Faire des sciences avec Star Wars

La technologie de la Force

FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS

Commentaire sur le livre de
ROLAND LEHOUCQ

*…Aussi nous sommes-nous posé la question
suivante : dans Star Wars, est-il possible de
faire la part de la science et de la fiction,
celle du rêve et de la réalité?*
(Extrait : FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS,
Roland Lehouck, ouvrage publié en 2005, remanié
et complété en 2015, Éditions LE BÉLIAL pour
l’édition numérique.)

Roland Lehoucq, astrophysicien et président des Utopiales, le festival international de science-fiction de Nantes décortique chaque trimestre dans les colonnes du Bifrost les dernières productions d’Hollywood pour démêler le vrai du faux, le crédible de l’incongru, la science de la pseudo-science. Et lorsqu’il a fallu s’attaquer à Star Wars, il y avait de quoi faire un livre entier. Paru pour la première fois aux Éditions Le Pommier en 2005, FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS a été réédité 10 ans après. L’édition a été revue et augmentée et pour la première fois publiée numériquement. On pourra enfin savoir si la Force existe vraiment, comment est fait le sabre laser, peut-on détruire une planète entière en pesant sur des boutons comme ça s’est fait avec l’étoile noire. Beaucoup d’autres questions sont passées en revue…

LA TECHNOLOGIE DE LA FORCE
*Pour le plus grand bien de nos neurones,
nous allons donc nous livrer à une petite
analyse scientifique de Star Wars… «Que
la force soit avec vous!» vous risquez d’en
avoir besoin…*
(Extrait : FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS)

 Comme vous le savez sans doute, la saga Star Wars s’est réactualisée avec de nouveaux opus. Nombreux sont les cinéphiles qui ont envahi les salles *obscures* pour venir chercher du rêve, de l’impossible, du spectaculaire et du grand déploiement dans une galaxie très très lointaine. C’est en tout cas le sentiment que j’ai personnellement quand je vais voir un film de science-fiction ayant le panache de Star Wars. Je viens dire à monsieur Lucas : «Surprenez-moi…montrez-moi de l’énorme…du gigantesque…de l’impossible…»

Impossible ? Vraiment ? Le professeur Roland Lehoucq a profité de cette réactualisation de la saga Star Wars pour publier une édition revampée et enrichie du livre qu’il a publié en 2005 : FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS. Dans ce livre, Lehoucq décortique la science déployée dans les deux trilogies de STAR WARS et la compare avec ce que la science actuelle peut faire. Il sépare le possible de l’impossible, le rêve de la réalité…il sépare la science de la fiction et c’est surprenant ce qu’on peut arriver à faire sous certaines conditions. Toutefois, à ce stade de nos connaissances, le jeu n’en vaut peut-être pas la chandelle.

 Quoiqu’il en soit, l’auteur isole les principaux grands thèmes, les explique scientifiquement, voit s’ils sont applicables maintenant ou explique ce qu’il manque pour qu’ils soient applicables. Ces thèmes sont La Force, le sabre laser, l’étoile de la mort, les vaisseaux et leur mode de déplacement et enfin, les planètes.


Pour ce que j’ai compris de la démarche de l’auteur, c’est qu’il utilise son expérience d’astrophysicien et sa science de la physique pour enquêter et tenter de répondre à des questions qu’on pourrait se poser comme par exemple : est-ce possible de fabriquer un sabre-laser? Est-ce possible qu’une planète soit entièrement couverte d’eau ou entièrement couverte de sable ou de glace? Et c’est quoi la Force? Est-ce que les Jedis commandent aux forces de l’univers au point de sortir un vaisseau spatial embourbé dans un lac et d’aller le stationner tranquillement bien au sec juste par la force de sa pensée?

Les thèmes développés et leurs liens avec l’une des séries les plus rentables de l’industrie cinématographique font de FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS un petit livre original. Il n’a qu’une centaine de pages ou presque, mais c’est un concentré de science relativement accessible.

Je dois dire que Roland Lehoucq a vraiment fait un très bel effort pour vulgariser ses propos scientifiques. Malgré cet effort, j’admets ne pas avoir tout compris. Je survolais et je plongeais quand un thème en particulier m’intriguait. En général, les lecteurs et lectrices ne doivent pas s’attendre à tout saisir spécialement quand l’auteur verse dans des sujets scientifiques plutôt pointus comme la physique quantique, l’énergie ou les trous noirs, la théorie de Newton. Lehoucq savait tout cela et il a écrit son ouvrage en conséquence en y ajoutant de l’humour, ce que j’ai beaucoup apprécié et des exemples sélectionnés avec soin.

