LES COLLECTIONS DU CITOYENS

La guerre de 14-18/la déportation

Commentaire sur

LES COLLECTIONS DU CITOYEN

De NANE ÉDITION

Et deux de ses titres…

*LES COLLECTIONS DU CITOYENS* est une initiative de la maison d’Édition Nane fondée en 1996 dans le but de fournir aux jeunes lecteurs et jeunes lectrices des livres conçus pour eux mais aussi destinés à leurs parents et à leurs éducateurs afin d’élargir leur culture générale. Soucieuse de comprendre dans quel monde vit la jeunesse d’aujourd’hui, Nane s’est fixé comme objectif d’éveiller la curiosité des jeunes, leur permettre d’approfondir ce qu’ils souhaitent le mieux connaître et répondre à leurs questions. Le civisme étant au goût du jour, LES COLLECTIONS sont une clé pour mieux comprendre un monde en perpétuel mouvement et des institutions dont les missions demeurent méconnues ou incomprises.

La collection compte actuellement plus d’une centaine de titres. Plusieurs de ces titres concernent l’Europe en général et la France en particulier. Il y a aussi une grande quantité de titres qui développent des sujets plus universels comme les dangers de la drogue par exemple, l’eau, les Nations-Unies, les OGM, l’Islam, etc. Quoiqu’il en soit, tous ces titres ont un point en commun : l’enrichissement du savoir collectif. Chaque présentation est simple, tout comme les réponses apportées aux questions que se pose le jeune lectorat. Chaque titre a une centaine de pages plus ou moins. Pour avoir la liste complète, cliquez ici.

*Un évènement met le feu aux poudres : le 28 juin 1914,
l’Archiduc François-Ferdinand, neveu de l’empereur
d’Autriche-Hongrie et héritier du trône est assassiné à
Sarajevo. L’Allemagne est pointée du doigt. Le jeu des
alliances fait le reste. En quelques jours, la plus grande
partie de l’Europe est en guerre…La première Guerre
mondiale a commencé.*
(Extrait : LA GUERRE DE 14-18, Frédérique Neau-Dufour
et collectif, Coll. : LES COLLECTIONS DU CITOYEN, 2014,
Nane Éditions, 2014, numérique)

    

LA DÉPORTATION DES CAMPS NAZIS :
L’ouvrage explique les raisons de la montée du nazisme en Allemagne et de son expansion dans toute l’Europe. Il décrit ce que furent les camps de concentration et d’extermination : le voyage, la vie dans les camps, les maladies, les violences mais aussi la Résistance et la solidarité. Cette édition insiste sur la déportation en France et explique les particularités des principaux camps en Europe. Enfin, le livre relate la fin des camps : La libération, le procès de Nuremberg et aborde également le devoir de mémoire face à cette atrocité que fut la déportation.

LA GUERRE DE 14-18 :
La Première Guerre mondiale marque l’entrée de l’Europe dans le XXe siècle. Prévue pour être courte, elle dure plus de quatre ans. Impliquant environ 70 millions de combattants, elle inaugure l’avènement de la violence de masse. Guerre totale, elle mobilise les États et les sociétés et fait plonger l’humanité dans une modernité destructrice. Cet ouvrage destiné aux jeunes et moins jeunes, permet de se replonger dans les épisodes clés du conflit, mais aussi d’en découvrir des aspects moins connus : l’impact de la guerre sur les mouvements sociaux, le rôle des australiens, des chinois, le front d’Orient et la place des animaux dans la guerre, entre autres.

Les Collections du citoyen sont formées de séries de petits volumes, chaque série ayant un titre très révélateur comme RACONTE-MOI, EXPLIQUE-MOI. Elles me rappellent un peu l’ancienne collection QUE SAIS-JE mais moins technique et moins développée en général. Ce sont de petits ouvrages de plus ou moins une centaine de pages et qui ont sacrifié la rigueur au profit de la synthèse.  La guerre de 14-18 par exemple a fait l’objet d’encyclopédies complètes. Entre autres, celle publiée chez Bayard en 2013 qui est excellente fait près de 1 300 pages. Alors comment résumer un conflit mondial aussi long et complexe, ayant fait des milliers de morts et changé la face du monde, pendant que le nazisme couvait déjà. L’éditeur Nane a développé une série de critères précis pour faire de ses livres des ouvrages de survol, des résumés de terrain, des synopsis brefs mais précis. Ces livres n’entrent pas dans les détails mais peuvent être la source ou le départ d’intéressantes recherches pour les lecteurs et lectrices, les ados et les jeunes adultes en particulier.

