LE FÉLIN

Qui pique chez le duc de Pique

Dans la série LE FÉLIN, AGENT SECRET MÉDIÉVAL
MYSTÈRE AU CONGRÈS D’ALCHIMIE

Commentaire sur le livre d’
ARTHUR TÉNOR

*Abel Phégor est le lieutenant de police du duc
de Pique. Sa réputation est aussi sombre que
son regard…On prétend qu’il possèderait un
sixième sens pour repérer menteurs et aigrefins.
Et pour les faire parler, sa cruauté est d’un
raffinement reconnu jusque dans les plus
lointains cachots d’Orient.*
(Extrait : LE FÉLIN AGENT SECRET MÉDIÉVAL, MYSTÈRE
AU CONGRÈS D’ALCHIMIE, Arthur Ténor, éditions LITO,
2005, édition de papier, 170 pages)

Ce récit raconte l’aventure d’Yvain de Bréac, agent secret à la cour du seigneur de Montbrisac. On l’appelle le félin à cause de sa grande souplesse et de sa ruse. Un jour, Yvain est chargé d’une mission très importante qui consiste à escorter l’alchimiste de la cour Maître Pirus au congrès mondial d’alchimie. Arrivés sur les lieux, d’inquiétants phénomènes se produisent : des formules secrètes disparaissent, des savants sont agressés… Le lieutenant Abel Phégor, chargé de démasquer le coupable, soupçonne Maître Pirus. Le Félin mène l’enquête et découvre la plus incroyable des vérités…

QUI PIQUE CHEZ LE DUC DE PIQUE ?
Deux hommes approchent, s’arrêtent devant la porte…
Une clé pénètre dans la serrure. Panique!

(Extrait : MYSTÈRE AU CONGRÈS D’ALCHIMIE)

LE FÉLIN AGENT SECRET MÉDIÉVAL est sans doute l’œuvre la plus connue d’Arthur Ténor. Cette série devrait intéresser les jeunes ados et pré-ados en particulier parce que l’auteur situe l’action à l’époque médiévale. Les jeunes aiment beaucoup le contexte médiéval depuis DONJON ET DRAGON entre autres, et puis la cour du roi Arthur n’a jamais vraiment perdu de son influence dans la littérature de toutes les époques.

Donc dans un contexte très médiéval, Ténor ajoute un élément qui séduit beaucoup de jeunes lecteurs, c’est-à-dire qu’il introduit un personnage très spécial, le Chevalier Yvain De Bréa dit LE FÉLIN, un Chevalier espion, ou devrait-on dire un agent secret qui rappelle étrangement le fameux personnage créé par Ian Flemming, James Bond et qui en a à peu près toutes les caractéristiques : jeune, beau garçon, séduisant et séducteur, ingénieux et courageux. De plus, le génial savant Maître Pirrus équipe notre chevalier de ses gadgets les plus ingénieux pour aider le Chevalier dans ses missions. Ça rappelle bien sûr le célèbre Q, le pourvoyeur en gadgets de James Bond.

Donc, environnement médiéval, mission secrète pour agent secret, espionnage, danger sans oublier une dose d’humour…tous ces éléments font de la collection LE FÉLIN AGENT SECRET MÉDIÉVAL une série très appréciée des jeunes lecteurs. Au hasard de la collection, j’ai choisi le livre MYSTÈRE AU CONGRÈS D’ALCHIMIE : une histoire bien ficelée qui m’a intrigué du début à la fin. Des alchimistes venus de partout se rassemblent en congrès dans la forteresse du Duc De Pique pour déterminer entre autres qui sera élu au premier cercle extrêmement restreint des alchimistes les plus brillants. Maître Pirrus est sur les rangs, le Félin est responsable de sa sécurité. Mais très vite, des phénomènes inquiétants se produisent : des formules secrètes qui disparaissent mystérieusement, des savants tabassés, des ingrédients subtilisés. Le Félin mène l’enquête.

