LA MORT EST MON MÉTIER

LE ZÈLE D'UN MONSTRE

LA MORT EST MON MÉTIER

Commentaire sur le livre de
ROBERT MERLE

*Le Reichsführer bougea la tête et le bas de
son visage s’éclaira. Le Führer, dit-il d’une
voix nette, a ordonné la solution définitive
du problème juif en Europe. Il fit une pause
et ajouta : vous avez été choisi pour exécuter
cette tâche.*
(Extrait : LA MORT EST MON MÉTIER, Robert Merle,
Gallimard, 1952, édition numérique, 275 pages.
Réédition, mars 2001)

LA MORT EST MON MÉTIER est l’histoire de Rudolph Höss, rebaptisé Rudolph Lang dans le récit, commandant du tristement célèbre camp d’auschwitz-Birkenau, nommé à juste titre LE CAMP DE LA MORT. L’auteur reconstitue la vie de ce soldat allemand endoctriné et finalement reconverti dans la SS, jusqu’à son arrestation en 1946. Ce récit est inspiré du témoignage, écrit en prison, de l’authentique commandant d’Auschwitz Rudolph Höss, devenu le rouage implacable d’une machine qu’il n’a jamais été intéressé à comprendre puisqu’il avait été *dressé* à suivre les ordres, qu’ils lui plaisent ou pas. Cette obéissance aveugle et démesurée a permis au futur tortionnaire de monter rapidement en grade Il ne pouvait rien arriver de pire.  Dans ce récit extrêmement dur, Robert Merle nous explique, de façon très directe, comment un homme peut devenir un monstre…rien de moins.

LE ZÈLE D’UN MONSTRE
*Un gros camion stationnait, l’arrière tout près
de la baraque. Un tuyau, fixé à son pot
d’échappement, s’élevait verticalement, puis
faisait un coude et pénétrait dans la baraque
à hauteur du plafond. Le moteur tournait…*
(Extrait : LA MORT EST MON MÉTIER)

LA MORT EST MON MÉTIER réunit les pseudo-mémoires de Rudolph Hess, commandant du camp de concentration et d’extermination d’auschwitz pendant la seconde guerre mondiale. On sait que sur le plan littéraire, le sujet est très usé. Le livre a été écrit en 1952, on y a ajouté une préface en 1972. Dans sa préface, Robert Merle le dit lui-même, il est à contre-courant et il est fort probable que dans l’esprit de nombreux lecteurs, le livre présente un caractère résolument démodé.

Je dirais toutefois que le livre a un cachet particulier. Je sais que la corde est extrêmement sensible puisqu’elle implique une tare historique honteuse qui exerce encore une certaine hantise de nos jours. Merle a voulu mettre en perspective l’extrême froideur, voire l’indifférence avec laquelle Hess (Lang dans le récit) a pu organiser la mort de millions de juifs comme on organise un tournoi sous le seul prétexte qu’il obéissait à l’ordre de son supérieur direct encore plus tordu : Himmler.

Impossible de s’attacher à un tel personnage : froid, distant, indifférent, dépourvu d’empathie. Lang avait été choisi pour ses *rares qualités de conscience*. C’était une façon de dire qu’il n’avait aucune conscience dans les faits. Il n’accordait en effet aucune importance à la morale, tuant des millions d’êtres humains avec un incroyable détachement comme en fait foi cet extrait :

*À un moment donné, le procureur s’écria : «Vous avez tué 3 millions et demi de personnes»! Je réclamai la parole et je dis : «je vous demande pardon, je n’en ai tué que 2 millions et demi». Il y eut alors des murmures dans la salle et le procureur s’écria que je devrais avoir honte de mon cynisme. Je n’avais rien fait d’autre, pourtant, que rectifier un chiffre inexact.* (Extrait) La seule chose qui comptait pour Lang était d’obéir aux ordres…une excuse qui a la vie dure depuis que le monde est monde.

Ce livre n’a pas été écrit pour les âmes sensibles à cause du sujet traité et parce que son style est très direct, même cru par moment. La forme littéraire étant autobiographique, on y découvre l’enfance de Lang, son environnement social, sa transformation d’adulte…un petit caractère malsain y est omniprésent. Vers la fin, le rythme est accéléré et beaucoup de détails sont escamotés. Je ne crois pas que beaucoup s’en plaignent.