Donc, ces petits livres survolent, résument, synthétisent, en restent à l’essentiel. Plusieurs thématiques sont développées dans les collections : historiques, civiques, sociales, politiques, religieuses, environnementales, santé et j’en passe. En général, ces petits volumes développent leur sujet par le biais de brèves définitions, de chronologies, d’explications synthétisées sur les chaînes d’évènements et de fonctionnement et d’indications biographiques et d’extraits d’archives. On y trouve aussi, des photos, dessins et illustrations. À ce niveau, certains volumes sont très généreux comme celui sur la déportation par exemple. D’autres volumes sont plus lourds en texte. Les critères semblent moins précis pour les illustrations et les encadrés. On trouve aussi, dans la plupart des livres de ces collections, des statistiques qui viennent crédibiliser le sujet.

Ces livres sont, en général, agréables à lire. Ils sont aussi généralement bien aérés. Ils se lisent vite. Les efforts de synthèse sont louables, l’idée étant de ne pas permettre au lecteur de passer à côté d’éléments importants. C’est un défi un peu lourd.

Il faut prendre ces collections pour ce qu’elles sont : des ouvrages de survol, des résumés succincts. Les données bibliographiques suggèrent toutefois au lectorat des idées d’ouvrages plus spécialisés et complets. Je veux préciser aussi que les éditions de papier sont beaucoup plus agréables à lire. Moi j’ai lu des éditions numériques et j’ai eu de la difficulté à lire les encadrés, surtout ceux en couleur. Il est vrai que les encarts anecdotiques rendent la lecture plus ludique à la condition que la présentation soit claire et agréable. J’ai trouvé cet aspect plutôt assommant dans les éditions numériques. Ces collections engagent les jeunes et les moins jeunes sur la voie de la connaissance. Ce sont des points de départ intéressants. Elles introduisent les lecteurs et lectrices dans l’histoire, le fonctionnement de la société et de ses institutions. Une intéressante méthode d’acquisition de connaissances…

D’AUTRES TITRES DE LA SÉRIE

         

    

         

BONNE LECTURE
Claude Lambert
le dimanche 26 juillet 2020

LES JOURNALISTES SONT NULS

Ça prend un journaliste pour se payer la tête des journalistes

LES JOURNALISTES SONT NULS

Commentaire sur le livre de
BENOÎT DESCHODT

<Le commentateur sportif est à l’hystérie
ce que Francfort est à la saucisse : une
évidence consubstantielle.>

(Extrait : LES JOURNALISTES SONT NULS,
Benoît Deschodt, Walrus 2012, édition num.
80 pages numériques)

Benoit Deschodt est journaliste : il le confesse volontiers. Mais ce n’est pas parce qu’on fait partie d’une famille respectable qu’on n’a pas le droit d’en dire du mal ! Avec une bienveillance toute relative, une plume habile et une ironie cuisante, l’auteur dresse les portraits des plus beaux spécimens de journalistes que vous pourrez rencontrer si d’aventure, vous vous égarez dans une salle de rédaction. Et personne n’y échappe : de la secrétaire de rédaction au spécialiste des faits divers, du présentateur de journal télévisé au spécialiste du web, chacun en prend pour son grade et pourra se retrouver dans ces tableaux peints au vitriol. À condition d’avoir de l’humour… bien sûr…

ÇA PREND UN JOURNALISTE
POUR SE PAYER LA TÊTE DES JOURNALISTES
*Le journaliste culturel est à l’art ce que la tique
est au vieux chien : un parasite. Mais s’il est
possible au clébard de finir sa vie sans jamais
avoir connu les démangeaisons effroyables de
la tique, il est impossible à l’art de décrépir
tranquillement sans qu’un journaliste culturel
vienne se repaître de ce grand corps mourant.*
(Extrait : LES JOURNALISTES SONT NULS)