C’est une histoire bien bâtie et jamais je n’aurais imaginé qui était le coupable. Ténor m’a tenu en haleine du début à la fin et la finale était drôlement bien orchestrée. L’intrigue est donc solide et bien bâtie. La plume est fidèle au contexte médiéval, même dans le vocabulaire, et suffisamment descriptive pour plonger le lecteur dans l’atmosphère de la chevalerie et de ses petits mystères. Aussi, elle familiarise le jeune lecteur avec l’alchimie, appelée aussi le grand œuvre qui vise la réalisation de la pierre philosophale, capable de changer le métal en or, de guérir de toutes les maladies et de rendre immortel.

C’est donc un bon petit livre pour les jeunes. L’auteur a su maintenir un très bel équilibre entre l’humour et l’intensité dramatique. La plume est fluide, les chapitres sont courts et l’ensemble est actualisé par les très belles illustrations de Mathieu Blanchin qui ont le don de capter l’attention.

J’ai bien aimé ce petit livre et c’est maintenant toute la série que je vous invite à découvrir. Vous pouvez aussi prendre simplement les titres qui vous inspirent car chaque histoire se lit indépendamment des autres. Un beau moment d’aventure…un beau moment de lecture…

Arthur Ténor est écrivain pour la jeunesse depuis 1998. Il a publié des romans pour toutes les tranches d’âge et pratiquement dans tous les domaines. Il est cependant plus connu pour ses récits historiques, notamment sur les deux guerres mondiales, Versailles et Louis XIV ou encore le Moyen Age. Il réside en Bourbonnais, tout près de Vichy. Dans une présentation personnelle, il se décrit comme un « explorateur de l’imaginaire » Sa passion de l’écriture est pour lui « semblable à celle d’un aventurier sans cesse en quête de contrées inconnues, de rencontres inoubliables, de péripéties palpitantes ». L’esprit qui anime ses récits est résolument positif « L’action et le suspense se mêlent toujours à l’étonnement et à la tendresse, à l’humour et à la fantaisie ». Son souhait est surtout d’exprimer son amour et son respect indéfectibles de la vie.

DANS LA MÊME SÉRIE

 BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le dimanche 7 avril 2019

 

 

 

 


LA DANSE DES ÉVÊQUES

Mythologie assassine

LA DANSE DES ÉVÊQUES

Commentaire sur le livre d’
ANDRÉ K. BABY

*L’un d’entre eux saisit Okeyev par les pieds, les deux autres
par le torse et les trois le lancèrent, gesticulant, tête première
dans l’escalier. Il déboula cul par-dessus tête, atterrissant sur
le coin d’une marche du milieu de l’escalier, et roula jusqu’en
bas dans un fracas d’os brisés.*
(Extrait : LA DANSE DES ÉVÊQUES, tome 1, LE
SANG DE LA CHIMÈRE, André K. BABY,  Collection
Coulée Noire, Marcel Brocquet éditeur, 2010…
édition numérique, 415 pages)

LE SANG DE LA CHIMÈRE TOME 1 : LA DANSE DES ÉVÊQUES. Le petit village de Saas Fee en suisse, où se trouve entre autres une station de ski, voit sa petite tranquillité fortement bousculée alors qu’on vient de découvrir l’archevêque de Lyon, Mgr Antoine Salvador crucifié et ligoté à un câble de l’Alpin Express. Un deuxième meurtre suit de près. Un autre officier de l’Église. Le policiers inspecteur Thierry Dulac d’Interpol France et une mythologue, Karen Dawson s’engageront dans une course contre la montre pour éviter d’autres meurtres car la façon de faire des assassins rappelle les meurtres en série. La mythologue est là pour tenter d’interpréter l’étrange rituel avec lequel ont procédé les assassins. En fait, l’enquête s’annonce extrêmement complexe, les indices amenant les limiers de fausse piste en fausse piste qui les amèneront toutefois à comprendre les véritables enjeux et les raisons de ces actes horribles et incompréhensibles. Les découvertes qu’ils feront auront de quoi surprendre…

