouvoir…ce fameux Pouvoir qui a fait d’eux des inconscients, des fous… et bientôt
des corrompus, manipulant d’autres pauvres êtres à leur tour, les méprisant pour leur
innocence.

Maintenant, les Hommes exploitent mes richesses, rongent à blanc mes forêts, mettent
en danger la vie de plusieurs espèces. Je me fonds sous ces gaz irrespirables, sous ces nappes de smog suffocantes. Le déséquilibre social flagelle mon corps.

L’homme, je l’ai abrité, il a suivi son destin, jusqu’à en devenir dépourvu de sensibilité
et d’esprit.

Un jour, dans mon agonie, je mourrai avec les hommes. Je mettrai fin à cette histoire que j’ai commencée… moi… la pauvre planète terre.

ShyningStar
Janvier 2013 

CONTRE DIEU, le livre de PATRICK SÉNÉCAL

COMMENTAIRE SUR LE LIVRE

DE PATRICK SÉNÉCAL

Éditions COUP DE TÊTE, 2010

Un homme perd sa femme et ses deux enfants dans un accident de la route. Dès lors, son esprit basculera complètement, ne cédant la place qu’au chaos et à une vertigineuse descente aux enfers. Au cours de cette errance infernale, l’homme se liera d’une amitié étrange et froide avec une jeune femme qui souffre elle aussi. Violence et noirceur pourraient atteindre leur paroxysme si l’homme apprend la véritable identité de la femme.  

C’est le livre le plus étrange qu’il m’a été donné de lire. Ce livre est une longue phrase d’une centaine de pages (pas de points, pas de majuscules mais une tonne de virgules) et essentiellement livrée à la deuxième personne du singulier de l’indicatif présent dans un texte peu ventilé…une conscience qui narre à son propriétaire ses actes insensés, ses pensées détraquées.

Je me suis senti comme le lecteur transformé en une minuscule molécule injectée dans un cerveau malade et à qui on demande de trouver le fameux grain de sable qui rend patraques tous les rouages de l’esprit.. un voyage fantastique mais d’une noirceur à donner des cauchemars dans un esprit troublé.

Ce n’est pas le meilleur de Patrick Sénécal, mais ça reste du Patrick Sénécal : un récit sombre au possible, peu de répit pour le lecteur, une écriture parfois complexe qui a ce don inné chez Sénécal de créer et d’entretenir la peur et l’horreur et qui pousse inévitablement le lecteur à se demander comment un être humain peut descendre aussi bas.

C’est un récit fascinant qui risque de terroriser les cœurs sensibles. Le point culminant du livre est totalement imprévisible et relève du coup de maître.

Je recommande ce livre à ceux et celles qui, comme moi, ne dédaignent pas à l’occasion, un petit exercice de torsion intellectuelle. Traduction : c’est tordu, mais c’est génial.

Bonne Lecture

JAILU
Janvier 2013

(En Complément…)

Newsletter SANTÉ NATURE INNOVATION

Je suis abonné depuis quelques mois à la newsletter du site SANTÉ NATURE INNOVATION signée Jean-Marc Dupuis, et comme ça constitue une de mes petites lectures quotidiennes, je vous en glisse un mot aujourd’hui. J’ai découvert cette newsletter sur un site de référence que je consulte régulièrement: passeport santé.

Les lettres parlent de sujets variés tournant autour de la santé au naturel. Ce qui me plaît de ses articles et ce qui frappe le plus, c’est que la présentation est très épurée, je veux dire qu’il n’y a que du texte et quelques liens. Si ça peut donner une impression de broche-à-foin pour certains, moi ça me plaît car l’auteur des courriels me donne l’impression de s’adresser directement à moi, et qu’il mise plus sur le contenu que sur la présentation. Aussi, les sujets sont riches et diversifiés, ça va du dossier sur la cire d’oreille aux effets bénéfiques de la gaspacho (recette en prime!). Et surtout, le plus important, l’auteur donne ses sources.

Évidement, quand on parle de santé, presque tout est sujet à controverse, et quand on parle de santé au naturel c’est encore pire. Ça en est déconcertant et même frustrant, d’autant plus que les imbéciles extrémistes dans ce domaine sont nombreux. C’est donc avec l’esprit ouvert qu’il faut lire les informations que contiennent les lettres. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que M. Dupuis écrit (son aversion pour les produits laitiers entre autre), mais le contenu et sa façon de rédiger ses textes font en sorte que d’accord ou pas, pour peu que la santé au naturel nous intéresse (ce qui inclut bien sûr le vaste domaine de la nutrition), on y trouve son compte.

Une dernière chose, « Santé au naturel » peut être péjoratif, mais je vous assure que les lettres que je reçois ne sont pas grano-freaks, c’est-à-dire portées exagérément et inconditionnellement sur les trucs naturels, bio, végé. Le rédacteur ne cherche pas du tout à convertir qui que ce soit, ni vendre quoique ce soit. Il est clairement un adepte des médecines alternatives mais ne s’affiche pas ouvertement comme un détracteur de la médecine conventionnel (si ça doit arriver un jour, je me désabonne presto).

Voilà alors si ça vous intéresse c’est totalement gratuit et vous pouvez en faire l’essai en vous inscrivant ici et vous désabonner aisément si ça ne vous plaît pas.

Comme il dit
A votre santé!

PHENIXGOGLU
JANVIER 2013