FIFI BRINDACIER

Fififolotte Victuaille Cataplasme Tampon? fille d’Efraïm Brindacier

FIFI BRINDACIER

Commentaire sur le livre d’
ASTRID LINDGREN 

*Regardez-moi un peu le plancher de la cuisine!…Fifi
fit bouillir une grande bassine d’eau qu’elle renversa
sans cérémonie sur le plancher de la cuisine. Puis elle
ôta ses grandes chaussures et les déposa sur la planche
à pain. Puis elle attacha deux grosses brosses à lessiver
à ses pieds nus et patina sur le plancher-splash, splash!*
(Extrait : FIFI BRINDACIER, Astrid Lindgren, Hachette-livre, 1995,
réédition et traduction, Hachette-livre, 2007, num., 90 pages.)

FIFI BRINDACIER est une enfant hors du commun, c’est le moins qu’on puisse dire. C’est une petite fille rousse de 9 ans, intelligente, énergique, audacieuse et astucieuse. Elle est aussi dotée d’une extraordinaire force physique. Elle vit avec monsieur Dupont, ainsi qu’un petit singe et un cheval. Fifi a aussi deux amis qui habitent la maison voisine : Tommy et Annika. Comme tous les enfants du voisinage, Tommy et Annika sont impressionnés par Fifi qui n’a pas d’heure pour se coucher et qui fait tout ce qui lui plait. Fifi est attachante et a un irrésistible petit côté irrévérencieux.  Astrid Lindgren a créé un personnage féminin autonome et sans contrainte et nous entraîne dans ses aventures où la fantaisie côtoie la réalité.

Fififolotte Victuaille Cataplasme Tampon
fille d’Efraïm Brindacier
*Dans l’univers bien sage de ce que l’on appelait
alors la «littérature enfantine», le personnage
si neuf et si exceptionnel qu’était Fifi
Brindacier, libre, primesautier, imprévisible,
faisait irruption avec une joyeuse hardiesse.
Ce fut un coup de vent émoustillant.
(Extrait : FIFI BRINDACIER, avant-propos de l’éditeur)

FIFI BRINDACIER est connue dans le monde entier. Elle amuse et fait rire les enfants et les nombreuses rééditions permettent aux enfants d’aujourd’hui de faire connaissance avec la petite suédoise. Je suis sûr que les enfants se régaleront des aventures de FIFI. Pour ce qui est des adultes, je vous préviens qu’il est de loin préférable de lire ce livre avec les yeux et le cœur d’un enfant. Sinon, ça risque de vous déplaire ou tout au moins de vous faire trouver le temps long.

Pour comprendre le sentiment des enfants à l’égard de FIFI BRINDACIER, je me permets de décrire FIFI avec mes yeux d’adulte : FIFI a 9 ans, sa mère est morte et son père a fait naufrage quelque part. Elle vit donc seule…eh oui…à 9 ans, dans la villa familiale. Elle fait ce qui lui plait, quand ça lui plait, ne va pas à l’école, éducation déficiente, arrogante avec les adultes, propos incohérents, indépendante et riche, son père lui ayant laissé un plein coffre de pièces d’or. Elle vit avec un cheval et un singe et est proche de ses deux jeunes voisins Tommy et Anika. Elle est excentrique, insouciante et mal élevée. Enfin, FIFI est dotée d’une force physique surnaturelle. Elle a aussi de belles qualités : elle a beaucoup d’imagination, c’est une petite fille très généreuse, elle est aussi courageuse, énergique et volontaire.

Par défaut, les enfants sont peu soucieux des règles, des consignes et de l’étiquette. Ce phénomène se résorbe pendant un processus normal d’éducation mais entre-temps, les enfants ont des tendances anti conformistes. On comprend un peu mieux maintenant pourquoi FIFI BRINDACIER est appréciée des enfants du monde entier.

