LE TRICYCLE ROUGE

Un tape-nerf incisif

LE TRICYCLE ROUGE

Commentaire sur le livre de
VINCENT HAUUY

*-désolé, docteur, mais de mon point de vue,
elle reste tarée, objecta Steve. On ne se lève
pas un matin pour prendre un marteau et
fracasser le crâne de sa meilleure amie dans
son lit sans avoir un pet au casque !
(Extrait : LE TRICYCLE ROUGE, Vincent Hauuy, éd.
Hugo et compagnie, livre de poche, 2017, édition de
papier, 500 pages)

Noah Wallace est un homme usé, à l’ombre du brillant profileur qu’il était jusqu’à ce qu’un accident lui enlève à la fois sa femme et sa carrière. Mais un appel téléphonique va le contraindre à reprendre du service. Son ami et ex-coéquipier Steve Raymond a besoin de lui. Une carte postale trouvée sur le lieu d’un crime atroce au Canada le ramène à une série de meurtres commis cinq ans plus tôt. Un tueur en série présumé mort, serait de nouveau à l’œuvre. Dans le même temps à New-York, la journaliste Sophie Lavallée enquête sur un reporter disparu dans les années . Et si les deux affaires étaient liées par le même sombre secret ? Un casse-tête pour les enquêteurs.

UN TAPE-NERF INCISIF
*Puis Noah se fige. Un frisson glacial lui
parcourt l’échine, ses poils se hérissent.
Quelqu’un va mourir dans cette pièce.
Il le sent*
(Extrait : LE TRICYCLE ROUGE)

C’est un des romans les plus noirs qu’il m’a été donné de lire. Voici l’histoire de Noah Wallace, ancien policier profileur de talent dont la carrière a été brusquement interrompue dans un accident d’auto-poursuite qui a emporté sa femme. Il était impliqué dans une enquête complexe, à la poursuite d’un tueur en série appelé le démon du Vermont. Étrangement, l’accident met fin à une série de meurtres. Cinq ans après ce tragique évènement. Le profileur à la retraite est rappelé à la rescousse par son ami et collègue Steve Raymond alors qu’apparemment, le démon du Vermont a repris du service. Au cours de l’enquête, Noah va s’enfoncer dans la cruelle et pénible découverte de la vérité sur son passé trouble qui laisse supposer une implication dans l’œuvre du démon du Vermont. L’histoire développe deux enquêtes qui évoluent en convergence : celle de Noah et celle de Sophie Lavallée, une journaliste de terrain qui cherche la vérité sur la mystérieuse disparition d’un reporter appelé Trout. Le lien de cette affaire avec le démon du Vermont m’a réellement saisi lorsque je l’ai découvert en cours de lecture.

Beaucoup de chose m’ont fasciné dans ce thriller psychologique. D’abord, la profondeur des personnages. Noah en particulier. Il ressent les choses, voit par le ressenti des évènements qui se sont déjà déroulés. L’attachant personnage mettra son cancer du cerveau au service de la vérité. Lorsqu’il la découvrira, il en sera fortement ébranlé. Autre élément fort à mon avis est l’atmosphère qui se dégage du roman : ténébreuse, opaque qui mystifie le lecteur et provoque en lui une forte soif de réponses. Je pense aussi à cette vérité que découvrira Noah qui n’est pas sans nous faire réfléchir sur une corde sensible de notre société. En effet, l’enquête de Noah l’amènera dans un bâtiment qui abritait une école pour enfants surdoués. La vérité se cachait en fait dans les sous-sols du bâtiment. C’est la partie la plus glauque du récit où s’imbriquent des prêtres, des services secrets incluant la puissante CIA, des militaires et surtout des enfants à qui on fera subir des traitements inimaginables visant à en faire des machines à tuer.