 

Même si on assiste à des changements intéressants depuis quelques années dans la présentation des journaux télévisés, en général, les téléspectateurs ont été habitués à voir le présentateur de nouvelles assis à un pupitre, veston, chemise et cravate impeccable avec quelques feuilles à la main et le télex à l’oreille. Maintenant, imaginez un peu ce même présentateur avec ce qu’il a sous le pupitre. Il pourrait très bien être en jeans ou en boxeur si ça se trouve, avec des pantoufles aux pieds. C’est le meilleur rapprochement que je puisse faire avec le livre LES JOURNALISTES SONT NULS. L’auteur Benoit Deschodt, lui-même journaliste *bave* un peu dans la main qui le nourrit en présentant les dessous de différents types de journalistes, développant les petits côtés qui portent à interprétation.

On connait l’archétype du journaliste : calepin et crayon prêts à jaillir, il ne court pas, il se rue, joue de l’épaule, avide de scoops, de sensationnel, pas toujours fidèle à la vérité et portant sur les nerfs. En dehors de cette structure générale, l’auteur y va de ses petits commentaires acidulés sur différents types de journaliste. En fait, tous les genres y passent. En tout, 18 tableaux…18 types de journalistes depuis le correspondant de guerre, jusqu’à la miss météo en passant par le journaliste culturel. Les tableaux sont courts, trois à quatre pages. Ils sont parfois grinçants, mais je n’ai rien senti de foncièrement méchant et c’est tant mieux car j’aurais été gêné pour l’auteur. On sent quand même l’ironie et une petite pincée de malice. L’auteur ne dit-il pas lui-même que ce n’est pas parce qu’on fait partie d’une famille respectable qu’on a pas le droit d’en dire du mal.

Mon tableau préféré est celui concernant l’animateur de talk-show. C’est le journaliste social typique. La façon dont s’exprime l’auteur vous donne une idée assez exacte de l’ensemble de l’ouvrage et j’ai choisi ce tableau parce que le journaliste social est probablement celui qui m’énerve le plus, spécialement celui qui verse dans le potinage : *L’animateur de talk Show est au journalisme ce que Pol Pot était au Cambodge : un fléau* (Extrait) La façon de s’exprimer de Deschodt est très élaborée. Trop même. Je cite en exemple cette façon dont il parle de cette espèce de soupe que l’animateur de talk show sert en général à ses invités : *Un velouté onctueux agrémenté d’une lichette de miel, d’une pincée de soupline et d’un zeste de crème à tartiner. Bref, ça dégouline de partout, c’est dégeu et indigeste, mais le cuistot est fier de sa tambouille .* (Extrait) Langage tantôt argotique, tantôt néologique et qui fait parfois très *sciences sociales*. C’est là où saute aux yeux la principale faiblesse du livre.

Le langage du livre est sûrement très vendéen, je peux le comprendre, mais il est globalement trop *français*. Sans le voir probablement et au nom d’un évident sens de l’humour, Deschodt a utilisé un langage trop haut perché, suffisamment pour embrouiller le lecteur et lui faire perdre de l’intérêt. J’aurais souhaité que l’auteur *universalise* son langage ou tout au moins fasse un effort en ce sens, tout comme l’idée qu’on se fait habituellement du journalisme est universelle. Ainsi le texte aurait été clair autant pour le français que pour l’africain, le québécois ou le belge…

Je veux aussi signaler un irritant : l’auteur s’étend très longtemps sur certains sujets avec des phrases très longues…étalage de savoir avec beaucoup trop de mots descriptifs, argotiques ou régionaux qui obligent le lecteur à relire des paragraphes entiers pour être sûr de comprendre. Ça manque de fluidité. Autrement, le livre se lit très vite, les tableaux sont courts et plusieurs passages et tableaux m’ont arraché des sourires sinon des rires comme s’ils m’avaient imprégné des petits secrets d’une confrérie car j’ai été journaliste moi-même et qu’à certains moments, je me suis reconnu.