FIFI BRINDACIER a été publié en 1945 en Suède. C’était une époque où la littérature enfantine avait besoin d’être dépoussiérée, modernisée, où on voulait servir aux enfants autre chose que des contes. Astrid Lindgren a imaginé un jeune personnage, féminin, capable d’en montrer aux garçons, qui défie le conformisme et se moque des adultes. Il n’en fallait pas plus pour que la popularité de FIFI gagne l’Europe, puis le monde entier. C’est probablement la raison pour laquelle l’œuvre a été inscrite dans le top 100 des meilleurs livres à vie et dans l’édition de Peter Boxall des *1001 LIVRES QU’IL FAUT AVOIR LUS DANS SA VIE*.

Personnellement, je n’ai pas été emballé par FIFI BRINDACIER, ni par le livre ni par la série télévisée que j’ai eu l’occasion de regarder pendant mon adolescence. Peut-être suis-je trop conformiste, mais une petite fille de 9 ans qui peut lever un cheval, marcher aisément sur un fil de fer, qui vit seule, qui ne va pas à l’école, qui est capable d’envoyer promener les adultes et qui est affublée de deux tresses plus que voyantes qui me donnaient l’impression d’être tenues par des broches…un petit air punk…tout ça est un peu trop surréaliste pour moi dans le cadre d’une littérature enfantine. Mais il est évident que les enfants ne voient pas ça du même œil si je tiens compte de l’accueil extraordinaire qui a été réservé à FIFI BRINDACIER de par le monde. Je dois tenir compte aussi du fait qu’Astrid Lindgren a reçu en 1958 le prix Hans Christian Andersen qui est presque l’équivalent d’un prix Nobel en littérature pour sa contribution durable à la littérature enfantine qui s’est vue d’une certaine façon révolutionnée.

C’est donc une lecture sortie des sentiers battus qui est proposée aux enfants avec FIFI BRINDACIER qui fait peur aux garçons et qui projette les petits lecteurs dans un monde de fantaisie et d’humour.

Astrid Anna Emilia Lindgren, née Ericsson (1907-2002) était une écrivaine suédoise, romancière, scénariste et auteure d’ouvrages pour les enfants. Elle s’est fait connaître dans le monde entier par ses personnages originaux, à la fois attachants et impertinents : Zozo la Tornade, Karlssom Pa taket, et bien sûr, la plus connue : FIFI BRINDACIER par laquelle elle a largement contribué à donner un nouveau souffle à la littérature pour enfants. Lindgren a créé FIFI BRINDACIER alors que sa fille était atteinte de pneumonie. Elle fera par la suite l’objet d’un roman publié en 1945. À la suite du décès de l’auteure en 2002, le gouvernement suédois crée un prix portant son nom : le Prix commémoratif Astrid Lindgren : le prix littéraire le plus important au monde en terme pécuniaire, réservé à la littérature pour l’enfance et la jeunesse.

FIFI BRINDACIER À L’ÉCRAN

                
                   1                                              2                                            3

PIPPI LANGSTRUM est une série télévisée germano-suédoise traduite sous le titre de FIFI BRINDACIER (photo 2) réalisée par Olle Hellboom et diffusée en 13 épisodes en 1969 sur la chaîne suédoise SVT, puis par la suite, dans les années 70 pour la francophonie. Par la suite, une série d’animation (photo 1) de 26 épisodes de 26 minutes a été diffusée en première au Canada en 1998, puis rediffusée à plusieurs reprises sur Teletoon. Enfin, le film (photo 3) réalisé par Olle Helboom est sorti le premier janvier 1970, toujours avec Inger Nilsson dans le rôle de FIFI BRINDACIER, personnage éponyme d’Astrid Lindgren.

Inger Nilsson à l’âge de 10 ans en pleine gloire, puis à l’âge de 57 ans. On la voit encore régulièrement à la télévision suédoise.

Bonne lecture
Jailu
Le dimanche 6 mai 2018

DEUX AMIS DANS LA NUIT

Entre un humain et un vampire, il n'y a rien de simple...