Je le précise ici, c’est une histoire très complexe dans laquelle une grande quantité d’éléments s’entremêlent, s’enchaînent ou s’imbriquent à la manière d’un casse-tête. Ainsi, le récit donne parfois l’impression d’être tiré par les cheveux. À la fin, quand chaque élément prend sa place, j’ai eu l’impression comme lecteur d’être pris dans une toile d’araignée. La principale faiblesse du roman est précisément le tricycle rouge. Au début de l’histoire, le petit tricycle rouge et l’enfant qui le conduit seront frappés de plein fouet par la voiture de Rebecca Law qui en fera une obsession : *Et alors que les voisins sortent un à un des maisons et que Rébecca continue de hurler, ils voient tous le tricycle rouge, la flaque de sang qui s’écoule…et le petit garçon nu étendu sur l’asphalte. On sait qu’au moment où l’enfant sur son tricycle rouge est frappé, la vie de plusieurs personnages vient de basculer et ne sera plus jamais la même. L’auteur a maintenu très faiblement à mon avis le lien entre le récit et le tricycle rouge.

Le lien est frêle, ténu. Et faut-il se surprendre, l’histoire commence par un tricycle rouge et se termine par un tricycle rouge. L’histoire du tricycle rouge n’a pas vraiment été approfondie. C’est dommage car c’est un peu *l’agent propulseur du récit* et faire intervenir un tricycle rouge à la fin était un peu facile. Heureusement, le récit est percutant et efficace de par son style. Je ne suis pas vraiment surpris que ce livre ait décroché le prix MICHEL BUSI du meilleur thriller français en 2017…un thriller ayant comme toile de fond géographique le Québec et le Nord-est des États-Unis et plus précisément Peru, État de New-York où le cauchemar débute. Le ton est donné dès le départ : sinistre, acide…

Je vous recommande LE TRICYCLE ROUGE. C’est un livre fort. Pour le premier livre d’une carrière qui s’annonce prometteuse, Vincent Hauuy frappe fort. La barrière est élevée.

Né à Nancy en 1975, Vincent a su lire dès l’âge de cinq ans en regardant le célèbre jeu télévisé français *des chiffres et des lettres*. Sa mère, férue de livres en tous genres lui offre BILBO LE HOBBIT à 7 ans. Il le dévore et c’est l’étincelle qui enflamme l’imaginaire. Depuis lors, il ne cessera jamais d’inventer des histoires. À 10 ans, il «emprunte» le nouveau Stephen King de sa mère :SIMETIÈRE. Fan incontesté de Stephen King, Tolkien et George R.R. Martin, Vincent construit un monde fictif fait de paranormal, de sang et de complexité qui donnent à ses romans des intrigues très riches. Hypocondriaque, angoissé de nature et phobique, Vincent exorcise ses inquiétudes dans l’écriture.
(Site de Vincent Huuy : cliquez
ici.)

Bonne lecture
Claude Lambert
le jeudi 24 septembre 2020

 

MORTS VIRTUELLES

Les jeux qui tuent

MORTS VIRTUELLES

Commentaire sur le livre de
CATHERINE DORÉ

*<Ça a l’air tellement vrai ! > balbutie Étienne au moment où
sa petite Toyota percute de plein fouet une énorme masse
brunâtre. Sous le choc, le capot de la voiture se replie en
accordéon et le pare-brise vole en éclat… des éclats de
verre viennent se ficher dans ses bras et sa tête. Du sang
lui coule dans les yeux…*
(Extrait : MORTS VIRTUELLES, Catherine Doré, Éditions de
Mortagne, 2007. Édition de papier, 530 pages)

Que se passe-t-il donc sur le campus de l’Université Laval? Pourquoi des jeunes amateurs de jeux vidéo meurent-ils l’un après l’autre dans des circonstances étranges et inexplicables? Vague de suicides? Meurtres déguisés? Dans un laboratoire, on teste des drogues pour le bénéfice d’un commanditaire qui doit à tout prix tenir son identité secrète. Afin d’alimenter en cobayes, ce mystérieux bailleur de fonds, des recruteurs rôdent dans les arcades à la recherche d’élèves présentant les caractéristiques utiles aux expériences en cours. Aux prises avec un trouble de stress post-traumatique, Marie-Paule Chevalier se retrouve à nouveau au cœur du cyclone avec son ami, le sergent-enquêteur Simon Bernard, Mais l’aide qu’il lui apportera mettra sérieusement en jeu son avenir au sein de la police de Québec.

