LES CONTES D’ANDERSEN

Les enseignements de l'anticonte

LES CONTES D’ANDERSEN

Commentaire sur un recueil de contes sélectionnés de
HANS CHRISTIAN ANDERSEN

*Jamais la grand-mère n’avait été si grande ni si belle.
Elle prit la petite fille sur son bras, et toutes les deux
s’envolèrent joyeuses au milieu de ce rayonnement, si
haut, si haut, qu’il n’y avait plus ni froid, ni faim ni
angoisse; elles étaient chez Dieu.*
(Extrait : LA PETITES FILLES AUX ALLUMETTES, LES CONTES
D’ANDERSEN, Hans Christian Andersen, Des contes
sélectionnés ont été réédités en numérique par Storylab
Éditions en juin 2011)

Les contes d’Andersen figurent parmi les histoires les plus célèbres dans le monde entier destinées aux enfants. Ce recueil regroupe les histoires considérées les meilleures par l’éditeur. La plupart ont été adaptées au cinéma par Disney.

«…Les contes d’Andersen n’offrent pas seulement quelques descriptions de tableaux pittoresques, de péripéties saisissantes ou de personnages originaux, ils ouvrent comme une source de vie, de pensées et de réflexions sur la vie et la destinée humaine…» Étienne de Havenard,
traducteur, (1873-1952)

LES ENSEIGNEMENTS DE L’ANTICONTE
*«Me voilà devenu broche! Dit l’aiguille.
Je savais bien que j’arriverais à de
grands honneurs. Lorsqu’on est quelque
chose, on ne peut manquer de devenir
quelque chose. »*
(Extrait : LA GROSSE AIGUILLE, LES CONTES D’ANDERSEN)

 Les contes d’Andersen constituent pour moi un véritable relent d’enfance. Je les ai lus bien avant les contes de Perrault ou de Grimm et même avant les fables de La Fontaine. Ma relecture d’une partie de ces contes m’a permis d’en savourer toute la richesse et avec le recul du temps et l’âge aidant, j’ai pu apprécier toute la dimension dramatique de ces contes et leur caractère humain.

En effet, ce qui m’a accroché dans les contes d’Andersen c’est, insérée ici et là, une certaine dose de cynisme, de tragédie. J’y ai vu peu de fantastique comme on en trouve dans les contes classiques comme CENDRILLON, LA BELLE AU BOIS DORMANT, LE PETIT POUCET et autres contes du grand Charles Perreault. J’ai ressenti toutefois du merveilleux, un amalgame de rêves et de cauchemars…des flèches qui ont pour cible nos émotions et notre sensibilité. Les contes d’Andersen ont quelque chose de bouleversant qui colle peut-être un peu plus avec les dualités de la vie : espoir-désespoir, misère-abondance, pauvreté-richesse, philanthropie-misanthropie, haine-amour. Je me suis senti loin du surréalisme qui caractérise par exemple les contes de Jacob et Wilhelm Grimm comme Blanche-Neige, le Petit Chaperon rouge ou LA BELLE AU BOIS DORMANT (version modifiée du conte de Perrault mais qui, au final, revient au même…je sais, c’est très personnel comme opinion).

Parce qu’on appelle ces textes d’Andersen des contes, ça m’a fait tout drôle d’y découvrir la finalité dans le malheur comme DANS LA PETITE FILLE AUX ALLUMETTES dont l’amertume et l’expression de malheur qui s’en dégage m’ont bouleversé et qui pourtant demeure un grand classique des contes. Pour donner un autre exemple, que dire de LA PETITE SIRÈNE qui sombre dans un amour impossible, malheureux et dont le destin passe par une solution de violence qu’elle n’est pas sûre d’adopter : *…Elle nous a donné un couteau bien affilé que voici. Avant le lever du soleil, il faut que tu l’enfonces dans le cœur du prince et, lorsque son sang encore chaud tombera sur tes pieds, ils se joindront et se changeront en une queue de poisson. Tu redeviendras sirène…avant le lever du soleil, il faut que l’un de vous deux meure. Tue-le et reviens ! * (extrait) Soit dit en passant, ce conte, entre autres, a été superbement dénaturé par le cinéma.