DEUX AMIS DANS LA NUIT

Commentaire sur le livre-jeunesse de
LOUISE LEBLANC

*Je le vois s’éloigner au bord du lac.
Je ferme la porte et je commence à
trembler. Je prends conscience du
danger auquel je viens d’échapper.*
(Extrait : DEUX AMIS DANS LA NUIT,
Louise Leblanc, Courte Échelle, 1996,
Littérature jeunesse québécoise,
édition de papier, 65 pages, illustré)

Léonard et Julio sont amis mais ils ne se voient pas très souvent. Il n’y a rien d’étonnant à cela parce que Julio est un vampire et il ne peut sortir que la nuit. S’il sortait le jour, la lumière le tuerait. Un soir, alors que les parents de Léonard ne sont pas à la maison, lui et son ami Julio peuvent enfin passer une soirée ensemble. Du moins, c’est ce qu’ils souhaitent. Mais rien n’est jamais simple entre un humain et un vampire. Il est fort probable que cette soirée entre amis, disons, très différents, réserve son lot de surprises. Heureusement l’amitié est une force, une belle valeur. Ici, humour et émotions sont au rendez-vous…un superbe souvenir de la Courte Échelle pour les jeunes lecteurs.

ENTRE UN HUMAIN ET UN VAMPIRE
IL N’Y A RIEN DE SIMPLE…
*OUI! OUI! J’ai invité un ami. Oui! Je
l’ai enfermé. Parce que c’est un vampire.
Si vous ouvrez la porte, il va mourir.
À cause de la lumière. Et vous serez
des assassins!
(Extrait : DEUX AMIS DANS LA NUIT)

Voici un bon petit livre pour les premiers lecteurs, c’est-à-dire les enfants de 6 et 7 ans. L’histoire est un peu fantaisiste puisqu’elle a comme sujet une improbable amitié entre un petit garçon, Léonard, et un petit garçon…vampire, Julio. Julio vit dans la peur d’être reconnu. Il demeure dans un cimetière, ne peut pas sortir le jour, donc il ne peut pas admirer les beautés de la nature éclairée par le soleil. Léonard a compris son dilemme et réserve une belle surprise à son ami. Alors que les parents de Léonard et Julio s’absentent un soir, les deux garçons décident de passer leur première soirée entre amis. Mais voilà…rien ne se passe comme Léonard l’aurait souhaité…

Ce petit livre est porteur d’une double réflexion : d’abord sur l’importance qu’accordent les enfants à la liberté et ensuite, le récit donne tout en douceur une petite leçon sur la tolérance car Julio est un enfant différent des autres, très différent mais l’amitié naissante chez les enfants est quelque chose d’extraordinaire. Dans une entrevue qu’elle accordait au mensuel culturel québécois VOIR en 1999 L’auteure Louise Leblanc précisait qu’elle voulait créer une situation avec un personnage étranger à la vie courante, une amitié entre un petit garçon ordinaire et quelqu’un d’extraordinaire.

Elle a réussi à un point tel que DEUX AMIS DANS LA NUIT recevait en 1999 le prix du Livre Jeunesse Québec/Wallonie-Bruxelles dont le thème portait cette année-là sur l’amitié et la différence. Le choix des personnages, l’originalité des situations et des péripéties avaient séduit le jury. Les enfants aussi ont été séduits puisque la série Léonard s’est allongée jusqu’à 6 épisodes.

Même à l’âge de 6 et 7 ans, les enfants aiment se faire raconter des histoires. Ça permet un beau contact entre ces derniers et les parents ou les grands-parents et je sais de quoi je parle, ce sont des moments extrêmement agréables pendant lesquels les adultes admirent souvent la capacité d’émerveillement des enfants. Je vous en parle parce que DEUX AMIS DANS LA NUIT est une histoire parfaite pour ce genre de moment privilégié. Bien sûr, il faudra vous attendre à ce que l’enfant vous demande qu’est-ce que c’est qu’un vampire. Il faudra évidemment vous préparer une réponse gentille mais sachez que dans ce petit livre, il n’y a aucune connotation de violence qu’on attribue généralement aux vampires, bien au contraire. Julio est un petit bonhomme attachant qui souffre de tout ce qu’il manque à la clarté du jour et son ami Léonard est là pour l’aider. C’est une histoire développée avec doigté et délicatesse.