MYTHOLOGIE ASSASSINE
*-J’ai reçu les confessions des assassins de Salvador et Conti.
-Mon Dieu!
Legano, le souffle coupé, porta la main à sa bouche  et se
signa. Le Souverain Pontife s’éclaircit la gorge :
-Jamais, au grand jamais je n’aurais pensé porter un tel
fardeau. Vous comprenez que cette conversation ne
peut continuer.
-Je comprends.
-Je vous demanderais de ne pas sauter aux conclusions.
-Puis-je savoir si ces personnes ont reçu l’absolution?
-Non, vous ne le pouvez pas…*

(Extrait : LA DANSE DES ÉVÊQUES, tome 1, LE SANG DE LA CHIMÈRE)

C’est un thriller, je ne dirais pas haletant, mais quand même rythmé et très intéressant en raison des liens qu’on peut faire avec l’actualité car il est évident pour moi que l’auteur s’est inspiré en partie de faits réels. Je pense entre autres au scandale de la banque italienne Ambrosiano qui a fait une des plus spectaculaires faillites de l’histoire. Cette faillite a suscité un énorme scandale impliquant la mafia et la banque du Vatican. Plusieurs pensent que la mort du pape Jean-Paul premier aurait été liée au scandale Ambrosiano, mais ça reste à prouver. Les faits d’actualité ne sont pas développés comme tels dans la danse des évêques, mais le lien est facile à faire.

Ce petit mélange habile de fiction et de réalité m’a beaucoup plus. C’est venu me chercher rapidement d’autant que l’histoire commence de façon abrupte : un évêque est trouvé crucifié et ligoté au câble d’une installation de téléphérique. Un autre assassinat sordide va suivre puis les meurtres de ce genre s’arrêtent là et c’est l’enquête de Thierry Dulac d’Interpol et Karen Dawson une mythologue qui prendront le relais aux yeux du lecteur qui ira de rebondissement en rebondissement. Je vous laisse découvrir ce qu’une mythologue (qui étudie les mythes historiques et sociaux) vient faire dans l’histoire mais je peux vous dire que c’est extrêmement pertinent.

La petite excursion des policiers de fausse piste en fausse piste les amène de plus en plus haut dans les coulisses du pouvoir non seulement au gouvernement français, mais aussi dans celles du Vatican et même dans les coulisses de la mafia russe et d’une mystérieuse organisation terroriste internationale dans laquelle des gouvernements adhèrent. L’écriture nerveuse d’André K Baby entraîne le lecteur dans les coins obscurs du pouvoir. Et il sait de quoi il parle car il est avocat de formation, il a été procureur de la couronne et directeur juridique d’une multinationale suisse.

Vers la fin de la première moitié, le thriller tourne à la politique-fiction. À partir de ce moment où la fiction chevauche la réalité, on ne décroche plus. La lecture devient addictive et nous entraîne dans les domaines financiers, les sectes, le blanchiment d’argent, le terrorisme, la finance internationale et bien sûr le Vatican. En ce qui concerne l’image du Vatican, l’auteur ne fait pas dans la dentelle. Beaucoup de choses qui semblent incroyables et qui sont à faire peur sont inspirées de faits réels.

En plus d’être très satisfaisant sur le plan du rythme, de la fébrilité de l’écriture, du fil conducteur et du caractère puissant de l’intrigue, les différents éléments s’imbriquant dans le récit, qu’ils relèvent de la fiction ou de la réalité, pousse le lecteur et la lectrice au questionnement, et c’est loin d’être simple : *jusqu’où peut-on aller dans nos agissements au nom de la raison d’état ? Est-ce qu’on peut justifier des meurtres, des                détournements, du terrorisme et j’en passe, au nom de la raison d’État ? Et quelle serait la frontière entre cette justification et la moralité ? Est-ce que la logique de la raison d’état peut nous placer au-dessus des lois ? L’histoire regorge de meurtres, de disparitions et même de massacres au nom de la soi-disant raison d’état. En ce sens, LA DANSE DES ÉVÊQUES vient brasser nos émotions sur la justice, le principe le plus malmené dans le monde.