LES JEUX QUI TUENT
*Philippe est le cinquième participant à tenter de
mettre fin à ses jours. Je n’appelle pas cela un
évènement isolé. Et si j’analyse les commentaires
que j’ai ici devant moi, je m’inquiète sérieusement
du nombre de vos participants qui pourraient en
arriver à cette extrémité.
(Extrait)

Pour son deuxième roman, Catherine Doré s’appuie sur une préoccupation sociale non négligeable : l’influence possiblement néfaste des jeux vidéo sur les jeunes cerveaux. Plusieurs suicides de jeunes sont signalés. Un des héros du premier roman, L’EXÉCUTEUR, le jeune et fougueux policier Simon Bernard ne tarde pas à découvrir des points communs : un tatouage étrange représentant une molécule chimique, le recrutement de jeunes joueurs talentueux dans les arcades, le développement de comportements anarchiques et sacrificiels conduisant au suicide, l’expérimentation d’une drogue stimulante améliorant la performance cognitive des jeunes joueurs, drogue écoulée sur un marché noir. Et on découvrira plus tard que toute cette opération part d’un laboratoire dirigé par un docteur de grande réputation commandité par une mystérieuse entité qui paie très cher pour les travaux du bon docteur. Simon Bernard qui est demeuré un ami proche de Marie-Paule Chevalier est fermement décidé à découvrir la vérité…toute la vérité, ce qui lui coûtera très cher.

Dans cette histoire, on retrouve l’héroïne de L’EXÉCUTEUR, Marie-Paule Chevalier. Dans ce premier livre, la rencontre de Marie-Paule avec Simon Bernard l’amènera à croiser le chemin d’un tueur en série, Denis Hébert. De toute cette expérience, Marie-Paule Chevalier sortira avec un choc post-traumatique qui va la suivre pendant deux ans alors qu’elle deviendra un objet d’expérimentation du docteur Sévigné dans MORTS VIRTUELLES. J’ai lu L’EXÉCUTEUR. Je pense qu’on peut lire MORTS VIRTUELLES indépendamment mais il y a tellement de renvois à Denis Hébert, L’EXÉCUTEUR que pour comprendre l’état d’esprit de Marie-Paule Chevalier, il est préférable de lire L’EXÉCUTEUR avant d’entreprendre MORTS VIRTUELLES. Pour avoir une bonne idée du premier opus, je vous invite à lire mon commentaire le concernant. Cliquez ici. Il y a des choses qui ne changent pas. Dans MORTS VIRTUELLES, Marie-Paule Chevalier voit Denis Hébert dans sa soupe et Simon Bernard est plus rebelle que jamais.

MORTS VIRTUELLES est un thriller scientifique intéressant. Quoiqu’il n’est pas nouveau, son sujet colle avec une réalité très actuelle : l’influence des jeux vidéo sur les jeunes, les adolescents en particulier. On sait que, pour beaucoup de jeunes, les jeux vidéo provoque un phénomène d’addiction. Les effets directs et à long terme des jeux vidéo sont encore mal compris. À cette addiction s’ajoute l’introduction d’une drogue qui améliore la performance, drogue à laquelle les jeunes deviennent accro. La combinaison des deux addictions amène une altération de l’esprit conduisant au suicide. C’est le fil conducteur de l’histoire et ça se tient…suffisamment pour amener le lecteur, la lectrice à se poser la question : Et si c’était vrai. Le roman explore le milieu de la recherche scientifique, présenté ici comme un vase clos à protéger. Un milieu guidé, manipulé et financé par de mystérieux commanditaires qui cherchent à créer des esprits supérieurs…un rêve vieux comme le monde.