Sinon, l’enfant peut lire le livre seul. Ce petit livre n’a que 61 pages, ce lit très bien, les lettres sont grosses et les chapitres sont courts et agrémentés par les très belles illustrations de Philippe Brochard, graphiste, illustrateur et spécialiste de la Bande Dessinée.

Enfin, je suis heureux de recommander DEUX AMIS DANS LA NUIT pour les enfants, d’autant que le livre est issu d’une maison d’édition qui a participé activement à l’éveil intellectuel de dizaines de milliers d’enfants pendant 35 ans : LA COURTE ÉCHELLE.

Née à Montréal, Louise Leblanc a donné des cours de français, elle a été mannequin, comédienne, mime, recherchiste, rédactrice publicitaire et puis elle est devenue auteure et le succès est venu rapidement. En 1983, elle gagne le prix Robert Cliche pour son roman 37½AA. En 1993, elle reçoit le prix des clubs de la livromagie pour SOPHIE LANCE ET COMPTE. Elle a écrit plusieurs nouvelles, des romans pour adultes, elle a également écrit pour la télévision. Ses romans de la série SOPHIE ont été traduits en anglais, en espagnol et en danois. DEUX AMIS DANS LA NUIT est le huitième roman qu’elle publie à la Courte Échelle. C’est une véritable femme-orchestre qui s’intéresse à tout et qui donne libre cours à sa passion de l’écriture. (photo: Pierre Charbonneau)

Né à Montréal, Philippe Brochard a fait ses débuts dans les journaux étudiants où il a publié caricatures, bandes dessinées et dessins éditoriaux. En 1979, il a été directeur artistique du magazine LE TEMPS FOU. Parallèlement, il a commencé à dessiner pour CROC et commencé à multiplier les collaborations avec divers magazines et éditeurs de matériel pédagogique. Après une participation au Salon International de la bande dessinée d’Angoulême en 1985,  et le séjour en Europe qui s’ensuivit, Philippe Brochard poursuit sa double vie d’illustrateur et de graphiste en illustrant LE COMPLOT à la Courte Échelle et DEUX AMIS DANS LA NUIT, le huitième roman auquel il a travaillé à la Courte Échelle.

À LIRE AUSSI:

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
Le dimanche 18 mars 2018

MOI, SIMON 16 ANS HOMOSAPIENS

au-delà des sentiments

MOI, SIMON 16 ANS HOMOSAPIENS

Commentaire sur le livre de
BECKY ALBERTALLI

*Au fait, petite parenthèse : tu ne trouves
pas que tout le monde devrait en passer
par le coming out? Pourquoi
l’hétérosexualité serait-elle la norme?
Chacun devrait déclarer son orientation
quelle qu’elle soit, et ça devrait être
aussi gênant pour tout le monde, hétéros,
gays, bisexuels ou autres. Je dis ça, je dis
rien.*
(Extrait : MOI, SIMON 16 ANS HOMO SAPIENS,
Becky Albertalli, t.f. Hachette Livre, 2015, 206
pages, édition numérique)

Ce livre raconte l’histoire de Simon Spier, 16 ans. Il est gay, mais personne ne le sait. Il n’a pas fait son *coming out*. Simon se sent particulièrement bien quand il clavarde avec un irrésistible jeune homme de son lycée dont le pseudonyme est BLUE. Un jour, Simon commet une erreur impardonnable : il oublie de fermer sa session de clavardage sur un ordinateur du lycée. Un camarade de classe, Martin prend connaissance de la séance et fait une capture d’écran. Pour le malheur de Simon, Martin a maintenant tout ce qu’il faut pour s’adonner à un petit chantage : soit Simon organise un rancart entre sa meilleure amie et Martin, soit Martin met le secret de Simon au grand jour…pas simple.