C’est un livre à caractère empirique qui n’aura pas un grand impact dans la littérature mais ça se laisse lire et ça fait rire, signe que ça peut au moins avoir un impact personnel. Je serais curieux de savoir ce que ça aurait donné si le livre avait été enrichi de la longue saga du COVID 19.

Après dix ans à parcourir de nombreuses rédactions de France, de la presse quotidienne à la presse magazine en passant même, brièvement, par la télévision, le journaliste indépendant Benoît Deschodt a entrepris de laisser la fiction prendre le pas sur l’information, à moins que ce ne soit l’inverse. Œil gauche du cyclope, il publie une galerie de portraits de journalistes, dans la plus grande objectivité informative.., ou pas… *Benoît Deschodt est un journaliste comme les autres à ceci près qu’il a de l’humour.* (Extrait de la préface). 
N.B. Deschodt se prononce DESKOTT.

BONNE LECTURE
CLAUDE LAMBERT
le dimanche 28 juin 2020

LES FILLES DE CALEB

Entre bonheur et malheur, le défi d'une vie

LES FILLES DE CALEB
tome 1 : Le chant du coq

Commentaire sur le livre d’
ARLETTE COUSTURE

*-Ben, vous savez…son rhume qui traîne depuis
le commencement de l’hiver… Ben… le docteur
a dit que c’est pas un rhume ordinaire…Ça l’air
que… Ben nous autres on pensait que C’était
une pneumonie… Mais le docteur a dit que ça
l’air d’être plus grave…*
(Extrait : LES FILLES DE CALEB, Tome 1 de 3, LE CHANT
DU COQ, Arlette Cousture, Éditions Québec/Amérique,
Édition de papier, 540 pages.)

Ce premier volet de la trilogie Les Filles de Caleb nous fait connaître une héroïne forte et passionnée, Émilie Bordeleau, dont nous suivons le destin de 1892 à 1946. Institutrice dans une humble école de rang de Saint-Tite, Émilie s’éprend d’un de ses élèves, Ovila Pronovost, à qui elle finit par unir sa vie, pour le meilleur et pour le pire. Leur amour, leurs défis, leurs épreuves, voilà ce qui nous est raconté dans ce roman qui n’a cessé d’embraser l’imagination des lecteurs depuis bientôt deux décennies. Cette trilogie est en fait une chronique dans laquelle Arlette Cousture propose aux lecteurs/lectrices de suivre le quotidien de Caleb, sa femme Célina et de ses filles, en particulier d’Émilie dans le décor grandiose de la Mauricie. Une vie avec ses hauts et ses bas mais calquée sur la terre et la vie.

ENTRE BONHEUR ET MALHEUR
LE DÉFI D’UNE VIE
*Il se rendit à peine compte qu’elle
avait enlacé ses épaules de ses
bras tant son âme l’avait
quitté pour rejoindre la voie
lactée*
(Extrait : LES FILLES DE CALEB)

Mon idée au départ était de lire ce classique d’Arlette Cousture pour me faire une idée de la qualité d’adaptation à l’écran. Jamais je n’aurais cru être autant imprégné d’une télé-série. Chaque fois que je lisais une réplique d’ovila, je revoyais Roy Dupuis incarner l’éternel enfant qui affectionnait la liberté et…la bouteille. Chaque fois que je lisais un passage impliquant Caleb, je revoyais Germain Houde jouer le rôle du père à la fois timide et inquisiteur et chaque fois que la parole était à Émilie dans un accès de colère comme dans un accès de gaieté, je revoyais Marina Orsini jouer le rôle d’une jeune fille un peu en avant de son temps avec un caractère bien trempé.

Je ne suis pas un grand adepte du petit écran, mais je me rappelle m’être plongé littéralement dans cette télé-série de 20 épisodes au début des années 90. Aujourd’hui, je me rends compte que la télé a occulté sans peine le livre. En effet, cette télé-série a été une des plus populaires dans l’histoire de la télévision canadienne. Toutefois, avec le recul du temps, le livre pourrait bien sortir de l’ombre car il commence à être en demande à nouveau. Quoiqu’il en soit, j’ai adoré ma lecture à cause de la spontanéité de ses personnages et parce qu’il dépeint un portrait extrêmement réaliste de l’histoire du Québec, fin des années 1800, début des années 1900.