J’ai aimé ce livre. Il m’a procuré d’intenses moments de lecture. Le sujet est original et l’intrigue est bien ficelée. Le tout est bien équilibré. Ce livre appelle une suite : UN PAPE JUIF. J’ai hâte de voir. Entre temps, on peut en savoir plus sur l’auteur en visitant son site officiel : www.andrekbaby.com

André K. Baby est un auteur canadien né à Montréal le 7 octobre 1941. Après des études en dents de scie au collège Stanislas de Loyola, suivi d’une incursion dans le domaine de l’assurance-vie, il entreprend avec ardeur une carrière juridique. Il gravit rapidement les échelons. D’ailleurs, ses expériences dans le monde parfois intriguant du droit juridique international servent de toile de fond dans son tout premier roman : LA DANSE DES ÉVÊQUES, tome 1, LE SANG DE LA CHIMÈRE. Actuellement, au moment d’écrire ces lignes, l’auteur travaille sur la suite, le tome 2 : UN PAPE JUIF. Vous pouvez visiter son site internet au www.andrekbaby.com Vous pourrez y lire entre une entrevue pas mal intéressante.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le dimanche 24 mars 2019

L’APPÂT

Le net pas net

L’APPÂT

Commentaire sur le livre de
SYLVIE G.

*-Maman, quelqu’un doit arrêter
ces fous et je pense que je peux
le faire.*
(Extrait : L’APPÂT, Les enquêtes de
Kelly, McDade, Sylvie G., Boomerang
éditeur, jeunesse, 2015, numérique,
324 pages.)

L’APPÂT raconte l’histoire de Kelly Mc Dade, une adolescente de 17 ans. Kelly prévoyait une rentrée scolaire excitante mais son année sera bien différente de celle qu’elle avait imaginé. En tentant de comprendre ce qui se cache derrière l’étrange métamorphose de son amie Jasmine, elle se retrouvera impliquée dans une enquête criminelle et devra faire face à des cyberprédateurs. Heureusement, elle sera secondée par un bel enquêteur…Au départ Kelly découvre que Jasmine vit très péniblement sa séparation avec son petit ami. Elle semble changée. Ajoutons à cela la directrice adjointe qui semble bien avoir disparu et d’autres bizarreries vont se rajoutées. Kelly veut en avoir le cœur net. Voici donc la première enquête de Kelly McDade, un personnage qui pourrait bien devenir récurant dans l’œuvre de Sylvie G.

LE NET PAS NET

*«David est un type que j’ai connu sur internet. J’ai discuté
longtemps avec lui sans jamais avoir l’occasion de le
rencontrer. Malgré tout, nos conversations ont pris une
direction un peu inattendue. Pour moi,  en tout cas, ce
l’était. Je voulais le voir, mais il remettait constamment
notre rendez-vous. Pour des raisons que je comprends
maintenant.*
(Extrait : L’APPÂT)

 C’est un livre qui pourrait plaire aux jeunes en fin d’adolescence et aux jeunes adultes. Dans L’APPÂT, Sylvie G. introduit un sympathique personnage dans un genre relativement nouveau en littérature : le *policier-jeunesse* : il s’agit de Kelly McDade, une jeune fille de 17 ans qui ressemble à beaucoup de jeunes filles de son âge : elle est énergique, enjouée, sensible à sa famille et elle accorde une grande importance à l’amitié. Comme vous voyez, ce ne sont pas des qualités exclusivement féminines. C’est un point fort du roman, les jeunes vont se reconnaître.

Le fil conducteur du récit est à la fois solide et simple : une de ses meilleures amies, Jasmine subit une transformation. Kelly veut tout savoir sur cette bizarre métamorphose et enquête au moins pour savoir comment aider son ami. Il se trouve que la mère de Kelly est officier-inspecteur de police et parmi ses employés, il y a Derek, un adonis de 22 ans qui fait la connaissance de Kelly…les deux ont le coup de foudre. (La différence d’âge se banalise au fil du récit.) Vous devinez donc que les enquêtes s’imbriquent les unes dans les autres.