Au-delà des sentiments
*Mais n’hésite pas à tirer sur la bride au
besoin, Okay? Avec moi, surtout, dit-il
en se frottant le menton. Je sais que je
ne t’ai pas rendu le coming out facile.
Nous sommes très fiers de toi. Tu en as
dans le ventre, fiston.*
(Extrait : Moi, Simon 16 ans Homo sapiens)

Vous l’avez compris, le thème de ce livre pour la jeunesse est l’homosexualité. Au début de son récit, Simon a 16 ans. Il en aura 17 avant la fin. À travers son quotidien, la famille, l’école, ses activités, ses amis, ses parents, Simon raconte tout ce qu’il ressent à travers les différentes phases de manifestation de son homosexualité : l’auto reconnaissance de son orientation sexuelle, son acceptation, un développement substantiel et très fort de tout ce qui est lié au *coming out* puis l’amour naissant…tout cela est bien sûr compliqué par la crainte des réactions parentales, la crainte du jugement de ses pairs, la peur de perdre de précieuses amitiés…

Ce n’est pas facile de sortir les squelettes du placard. Pour se brancher à la dure réalité de l’homosexualité chez les jeunes en fin d’adolescence, l’auteure a dû *victimiser* Simon avec des insultes profondément blessantes de son entourage, dures mais typiques d’un comportement homophobe que notre société moderne est loin d’avoir tout à fait abandonné. Pourtant, j’ai trouvé dans l’ensemble que Becky Albertalli a développé son sujet d’une façon progressiste et très positive, trop peut-être selon certaines critiques. Moi j’ai trouvé que l’auteure a fait preuve d’un bel équilibre, probablement à cause de la nature des personnages qu’elle a créés.

La forme littéraire est aussi très intéressante. En fait le récit de Simon alterne avec des échanges de courriels entre lui et le mystérieux Blue, qu’on ne connaîtra que vers la fin de l’histoire. Mais c’est dans ces courriels justement qu’on peut apprécier la psychologie des personnages et surtout la profondeur des sentiments de Simon qui devient graduellement amoureux : *Au début, les mails de Blue constituaient une sorte d’agrément séparé de ma vie réelle. Alors que maintenant, j’ai l’impression que ma vie se trouve peut-être dans ces missives.* (Extrait)

Ne vous attendez pas à des passages torrides dans ce livre. Je suis toutefois d’accord avec le fait qu’il s’en dégage une certaine sensualité que je qualifierais de saine et rafraîchissante. C’est avant tout une histoire sympathique qui met en scène des jeunes attachants avec leurs hauts et leurs bas, leurs qualités et leurs défauts. De plus, il y a quelque chose de très beau en Simon, comme une chaleur, un lyrisme qui donne au récit de la couleur, de la force et une tonalité profondément humaine.

Je note aussi au passage que le récit nourrit une certaine réflexion sur la force et la valeur de l’amitié car c’est sur elle que s’appuie tout le courage de Simon et toutes les petites et les grandes victoires qui contribuent à donner aux jeunes la place qui leur revient dans la société.

MOI, SIMON 16 ANS HOMOSAPIENS est un roman sans prétention. Le livre est très ventilé, avec des chapitres courts, sans longueur, agréable à lire. La plume pousse tellement le lecteur à être proche du personnage principal que j’avais l’impression de partager avec Simon ses doutes, ses craintes, ses déceptions, ses joies et même ses fantasmes.

Je vous invite donc à faire la connaissance d’un grand amateur d’Oréos qui ne cherche qu’à bâtir son bonheur. Je ne m’étendrai pas sur les Oréos, je dirai simplement que l’humour a sa place dans ce livre qui a été pour moi un coup de cœur.

Becky Albertalli est née à Atlanta aux États-Unis. Elle écrit depuis toujours. Ses premiers romans, griffonnés dès la maternelle parlaient surtout des animaux de compagnie. Elle a écrit et dirigé une tragédie à l’âge de 12 ans. Docteur en psychologie clinique, elle se consacre totalement à l’écriture. MOI, SIMON 16 ANS HOMO SAPIENS est son premier roman.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
Le dimanche 4 février 2018