Andersen a soumis tous ses héros à l’épreuve mais ils ne sont pas tous soumis à la morale. Plusieurs destins sont une véritable tragédie. On dit de Christian Hans Andersen, celui qu’Alexandre Dumas appelait * l’aimable poète danois * qu’il avait une personnalité attachante d’une part mais étrange d’autre part. Ses écrits lui ont valu une extraordinaire notoriété. Peut-être a-t-il voulu mordre dans la vie pour enterrer définitivement sa vie d’enfant pauvre et méprisé. Il a été balloté par les dualités de la vie et ça se ressent dans le texte. Le merveilleux passe par l’épreuve ce qui revient à dire «mérite ton bonheur» Oserais-je prêté à ses écrits des prétentions autobiographiques? Peut-être.

Proches des réalités humaines, les contes d’Andersen conservent une extraordinaire actualité. Plusieurs pensent qu’ils ne sont pas destinés aux enfants. Moi je crois qu’ils sont destinés à tout le monde. Ne vous inquiétez pas pour les enfants. Inquiétez-vous plutôt de leur addiction aux jeux vidéo. Les contes d’Andersen sont un trésor d’imagination, d’inventivité et de beauté. Ils étaient pour moi dans le temps, un chef d’œuvre. Ça reste aujourd’hui un chef d’œuvre.

Hans Christian Andersen (1805-1875) est un célèbre écrivain et conteur d’origine danoise, il est d’ailleurs considéré comme le symbole du génie populaire nordique. Il est friand d’œuvres littéraires telles celles de Ludvig Holberg et William Shakespeare. Malgré tout, son rêve premier est de devenir chanteur d’opéra et, pour cela, il part à Copenhague en septembre 1819. Il essuiera un cruel échec. 1822 marquera un tournant pour Andersen alors qu’il commence la publication de ses premiers textes. Il a son premier succès, notamment en 1830 avec Promenade du canal de Holmen à la pointe orientale d’Amagre. Il écrit ensuite d’autres romans à forte tendance autobiographique ainsi que des poèmes, des pièces de théâtre et des récits de voyage.

 Mais, c’est dans la période de 1832 à 1842 qu’il publie ce qui établira définitivement sa notoriété : Des contes…des contes qui n’ont jamais été destinés aux enfants et pourtant ce sont les enfants qui ont été les plus fervents lecteurs de son œuvre. Walt Disney a fait d’ailleurs plusieurs adaptations, libres, pour plusieurs, c’est du moins mon opinion. Cette période de grande inspiration culminera avec la rencontre d’Andersen avec Charles Dickens qui fit de son personnage « Uriah Heep » le portrait exact de Hans Christian Andersen. Les contes et histoires de Hans Christian Andersen sont traduits dans plus de quatre-vingts langues et pays du monde entier, et inspire encore aujourd’hui les artistes tout en émerveillant petits et grands.

LES CONTES D’ANDERSEN AU CINÉMA


La Petite Sirène est le 36? long-métrage d’animation est le 28? « Classique d’animation » des studios Disney. Sorti en 1989, il s’inspire du conte du même nom de Hans Christian Andersen, publié en 1836.
(d’après Wikipédia)

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le samedi 14 septembre 2019

 

 

 

 

 

BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS

UN BOUILLON D'ÉMOTIONS

BOUILLON DE POULET
pour l’âme des Québécois

Commentaire sur le livre de
Jack Canfield, Mark Victor Hansen et Sylvain Dion

*J’entends une voix calme et douce qui me chante à l’oreille :
«Bonjour Lise, tu dois bien savoir pourquoi je t’appelle
aujourd’hui?» Et il ajoute cette phrase tant attendue : «LISE,

ON A UN DONNEUR POUR TOI.»*
(Extrait : BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS,
Jack Canfield, Mark V. Hansen, Sylvain Dion, Béliveau Éditeur, 2014,
édition de papier, 430 pages)

BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS est un recueil de 106 courts témoignages et histoires vraies réunis par Jack Canfield et Mark Victor Hansen qui ont créé la série BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME, ainsi que Sylvain Dion. Ces textes atteignent un objectif de développement personnel en plus de présenter une vaste mosaïque de la vie des québécois et québécoise. Ces histoires sont vraies, inspirées du quotidien, tantôt heureuses, tantôt dramatiques, tantôt comiques mais toujours touchantes et inspirantes. Elles ont toutes été écrites par des québécois. Sylvain Dion réalise ainsi son rêve de publier le premier livre de la série BOUILLON DE POULET dans une langue originale autre que l’anglais, donc un livre qui n’est pas une traduction et qui réunit des histoires qui ont comme thème commun l’impact de nos relations avec les autres.