Ce n’est pas la trouvaille du siècle, mais c’est un livre intéressant qui ouvre la voie à une certaine réflexion. Il pourrait en effet faire partie d’un *choix de réponse* à une question qu’on se pose depuis la nuit des temps : COMMENT PEUT-ON DEVENIR UN MONSTRE? Atavisme? Maladie mentale? Enfance pénible? Conditionnement mental? Et puisqu’il est question d’un homme qui disait ne pas pouvoir se permettre d’être ému, le livre sous-tend une réflexion intéressante qui débouche sur une question que doivent parfois se poser les militaires : Peut-on se permettre de refuser d’obéir à un ordre qui échappe à tout bon sens?

Un intéressant regard sur les motivations d’un des plus grands assassins des temps modernes.

Robert Merle (1908-2004) est un auteur français d’origine algérienne. Titulaire d’une licence de philosophie, il avait consacré sa thèse de doctorat à Oscar Wilde. Il est devenu par la suite professeur dans différents lycées dont celui de Neuilly-Sur-Seine où il a fait la connaissance de Jean-Paul Sartre. En 1944, il devient Maître de conférences et exercera en différents endroits dont Nanterre dont il s’est inspiré pour son roman DERRIÈRE LA VITRE.  Son œuvre majeure demeure la grande saga FORTUNE DE FRANCE, une autobiographie romancée en 13 tomes. En 2008, le fils de Robert Merle, Pierre, a publié une volumineuse biographie : ROBERT MERLE UNE VIE DE PASSION publiée aux Éditions de l’Aube.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le dimanche 7 janvier 2018

ET DIEU CRÉA LES BEATLES

LES SECRETS D'UNE ALCHIMIE MUSICALE

ET DIEU CRÉA LES BEATLES

Commentaire sur le livre de
DANIEL ICHBIAH

Après la sortie de *SHE LOVES YOU*…
*Le 31 octobre, le groupe débarque à Londres après avoir passé une semaine en Suède. À la stupéfaction générale, ils découvrent qu’une foule tumultueuse les attend.
Les Beatles ne parviennent aucunement à expliquer ce qui a pu expliquer une telle frénésie.
«Nous n’en savons rien, dira Lennon. On nous pose cette question mais nous n’en avons aucune idée. Je ne pense pas que quiconque détienne une telle réponse»*
(Extrait : ET DIEU CRÉA LES BEATLES, Daniel Ichbiah, Édition Les Carnetl’ics de l’Info, 150 pages, édition numérique, 2009)

La discographie remasteurisée des Beatles étant disponible sur le marché, une nouvelle génération découvre l’incroyable talent mélodique de ce quatuor anglais dont la liste de chansons entrées dans la légende est incroyablement longue. Pourtant la carrière du groupe a été courte. Entre juin 1962 et janvier 1970, les Beatles ont bâti une œuvre d’une étonnante richesse. ET DIEU CRÉA LES BEATLES raconte la saga des Beatles depuis ses tout débuts. Tous les albums du groupe sont analysés en détail. Daniel Ichbiah évoque les facteurs qui ont permis une éclosion aussi extraordinaire en tenant compte bien sûr de l’atmosphère débridée des sixties. Il évoque la rencontre de deux génies de la composition qui va marquer à jamais l’histoire de la musique : John Lennon et Paul McCarthy, et bien sûr, l’œuvre du légendaire orchestrateur : Georges Martin. Une histoire extraordinaire…

 Les Secrets d’une alchimie musicale
*Au fond, il faudra peut-être des millénaires
pour que la civilisation absorbe la quintessence
de cette œuvre magnanime. Ou bien alors…
ou bien encore… Se pourrait-il que l’œuvre des
Beatles ait passé un pacte avec l’éternité?*
(Extrait de l’introduction à ET DIEU CRÉA LES BEATLES)

Je n’ai jamais été un inconditionnel des Beatles, mais j’ai toujours été intrigué par l’incroyable succès que le FABFOUR a connu à l’échelle planétaire. En fait, j’ai commencé à apprécier les Beatles au milieu des années 60 alors que l’influence du *folk song* commençait à se faire sentir dans certaines de leurs chansons. Il devait être difficile, même dans les sixties, d’échapper à l’influence de groupes ou de chanteurs bien implantés…Mamas and the Papas, Peter and Gordon, Donovan et Bob Dylan en particulier…ou encore d’échapper à la montée graduelle de groupes émergents comme les Rolling Stones, Animals, Emerson Lake and Palmer, Credence clearwater Revival, Led Zeperlin et j’en passe bien sûr.