Je le répète, c’est un roman intéressant. Il est actuel, bien développé et nourrit une réflexion qui est je crois, nécessaire, dans un monde où les nouvelles technologies régentent notre quotidien. Toutefois, le récit comporte un irritant et une faiblesse qui m’ont sauté aux yeux. J’aurais vraiment préféré que l’auteure se détache de son premier roman. Les nombreux retours en arrière donnent au personnage principal un cachet misérabiliste. C’est agaçant. Enfin, le développement est prévisible. J’ai très vite compris ou l’auteure voulait en venir et bien qu’intéressé par le sujet, j’ai lu l’histoire sans trop de surprises. L’intrigue est plus ou moins ficelée. Les personnages ne m’ont pas vraiment emballé sauf Simon Bernard que j’ai trouvé racé à cause de son courage, humain par ses faiblesses et son côté rebelle, attachant et captivant à suivre. Un dernier point, l’épilogue, que j’avais pressenti bien avant d’y arriver, est en anglais. Normal peut-être s’il s’agit d’un dialogue américain. J’aurais souhaité que la conversation soit traduite par exemple à l’intérieur d’une annotation. Je n’ai pas vraiment apprécié. Je donne tout de même au livre la note de passage.

Catherine Doré a passé son enfance à Québec avant de partir vivre à Montréal afin d’y compléter un baccalauréat en théâtre à l’Université du Québec. Elle décide ensuite de faire une maîtrise en sciences de l’Éducation à l’Université de Montréal. Son mémoire de thèse portait sur la formation du comédien au Québec. Son intérêt pour les livres s’est manifesté très tôt. Dès qu’elle a su lire, la lecture devint une véritable passion. Le plus beau cadeau qu’on pouvait lui offrir : un livre. Les années passant, et des idées de roman lui trottaient dans la tête. À l’aube de la quarantaine, les hasards de la vie lui ménagèrent un moment de pause. Elle profita de ce temps libre pour se mettre à l’écriture sérieusement. Cette première tentative devait se conclure par un recueil de nouvelles, comme on le conseille aux écrivains en herbe. La nouvelle attendue se transforma en un roman de 450 pages : L’exécuteur voyait le jour et le personnage de Marie-Paule Chevalier était ainsi créé.

Bonne lecture
Claude Lambert
le samedi 29 août 2020


DÉFAILLANCES

Au-delà de l'obsession

DÉFAILLANCES

Commentaire sur le livre audio de
B. A. PARIS

*Je retiens ma respiration. Suffoque en silence sous
le choc. C’est comme si on venait de me jeter un
seau d’eau è la figure pour me réveiller. Pour me
faire comprendre l’énormité de ce que j’ai fait…
Pourquoi…pourquoi ai-je fait ça ? *
(Extrait sonore :  DÉFAILLANCES, B.A. Paris, éditions
AUDIBLE studios, 2018. Narration : Maud Rudigoz,
durée d’écoute : 8 heures 55)

L’histoire est celle de Cassandra, appelée Cass et mariée à Mathew depuis un an. Tout commence une nuit d’orage sur une route isolée traversant une vaste forêt. Cette nuit-là, Cass ne s’est pas arrêtée pour offrir son assistance à la conductrice d’une voiture immobilisée au bord de la route…toujours en plein orage. Donc Cass repart sans intervenir. À ce moment, sa vie bascule…Le lendemain, Cass apprend que la conductrice a été sauvagement assassinée. Cassandra est assaillie par la culpabilité. Elle commence à recevoir des coups de fil anonymes qui la chavirent à chaque fois. Est-ce que quelqu’un l’a vu?  Alors que les pertes de mémoire deviennent de plus en plus fréquentes chez Cass dont la mère a été emportée par une démence précoce comparable à la maladie d’Alzheimer, Cassandra commence à douter sérieusement d’elle-même et insidieusement, l’angoisse s’installe et se transforme en terreur.