Et puis je peux bien le dire, j’avais un préjugé favorable au départ car l’histoire se déroule dans ma belle Mauricie, à Saint-Tite, Saint-Stanislas et Shawinigan qui est ma ville natale. Arlette Cousture dépeint avec émotion la difficile survie des familles québécoises spécialement dans les campagnes, un taux de mortalité élevé, une économie en dents de scie. L’auteure développe aussi l’autre côté de la médaille : le caractère précieux de la famille, l’entraide, sans compter une magnifique description de la nature et des superbes paysages de la Mauricie. Autre aspect intéressant, Émilie Pronovost était une pionnière étant une des premières femmes laïques à devenir enseignante devant affronter ainsi continuellement le caractère misogyne de son époque, reflet de l’histoire du Québec et je dirais de l’histoire tout court.

Si je me réfère à la trilogie, je crois qu’Arlette Cousture brille par son caractère direct. En effet, l’histoire couvre une longue période, elle comprend trois livres et pourtant, il n’y a pas de longueurs pas de redondances mises à part bien sûr la récurrence inhérente à l’histoire : les nombreuses *brosses* d’Ovila et comme c’était courant à l’époque, un enfant attend pas l’autre.

LES FILLES DE CALEB est essentiellement une histoire d’amour, une histoire triste avec une intensité dramatique addictive qui comprend une bonne dose d’émotion. Le fil conducteur est précis et solide donc le livre se lit très bien et vite. L’écriture est soignée et forte. L’ensemble est bien structuré et se détache par la richesse du langage. Il y a en  effet un bel étalage de jargon québécois mais pas à outrance. Pour moi, ça demeure limpide tout au long du récit. Même si le style va droit au but avec des phrases courtes pour moi, ça ne nuit pas à la compréhension des sentiments qui animent les principaux personnages mais en lisant, j’avais souvent la télé-série en tête ce qui répond peut-être à une de vos interrogations : oui, j’aurais dû lire le livre avant de regarder la télé-série. C’est ce que je fais habituellement. Ici je croyais que tout ce temps écoulé allait me permettre de lire sans influence et en toute indépendance le livre d’Arlette Cousture. Ce ne fût pas le cas.  Mais je crois sans l’ombre d’un doute que LES FILLES DE CALEB est un chef d’œuvre de la littérature québécoise adapté jusqu’en France. À lire ou relire.

À LIRE AUSSI

     

Née à Saint-Lambert en 1948, Arlette Cousture a pratiqué plusieurs métiers avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle a été animatrice pour différents magazines culturels, recherchiste, journaliste et même relationniste. C’est en 1985 qu’est publié le premier tome de la série Les Filles de Caleb – Le chant du coq. Le deuxième, Le cri de l’oie blanche, sort à peine un an plus tard. En 1995, les deux premiers tomes sont réédités aux Éditions Libre Expression. Le dernier volet de la trilogie, L’abandon de la mésange, paraît en 2003. Au Québec, en France et dans les autres pays de la francophonie, les trois tomes des Filles de Caleb ont été publiés à plusieurs millions d’exemplaires. Cette œuvre a été adaptée à la télévision au début des années 1990 et, plus récemment, en comédie musicale. En 2010, pour souligner les vingt-cinq ans de la série, les trois tomes sont réédités aux Éditions Libre Expression.

L’œuvre d’Arlette Cousture a séduit des centaines de milliers de lecteurs de par le monde.

En haut à gauche, Marina Orsini incarne Émilie Bordeleau. En haut à droite, Germain Houde dans le rôle de Caleb Bordeleau. En bas à l’avant-plan, Roy Dupuis incarne Ovila Pronovost, soupirant d’Émilie Bordeleau. Le téléroman est en vingt épisodes réalisés par Jean Beaudin. Il a été diffusé par Radio-Canada d’octobre 1990 à février 1991 et par France 3 de décembre 1992 à avril 1993.

Bonne lecture
JAILU/Claude Lambert
Le samedi 27 juin 2020