J’ai bien aimé ce livre en particulier parce que l’auteur sait que les cinéphiles voient en Star Wars un spectacle cinématographique avec les surprenantes prouesses du *gars des vues*. Jamais l’auteur n’a tenté de discréditer la magie de la pellicule. Il a simplement voulu démystifier les grands déploiements technologiques de la saga. À ce titre, il ne m’a pas déçu.

Je n’hésite donc pas à recommander FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS, un titre qui va comme un gant à ce petit volume et qui pourrait bien vous donner le goût de revoir la saga avec un œil différent. Je rappelle que cette édition a été revue, augmentée, et le plus beau de l’affaire, elle est gratuite en format numérique.

Roland Lehoucq est un écrivain et astrophysicien français né en 1965. Au moment d’écrire ces lignes, il est professeur d’humanités scientifiques à Paris. Il enseigne également l’astrophysique stellaire et la relativité restreinte à l’école polytechnique. Roland Lehoucq publie essentiellement des livres de vulgarisation scientifique. Il est surtout connu pour son livre FAIRE DES SCIENCES AVEC STAR WARS dans lequel il sépare le possible de l’impossible sur les grands thèmes de la filmographie STAR WARS dont la Force et le fameux sabre-laser. Il a aussi développé d’autres grands thèmes dans ses livres de vulgarisation comme D’OÙ VIENNENT LES POUVOIRS DE SUPERMAN et LES EXTRATERRESTRES EXPLIQUÉS À MES ENFANTS. À chacune de ses démarches d’écriture, Roland Lehoucq se pose d’abord toujours la même question : EST-CE POSSIBLE ?

À LIRE AUSSI

Bonne lecture
Claude Lambert
le dimanche 24 novembre 2019

Les voies du Seigneur… Pénétrables ou pas?…

La formule de Dieu de Jose Rodrigues Dos Santos

Si Dieu est bon, il ne peut pas être Tout-puissant
Puisqu’Il ne parvient pas à éliminer le mal.
S’Il est tout-puissant, il ne peut pas être bon
Puisqu’Il permet au mal d’exister.
Un concept exclut l’autre. Lequel préférez-vous?
-extrait de LA FORMULE DE DIEU

COMMENTAIRE SUR LE LIVRE
LA FORMULE DE DIEU
De Jose Rodrigues Dos Santos

1951, 2 espions de la CIA épient une conversation entre David Ben Gourion, chef du nouvel État d’Israël et Albert   Einstein. Les deux hommes discutent de l’obtention de l’arme nucléaire par Israël et de l’existence de Dieu. 50 ans plus tard, un expert en cryptologie, Tomas Noronha est appelé au Caire par une mystérieuse femme qui lui demande de déchiffrer un cryptogramme caché dans un document détenu par le gouvernement de Téhéran écrit de la main d’Albert Einstein et dont le contenu pourrait bousculer l’ordre mondial. Harcelé à la fois par les Iraniens et la CIA, Noronha devient agent double. En cours d’enquête, il découvre que le manuscrit contient beaucoup plus que les belligérants ne le croient…ce document ne serait rien d’autre que la preuve scientifique de l’existence de Dieu…

1952 : rencontre d’Albert Einstein avec David Ben Gourion

C’est un livre intéressant. Il peut être même passionnant pour les personnes versées en philosophies orientales qui accordent de l’importance à la dualité universelle entre le Ying et le yang et surtout à ceux et celles versés dans les sciences, en particuliers les sciences physiques et mathématiques.

En effet j’ai trouvé cet ouvrage très lourd puisqu’il évoque et tente d’expliquer les secrets de l’Univers par le biais de principes et de lois complexes que l’auteur arrive difficilement à vulgariser : théorie de la relativité, principe de l’incertitude, théorie des cordes, microcosme et macrocosme, théorie du chaos, physique quantique sans oublier le déterminisme car d’après la *formule de Dieu*, notre existence n’a pas la moindre chance d’être accidentelle par le simple fait que tout est déterminé depuis le commencement.