En lisant ET DIEU CRÉA LES BEATLES, je ne m’attendais pas à une explication satisfaisante sur le fait que les Beatles soient devenus en si peu de temps des légendes vivantes. Leurs disques se vendent encore et il y a une recrudescence des ventes suites à la remasteurisation de leur œuvre. À ce chapitre, l’auteur, Daniel Ichbiah n’a fait que me confirmer que l’incroyable succès des Beatles est hors de toute compréhension.

C’est sur les plans anecdotiques et analytiques que le livre est venu me chercher. Pour nous aider à comprendre comment quatre jeunes hommes qui, pris séparément, n’avaient rien d’exceptionnel aient pu créer autant de chansons majeures en si peu de temps, influençant à vie la musique pop et rock, Ichbiah n’avait pas le choix, il devait passer en revue et analyser différents facteurs : l’atmosphère un peu débridée des sixties, la fusion intellectuelle et artistique de deux maîtres de la composition : John Lennon et Paul McCartney, les personnages-clés qui ont encadré les Beatles dont l’orchestrateur de génie George Martin, surnommé le cinquième Beatle, la chimie qui a soudé les membres du quatuor. Ichbiah complète le tout par une analyse méticuleuse de chaque album et de plusieurs chansons phares.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, en particulier son caractère anecdotique. Je croyais tout savoir des Beatles. J’ai bien vu qu’il y a toujours moyen d’en savoir plus. J’ai lu entre autres beaucoup de détails intéressants sur les évènements qui ont amené la création des Beatles. Mais j’ai été surtout surpris par l’analyse de la chaîne d’évènements qui ont conduit à la dissolution du quatuor incluant l’influence destructrice de Yoko Ono et l’incompétence ou l’honnêteté douteuse de certains gérants. Je devine aussi que l’auteur est allé au-delà des souhaits des lecteurs et lectrices en y allant d’une description des carrières solos de Paul McCartney, John Lennon, George Harrison et Ringo Star ainsi que sur leurs albums, les producteurs et sur les nombreux artistes qui ont enregistré des reprises de chansons des Beatles. Enfin, j’ai appris des détails très intéressants sur la carrière cinématographique des Beatles.

Même s’il ne peut pas expliquer comment le quatuor a fait pour bâtir une œuvre aussi extraordinaire en si peu de temps, 1962 à 1970, Ichbiah a enrichi son récit d’une grande quantité d’anecdotes sympathiques, ce qui, ajouté à la genèse des chansons rend la lecture du livre très agréable. Je mets un tout petit bémol parce qu’à plusieurs reprises dans le dernier quart du volume, l’auteur sous-entend que vers la fin, les Beatles deviendront graduellement dépassés, spécialement après la production d’un des plus purs chefs d’œuvre du FABFOUR : SGT. PEPPER’S LONELY HEARTS CLUB BAND. Dépassés peut-être, mais dépassés par quoi? Ils n’ont jamais cessé de vendre des disques et d’être réclamés partout, même après leur dissolution. C’est un peu paradoxal. Mais je ne peux pas vraiment blâmer Daniel Ichbiah d’avoir évité d’expliquer l’inexplicable. J’aurais simplement souhaité me mettre quelques hypothèses sous la dent pour m’aider à comprendre comment quatre musiciens chanteurs peuvent être adulés de toute une planète. Je ne suis même pas sûr qu’on se soit posé la même question pour d’autres phénomènes comme Elvis Presley par exemple.

