Des chiens, de la campagne, de l’amour, et un tueur en série

Si je te retrouvais de Nora Roberts

Eh bien voilà… Il fallait bien que ça arrive un jour. Pour la première fois en 7 ans avec Québec Loisir, je n’ai pas reçu ce que j’avais commandé. En ouvrant la boîte j’ai découvert une petite brique dont l’auteur et la couverture ne me disait rien du tout. Par curiosité plus que par lâcheté, j’ai décidé de conserver le livre plutôt que de le retourner. Après tout, des découvertes fantastiques ont été faites en partant d’une erreur!

Si je te retrouvais, de Nora Roberts

Fiona Bristow mène une vie idyllique sur une île au large de seattle avec ses trois labradors. Dans sa jolie maison campagnarde, elle dirige son centre de dressage canin et reçoit des clients d’un peu partout. Quelques années plus tôt, elle a été kidnappée par un tueur en série. Par miracle elle a pu s’échapper, mais le tueur s’est vengé en assassinant son fiancé, ce qui a conduit à son arrestation. Après des années difficiles, Fiona a enfin pu retrouver la paix dont elle avait besoin pour se reconstruire après ce cauchemar.  C’est alors qu’entre dans sa vie Simon Doyle, un homme plutôt froid et  asocial devenu propriétaire malgré lui d’un chien incontrôlable. Une chimie se crée entre ces deux personnes aux caractères particulièrement opposés. Puis se produit des événements inquiétants: une série de meurtres sont commis en suivant exactement les mêmes méthodes que le kidnappeur de Fiona. Et tout indique que le tueur se rapproche d’elle.

Il serait très facile de ne pas aimer ce livre. Une recherche rapide a confirmé mes doutes: Nora Roberts a une sérieuse bibliographie de romans d’amour et de thrillers psychologique. Du coup ça explique pourquoi l’intrigue amoureuse et les états d’âme de Fiona prennent autant de place. Beaucoup de -je t’aime -moi non plus mais pas trop à l’eau de rose heureusement. Ça peut tout de même devenir vite ennuyeux quand on aime pas le genre.

En ce qui me concerne, trois éléments m’ont fait accrocher suffisamment longtemps pour que je veuille le finir. Dans la première partie du livre,  Fiona dirige une équipe de recherche afin de retrouver un enfant égaré. Il est beaucoup question de dressage, de comportement et de psychologie canine. Moi qui veut un berger ou un retriever depuis des années, j’en ai rêvé un coup! L’histoire se déroule à la campagne, au travers de forêt,  de clairières et  de prairies, encore de quoi me faire rêvasser. Et finalement la petite intrigue policière est somme toute assez intéressante.

Comme vous voyez c’est plutôt subjectif. Les chiens, la campagne et le meurtrier m’ont aidé à passer au travers des histoires de couple des deux personnages principaux, et de ne pas regretter la lecture de ce livre de 600 pages. Enfin j’ai trouvé que Nora Roberts manipule bien les dialogues, qu’elle utilise en abondance. Elle réussit aussi à bien nous représenter les lieux, sans se lancer dans des phases descriptives interminables.

magazine ANIMAL (qc) Avril 2013

Phenixgoglu
Avril 2013

Poules, Poulets, Oies, Canards… miam miam!

Poules, Poulets, Oies, Canards de Marie-Theres Estermann

ppoc


Un jour, dans quelques années, je vais élever des canards et des poules pondeuses… vous verrez! En attendant… eh bien je me documente. 

Je trouve que les infos sur le sujet sont plutôt éparpillées. J’ai donc acheté “Poules, Poulets, Oies, Canards – Guide de l’élevage amateur” écrit par Marie-Theres Estermann (qui ne semble pas avoir publié autre chose que ce livre). Il s’agit d’un petit livre de 128 pages bien agrémenté de photos et de schémas. Il est bien écrit en général, à l’exception de quelques grossières erreurs de traduction (l’ouvrage d’origine est en allemand). Personnellement ici ça me gène pas trop mais Les Éditions Ulmer devraient tout de même avoir honte!

L’auteure insiste la-dessus: l’élevage de la volaille est un apprentissage quotidien. Peu importe à quel point on se documente, il manquera toujours quelque chose qu’aucun ouvrage ne pourra apporter: l’expérience. Je crois bien que ce livre pourrais suffire pour démarrer un petit élevage, peut-être de façon maladroite au début, mais tout de même satisfaisante. Des questions précises surviendront à coup sûr: là il faudra pousser les recherches sur les forums, auprès d’éleveurs expérimentés. L’information dans le livre est dense et technique, pas de temps perdu avec les sentiments.

“Poules, Poulets, Oies, Canards” parle en fait surtout de l’élevage des poules et poulets. Les sections “oies” et “canards” sont intéressantes mais me semblent incomplètes, bien que l’auteure spécifie que l’élevage de ces volailles est très simple. Je vais commander un livre spécifiquement dédié à ces oiseaux aquatiques et on verra bien. 

Même si je n’aurai pas l’occasion d’élever de la volaille avant quelques années, j’ai bien aimé ce livre pour son aspect concis et généraliste. Aussi, les nombreux schémas et tableaux en font un ouvrage de référence très utile qu’il sera bon de consulter régulièrement (Je pense surtout au tableau final qui regroupe des chiffres a connaître tels que la consommation de nourriture par an, la productivité moyenne d’œufs par an, le ratio mâles-femelles, etc…)

Pour finir je le conseil à ceux qui démarrent un petit élevage amateur qui tient presque autant du loisir que de la productivité, et le déconseille à ceux qui ont un but très précis ou ambitieux (Élevage de masse, gavage, concours).

Phenixgoglu
Octobre 2012

(En complément…)