C’est d’ailleurs sur la question du déterminisme que j’ai développé l’impression qu’on peut faire dire ce qu’on veut à la *Formule de Dieu* et que les limites de la science seront toujours confrontées à celles de la Foi. Pour ce qui est du roman comme tel, vous avez compris que l’intrigue est noyée dans les longues explications scientifiques, il y a une petite insertion sentimentale *poids plume* et une petite finale qui, bien qu’elle ne m’a pas laissé pantois, est originale quoique prévisible.

Pour résumer, vous apprécierez ce volume dans la mesure où vous êtes prêts à vous investir intellectuellement dans la compréhension des lois physiques et philosophiques qui régissent la vie, le reste étant accessoire…

JAILU
AVRIL 2013

(En Complément…)

Einstein – Comment je vois le monde

Comment je vois le monde de Albert Einstein, citations et extraits

“La condition des hommes s’avérerait pitoyable s’ils devaient être domptés par la peur d’un châtiment ou par l’espoir d’une récompense après la mort.”

“Mais c’est la personne humaine, libre, créatrice et sensible qui façonne le beau et le sublime, alors que les masses restent entraînées dans une ronde infernale d’imbécillité et d’abrutissement.”

“Ceux qui aiment marcher en rangs sur une musique : ce ne peut être que par erreur qu’ils ont reçu un cerveau, une moelle épinière leur suffirait amplement.

“Je crois que l’exagération de l’attitude férocement intellectuelle, sévèrement orientée sur le concret et le réel, fruit de notre éducation, représente un danger pour les valeurs morales. Je ne pense pas aux risques inhérents aux progrès de la technologie humaine, mais à la prolifération des échanges intellectuels platement matérialiste, comme un gel paralysant les relations humaines.”

“Et pourtant je crois profondément en l’humanité. Je sais que ce cancer aurait dû depuis longtemps être guéri. Mais le bon sens des hommes est systématiquement corrompu. Et les coupables se nomment: école, presse, monde des affaires, monde politique.”

“C’est le rôle essentiel du professeur d’éveiller la joie de travailler et de connaître.”
(Voir le complément pour plus!)

“Si l’on sépare le judaïsme des prophètes, et le christianisme tel qu’il fut enseigné par Jésus-Christ de tous les ajouts ultérieurs, en particulier ceux des prêtres, il subsiste une doctrine capable de guérir l’humanité de toutes les maladies sociales.”

“Je m’imagine qu’une des motivations les plus puissantes qui incitent à une oeuvre artistique ou scientifique, consiste en une volonté d’évasion du quotidien dans sa rigueur cruelle et sa monotonie désespérante, en un besoin d’échapper aux chaînes des désirs propres éternellement instables. Cela pousse les êtres sensibles à se dégager de leur existence personnelle pour chercher l’univers de la contemplation et de la compréhension objectives.”

-Comment je vois  le monde, Albert Einstein

Ce sont ces citations et extraits qui m’ont poussé à chercher le livre Comment je vois le monde, de Albert Einstein. Il ne s’agit pas d’une biographie, ça semble plutôt être une réelle volonté d’Einstein d’en dire d’avantage sur sa vision des choses, ses idées, ses opinions. J’avoue qu’après une première lecture (et même la relecture de certains passages), eh bien je n’ai vraiment pas tout compris. Le texte est par moment dense et technique. Le livre est divisé en quatre grands thèmes (Le pacifisme, la lutte contre le nazisme, les problèmes juifs, et la science), eux même subdivisés en plusieurs articles. Ça aide un peu la lecture, mais ça ne rend pas vraiment le tout plus assimilable.

Ce que j’ai retenu surtout de Comment je vois le monde, c’est qu’Einstein parle de la paix, de la démilitarisation, de l’abolition du service militaire obligatoire, du désarmement. Il est aussi question de science évidement, et aussi de religion, surtout du judaïsme. Le tout à travers des textes personnels, des échanges de lettres et des discours  Certains passages sont parfaitement clairs et inspirants, alors que d’autres furent insaisissables pour un non-initié comme moi, quand il aborde la philosophie ou la physique par exemple.

Je ne regrette pas la lecture de ce livre, car malgré tout j’ai pu en apprendre beaucoup sur le personnage et son époque également (ce livre couvre de 1934 à 1955, l’année de la mort d’Einstein). Mais si quelqu’un veut vraiment se documenter, je conseillerais plutôt de partir en quête d’une bonne biographie. Je ne recommande ce livre qu’aux connaisseurs, aux collectionneurs, aux “Einsteinologues” en devenir.

Phenixgoglu
Mars 2013
(En complément…)