Un bouillon d’émotions
*Parfois, il nous arrive des évènements
qui nous semblent insurmontables mais
Qui, selon moi, nous arrivent pour nous
permettre d’ajuster notre vie de façon
plus positive.*
(Extrait : MA PETITE HISTOIRE de Maurice
Robitaille, du recueil BOUILLON DE POULET
POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS.)

POUR L’ÂME… 

Quand j’étais petit, nos grand-mères considéraient le bouillon de poulet comme une panacée à un tas de bobos : grippe, rhume, nervosité, anxiété, tension musculaire, indigestion, migraines, convalescence et j’en passe. Le bouillon de poulet réchauffait les frileux, apaisait les tensions, réconfortait l’âme et l’esprit. D’une façon plus scientifique, on disait que le bouillon de poulet était bénéfique pour les problèmes articulaires et osseux, pour la peau, les problèmes intestinaux passagers. La plupart des vertus thérapeutiques du bouillon de poulet ont été confirmées avec le temps. Le bouillon de poulet est donc devenu avec le temps un symbole de réconfort tant sur le plan physique que sur le plan psychologique.

Se basant sur cette réalité et sur la formule BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME de Canfield et Hansen, Sylvain Dion a eu l’idée de réunir des petits textes touchant l’âme et réchauffant le cœur. Des expériences de vies, des textes québécois pure laine.

DES QUÉBÉCOIS 

Les petits textes réunis dans ce livre viennent de toutes les régions du Québec. Elles ont plusieurs points en commun : elles sont vraies, elles sont résolument positives, elles sont inspirantes, réchauffent l’âme et c’est sans doute vrai pour tout le monde, mais en ce qui me concerne, ces témoignages brassent les émotions. L’ensemble des textes reflète la vie au Québec et tout ce que l’être humain est capable d’offrir en matière d’empathie, d’altruisme et de partage. Plusieurs de ces histoires peuvent amener les lecteurs à penser différemment sur la valeur de la vie et sur la façon de surmonter les obstacles.

Il est difficile de critiquer un tel livre. Cent six histoires courtes écrites par autant de personnes. C’est un recueil de témoignages, des faits authentiques qui se sont déroulés au quatre coins du Québec…un partage d’expériences, de souvenirs. Des thèmes universels comme l’amour, la famille, le courage et la réalisation de ses rêves nous amène à nous questionner et à réfléchir sur ce qui compte vraiment dans la vie : *Je sais aujourd’hui qu’il est important de suivre son instinct et de ne pas avoir peur du changement. La vie nous amène toujours vers quelque chose de plus grand…il faut faire confiance au lieu de résister au changement. Si un échec survient, c’est pour nous amener à prendre conscience de ce qui nous entoure, afin de mieux nous épanouir par la suite.* (Extrait, BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS, texte : MA PETITE HISTOIRE, par Maurice Robitaille)

Voilà. Ce que je peux dire, c’est que c’est un livre positif *mur à mur*. Beaucoup d’éléments amènent au développement personnel et ça vient nous rappeler que tout n’est pas noir dans la vie, qu’il y a du bon en nous, autour de nous et chez les autres. Il faut prendre ce livre pour ce qu’il est vraiment un recueil de témoignages qui nous outille pour mieux faire face à la vie et à notre propre développement.

Pour terminer, je vous ferais part d’un avis très personnel. Pour moi BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME ne devrait pas être lu d’un seul coup. C’est un livre étourdissant qui réunit plus d’une centaine de témoignages arrivant à peu près aux mêmes conclusions, mais de différentes façons. J’ai eu une petite impression de redondance, et je dois gérer une tempête d’émotions. Moi je suggère évidemment de lire le livre au complet car il est évident que chaque texte est une expérience et mérite d’être lu. Mais il faut le lire à petite dose, par épisode. Il pourrait faire une petite diversion dans vos lectures.

Imaginez qu’on vous sert un bouillon de poulet brûlant. Vous le humez, soufflez un peu dessus, le gouttez du bout de la langue, soufflez à nouveau, le posez sur une table et vous y revenez par la suite. Vous buvez lentement et vous savourez. Je pense que c’est de la même façon que vous devez lire BOUILLON DE POULET POUR L’ÂME DES QUÉBÉCOIS afin d’en tirer un maximum de satisfaction.


        Jack Canfield             Mark Victor Hansen             Sylvain Dion

QUELQUES AUTRES BOUILLONS

BONNE LECTURE
JAILU
6 novembre 2016