Je n’irais pas jusqu’à qualifier ET DIEU CRÉA LES BEATLES de livre extraordinaire. Il ne m’a pas apporté de révélations capitales mais c’est quand même un livre original, agréable à lire avec l’accent mis sur l’analyse des chansons et des albums et par la bande, sur l’état d’esprit des auteurs-compositeurs. Je crois qu’ichbiah n’a rien négligé dans sa recherche et qu’il nous propose un ouvrage très bien documenté. À tout ce que j’ai déjà dit s’ajoute des détails qui rendent l’ouvrage exhaustif : comment le groupe s’est construit? Avait-il une intimité? Quelles étaient les relations entre les membres du groupe et pourquoi se sont-elles à ce point envenimées, précipitant la chute du quatuor. À ce titre, Ichbiah livre des détails très signifiants sur le rôle des femmes, les conjointes des Beatles et spécialement sur la ténébreuse Yoko Ono. J’ai été particulièrement impressionné par les détails contextuels sur les années 60 : les tendances, l’ambiance sociale entre autres.

Voilà. Je pense que, comme moi, vous apprécierez la lecture de ET DIEU CRÉA LES BEATLES. C’est une biographie qui a réussi à m’atteindre, moi qui n’ai jamais été un inconditionnel des Beatles. Je suppose donc qu’elle ravira les passionnés du quatuor…livre d’autant intéressant qu’étrangement son sous-titre est plus révélateur que le titre : alchimie…magie sous-entendue, inexpliqué enrobé….légende adulée…

Avec ET DIEU CRÉA LES BEATLES, de très beaux souvenirs devraient refaire surface.

Daniel Ichbiah est un écrivain et journaliste français spécialisé dans les jeux vidéo, la robotique, le multimédia et la musique. Il est aussi compositeur à ses heures. C’est surtout un passionné des jeux vidéo. Sa saga des jeux vidéo régulièrement mise à jour est un véritable ouvrage de référence. Il a écrit plus d’une soixantaine de livres dont BILL GATES ET LA SAGA DE MICROSOFT en 1995, et ROBOTS GENÈSE D’UN PEUPLE ARTIFICIEL qui lui a valu le prix Roberval en 2005. Notons enfin que depuis quelques années, Ichbiah publie en autoédition dans différentes bibliothèques numériques.

LES BEATLES…FILMOGRAPHIE


1                                      2                                    3


       4                                                  5

1) A hard day’s night, sorti en août 1964, réalisateur: Richard Lester
2) Help, sorti en juillet 1965, réalisateur : Richard Lester
3) Magical Mystery Tour, sorti en 1967, réalisé par Bernard Knowles pour la BBC
4) Yellow Submarine, sorti en 1968, réalisé par George Durning et Al Brodax
5) Let It Be, sorti en 1970, réalisé par Michael Lindsay-Hogg 

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le 30 avril 2017

LOUIS DE FUNÈS

UN COMIQUE FAIT DE CONTRADICTIONS

LOUIS DE FUNÈS

Commentaire sur le livre de
Brigitte Kernel

*Ses mimiques sont mots et phrases.
Ses tics, qualificatifs et silences.
Ses énervements, onomatopées et
digressions.
Quel créateur!*
(Extrait de la préface de LOUIS DE FUNÈS
par Brigitte Kernel, Éditions du Rocher,
rééd. 2004, édition de papier. 220 pages)

Dans ce récit biographique, Brigitte Kernel passe en revue les grands moments de la vie personnelle et professionnelle, intimement liées, d’un des acteurs les plus prolifiques de l’Europe : Louis De Funès. L’ouvrage comprend de nombreux témoignages d’acteurs qui ont côtoyé De Funès tels Jean-Claude Brialy, Michel Galabru, Jean Lefèbvre, Darry Cowl, Des photos, une filmographie forte de 128 titres, une vidéographie et de nombreuses anecdotes. Brigitte Kernel nous invite à faire connaissance ou renouer avec un personnage aussi énergique qu’extraverti et rendu célèbre par ses tics et ses mimiques souvent spectaculaires devenus la signature d’un acteur phénoménal

Un comique fait de contradictions
C’est ainsi que Jean-Claude Brialy parle de
Louis de Funès. *On peut penser qu’à
l’écran, Louis de Funès se servait de l’ensemble
de ses qualités et de ses défauts. C’est de
cette manière qu’il était le même Louis De Funès
dans ses différents films, mais que, véritablement,
il n’était jamais le même…*
(Extrait : Louis De Funès)

Récemment de passage chez un ami qui est aussi un lecteur passionné, je disais à ce dernier que ces temps-ci, j’avais le goût de m’offrir une bonne biographie. Il m’offrit gracieusement de m’en choisir une dans sa bibliothèque qui, soit dit en passant est fort bien garnie. Je regarde donc dans sa section biographie où sont réunis des politiciens, scientifiques, libres penseurs…je regarde…je fouille…je sors quelques livres, je les replace et subitement, mon regard est attiré par un nom, inscrit en gros caractère et en trois couleurs, et une photo…la promesse d’un bon moment passé avec le *magicien du rire* qui a marqué mon adolescence en matière de cinéma : LOUIS DE FUNÈS.