AU-DELÀ DE L’OBSESSION
*Ce n’est plus de la peur mais de la terreur. *
(Extrait)
DÉFAILLANCES est un thriller psychologique intense et sombre. Son atmosphère est maintenue sensiblement oppressante. Disons que, pour planter le décor, une jeune femme, Cassandra nommée Cass se retrouve en pleine nuit d’orage sur une route traversant une forêt très dense. En roulant, elle voit une voiture stationnée sur l’accotement. Une femme est au volant. Elle ne fait aucun signe et n’utilise pas ses clignotants. Cass décide de ne pas s’en occupée et reprend sa route. Le lendemain, Cass apprend que la femme qu’elle a aperçu la nuit dernière a été retrouvée morte, égorgée. Dès lors, la vie de Cass bascule. S’installent remords et regrets, sentiment de culpabilité. Pire, Cass développe une paranoïa. Elle a la sensation d’être épiée et même visitée par l’assassin de la femme. Cass reçoit régulièrement des appels silencieux. Elle est persuadée que c’est l’assassin. Ça devient même une obsession qui l’étouffe. Elle s’en ouvre à son mari Mathew et à sa meilleure amie Rachel mais ils prennent ça avec un grain de sel et tentent de rassurer Cass.

Plus étrange encore. Cass a maintenant des blancs de mémoire. Elle oublie parfois ce qu’elle dit et ce qu’elle fait, ce qui double ses inquiétudes d’autant qu’avant de mourir, sa mère était atteinte de démence précoce. Était-ce la première phase de la maladie d’Alzheimer? Alors que la jeune femme dépérissait, elle fit des découvertes qui lui laissèrent supposer qu’elle pouvait être l’objet d’un complot. Était-ce une nouvelle obsession qui se pointait ajoutant ainsi à cette apparence d’hystérie? Si tel était le cas, devait-elle appliquer le vieux proverbe qui dit : *Tel est pris qui croyait prendre*? Que pouvait-elle faire alors que personne ne la prenait au sérieux? D’autant plus qu’elle prenait des médicaments qui lui faisaient perdre le contact avec la réalité.

Cette histoire est celle d’une descente aux enfers. Le lecteur devient pris dans un étau psychologique qui rappelle un peu certains scénarios d’Alfred Hitchcok. L’affaissement psychologique de Cass est développé graduellement de manière à donner des sueurs au lecteur qui doit prendre un parti entre la démence et la manipulation. La tension va crescendo jusqu’à une finale que j’ai trouvée fort bien ficelée.

Le récit comporte toutefois quelques faiblesses. Il y a de nombreux passages où la suite des évènements est prévisible au point de braquer mon esprit sur le coupable probable…Le seul fait que les appels silencieux soient faits en l’absence de Mathew m’a laissé perplexe au départ. Et puis je me suis interrogé sur l’utilité de ces appels. Les personnages n’ont pas été travaillés en profondeurs, sauf peut-être Cass que j’avais envie de prendre par la main à certains moments donnés. Mais il reste que DÉFAILLANCE est un huis-clos qui a quelque chose d’étouffant et qui devient addictif dès le moment où le lecteur sent venir le revirement de situation…cette espèce de point de rupture qui fait que n’importe quoi peut arriver. L’Histoire comme telle n’est pas un chef d’œuvre d’originalité mais son développement s’est fait avec une exceptionnelle habilité…une marque de commerce de B.A. Paris.

Quant à la narration, je suis satisfait de la performance de Maude Rudigoz. Son ton de voix colle très bien avec l’essence du récit. Il y a des passages monocordes mais ils sont largement compensés par des déguisements de voix habiles exercés dans les dialogues surtout. Et puis elle a une harmonique vocale assez agréable. En général, elle a fait corps avec l’esprit de l’auteure.

Donc en résumé, DÉFAILLANCES est un très bon thriller psychologique, bien monté, efficace. Récit parfois lourd et prévisible. Stressant. Très bonne narration. Le livre est classé best-seller et je verrais très bien une adaptation cinématographique.

B. A. Paris laisse filtrer peu d’informations sur elle. On sait qu’elle est D’origine franco-irlandaise et qu’elle a été élevée en Angleterre avant de s’installer en France. DERRIÈRE LES PORTES est son premier roman.
Vendu à près d’un million d’exemplaires et meilleures ventes d’e-books en 2016 en Angleterre, il sera traduit dans 33 pays. Behind Closed Doors est dans la liste des finalistes du Prix Thriller Goodreads 2016. On peu en savoir plus sur la chronologie de ses publications en visitant sa page
Facebook.

Bonne écoute
le samedi 22 février 2020
Claude Lambert