Il y a des éléments que je trouve surréalistes dans ce récit, par exemple, la maturité de Derek qui est un peu poussée pour son âge. Ensuite, il y a l’omniprésence de Kelly, elle est partout et souvent comme par hasard. Je trouve aussi surréaliste qu’une jeune fille de 17 ans serve d’appât et objet d’infiltration en se mettant en danger de mort malgré les précautions prises.

Ce qui m’a le plus irrité dans L’APPÂT c’est la relation entre Derek et Kelly qui prend presque toute la place dans les deux premiers tiers du livre. Ce bouquet romantique met l’enquête dans l’ombre un peu trop à mon goût. J’ose croire que Sylvie G. prend bien son temps pour exposer le profil psychologique et sentimental de ses personnages étant donné que L’APPÂT inaugure une série sous le titre LES ENQUÊTES DE KELLY McDADE. Je peux espérer donc que cet aspect sera réduit sans être nécessairement occulté du moment que l’intrigue n’est pas noyée.

Malgré tout, dans mon rapport de forces et de faiblesses, L’APPÂT se positionne très bien. Il y a beaucoup de points forts : Les personnages sont attachants, je pense entre autres à Jason, un collègue de Derek, un petit comique qui apporte un bel équilibre à l’ensemble, à part peut-être les nombreux tête-à-tête entre Kelly et Derek, il n’y a pas de longueurs. La plume est fluide, c’est agréable à lire. Le troisième tiers du livre est venu m’accrocher, comme quoi il vaut la peine d’être patient. L’épisode où Kelly sert d’appât est particulièrement bien fignolé. Si je suis devenu presque aussi nerveux que Kelly, c’est que l’auteure a provoqué l’émotion en maintenant pendant un long moment une évidente intensité dramatique.

Enfin, dans L’APPÂT, sans être moralisatrice, l’auteure introduit un sérieux objet de réflexion. Il s’agit de la cyberprédation, ce cercle infernal dans lequel Jasmine est prise. Ça fait réfléchir car c’est un cercle qui se referme sur la victime comme un étau. La cyberprédation a de redoutables corolaires : trafic humain, prostitution, drogue, violence. Rencontres virtuelles égalent danger. Le récit met en perspective la fragilité de l’adolescence et Jasmine en est le plus bel exemple.

C’est l’aspect le plus positif du livre : le message qu’il passe et la façon dont il passe. Là-dessus je pense que Sylvie G. a réussi son coup. Je déplore un peu le côté fleur bleue agaçant qui caractérise le récit dans les deux premiers tiers. Mais il y a suffisamment de points positifs pour faire de ce livre un succès en librairie. J’ai hâte de voir le prochain tome et de connaître le prochain sujet développé. C’est donc à surveiller et entre temps je vous invite à lire L’APPÂT.

Sylvie G. est une auteure québécoise. Depuis longtemps, elle met sur papier tout ce qui lui passe par la tête…prélude à sa passion pour l’écriture. Sylvie G. est intervenante auprès des jeunes en difficulté. C’est en grande partie ce qui lui a donné l’idée d’écrire. Passionnée de psychologie et armée de son expérience en relation d’aide avec les jeunes, elle a créé des personnages attachants dont Kelly McDade, une adolescente sympathique qui aime aller au fonds des choses et qui a une âme d’investigatrice. Sylvie G développe donc des romans à saveur préventive, c’est-à-dire qui visent à outiller les jeunes pour les aider à faire des choix éclairés. Dans l’appât, il est question de cyberprédation, dans ses prochains romans, elle développera entre autres, la drogue, le viol, l’intimidation. Sylvie G. a du pain sur la planche et Kelly aussi…

 BONNE LECTURE
JAILU/CLAUDE LAMBERT
JANVIER 2018