J’ai été fasciné par ce récit biographique rigoureux et bien documenté et je dois dire qu’il m’a remis les pendules à l’heure. N’ayant pas connu personnellement De Funès, j’ai fait comme la plupart des cinéphiles…je l’ai idéalisé. Mais en fait, De Funès, que l’actrice Alice Sapritch qualifiait de *génie de l’improvisation relâchée maîtrisée* n’avait pas de seconde nature. Que ce soit devant la caméra, dans son salon ou à l’épicerie, Louis de Funès était toujours le même : un homme qui avait des doutes, mû par une incroyable volonté de toujours mieux faire, ce qui le rendait très exigent. Il était agité, intense, homme-orchestre toujours à imaginer un rythme qui lui donnerait l’air d’aller. C’était un travailleur infatigable, perfectionniste souvent à l’excès. L’acteur protégeait aussi farouchement sa vie privée…

Je doute fort que j’aurais apprécié vivre dans l’entourage d’un tel personnage. Mais ces révélations ne m’ont jamais empêché d’aimer l’acteur car il était plus qu’un simple comique. Il était, selon Kernel, l’auteur de ses personnages, un maître du burlesque, une bête de cinéma, moins soucieux de sa propre image que de faire rire et de créer de l’effet. Plus le film était profond et recherché, plus j’aimais. C’est ainsi que je ne compte plus le nombre de fois où j’ai savouré le visionnement de LA GRANDE VADROUILLE,  LES AVENTURES DE RABBI JACOB, L’AILE OU LA CUISSE et j’en passe.

C’est un livre sensible, crédible et juste qui m’a surpris et même émerveillé parfois, de par son caractère anecdotique. Il couvre donc la vie d’un des acteurs qui a le plus tourné dans le cinéma français d’après-guerre de 1945 jusqu’à ce qu’il nous quitte, le cœur usé par autant de travail acharné et d’extraversion, en 1983. Je crois qu’avec ce récit, tout a été dit sur la légende : FUFU comme l’appelait affectueusement le public français.

Brigitte Kernel est une écrivaine et journaliste française née en 1959 à Rambervillers. Elle a produit et animé plusieurs émissions sur France-Inter. Pendant 10 ans, elle a écrit les feuilletons radiophoniques hebdomadaires CADAVRE-EXQUIS . Elle a écrit plusieurs livres incluant des biographies : Louis Chedid, Michel Jonasz, Véronique Sanson et bien sûr Louis De Funès. Au momet d’écrire ces lignes, son plus récent roman est ANDY, paru en janvier 2013. Dans la présentation qu’elle fait d’elle-même sur son site Internet, Brigitte Kernel déclare avoir deux pays de cœur : La Mongolie et le Québec, ayant un faible entre autres pour les grands espaces et les voyages par moins 20 degrés.

En complément, Louis de FUNÈS a joué dans près de 135 films dont plusieurs sont devenus de grands classiques… d’abord, L’AILE OU LA CUISSE réalisé en 1976 par Claude Zidi avec De Funès bien sûr, Coluche et Julien Guiomar.

 

Ensuite, LA GRANDE VADROUILLE réalisé en 1966 par Gérard Oury avec De Funès et Bourvil.

Puis, LES AVENTURES DE RABBI JACOB réalisé en 1973 par Gérard Oury avec Louis De Funès et Henri Guybet.

…Et bien sûr, l’hexalogie LE GENDARME,  réalisée par Jean Giraud sur une période de 18 ans à partir de 1964 avec LE GENDARME DE SAINT-TROPEZ. Dans ces six films, Louis de Funès joue le rôle de Ludovic Cruchot et évolue aux côtés du grand Michel Galabru qui incarne l’adjudant Jérôme Gerber.

BONNE LECTURE
JAILU
14 AOÛT 2016