MONSIEUR ENDORMI

La paresse pressée

COMMENTAIRE SUR LA COLLECTION
MONSIEUR MADAME

De ROGER HARGREAVES

MONSIEUR ENDORMI

*«Mais qui êtes-vous ?» Demanda monsieur Endormi?
«Nous sommes Vite-fait, Bien-fait»  répondirent-ils.
«ah bon ?» fit monsieur Endormi.

«Au travail,» dit monsieur Vite-Fait*

Voici l’histoire de MONSIEUR ENDORMI, un citoyen très endormi d’un pays très endormi appelé le Roupillon. Au pays du Roupillon, tout n’était que paresse, lenteur et monotonie. Par exemple, le gazon poussait tellement lentement qu’on n’avait à le tondre qu’une fois par année. Un jour, monsieur Tranquille reçoit la visite de deux étranges personnages : monsieur Vite-fait et monsieur Bien fait. Ils étaient tout le contraire de monsieur Endormi : énergiques, volontaires, éveillés. Monsieur endormi sursaute et se voit donner d’étranges instructions. Est-ce que les choses seraient appelées à changer au pays du Roupillon ?

LA PARESSE PRESSÉE
*Quand je soufflerai dans ce sifflet, dit monsieur
Bien Fait, vous partirez…À toute allure ajouta
Monsieur Vite Fait. Monsieur endormi poussa
un gros soupir…*
(Extrait : monsieur endormi)

C’est un chouette petit livre qui met en garde contre la paresse, l’inactivité et le laisser-aller. À l’ère des réseaux sociaux et des jeux électroniques, le petit livre évoque l’importance de bouger, faire des activités et rechercher l’équilibre. Ce petit opus, comme tous ses frères et sœurs de la collection est magnifiquement illustré. Les dessins sont simples avec des couleurs très voyantes. Idéal pour permettre au tout-petit de faire connaissance avec un livre. Le livre est court ou si vous préférez, pas assez long pour ennuyer l’enfant. Idéal pour les adultes qui aiment raconter des histoires aux enfants…une valeur sûre pour la bibliothèque des tout-petits.

MONSIEUR MADAME est une série de livres pour très jeunes enfants écrite et dessinée par Roger Hargreaves (1935-1988). Chaque livre de petit format comprend une quarantaine de pages ou moins et met en scène de façon humoristique un personnage, qui n’est jamais le même d’un livre à l’autre et qui est identifié par une caractéristique particulière : Monsieur Rapide, Madame Proprette, Monsieur Parfait, Madame Prudente, etc. Chaque petit livre est abondamment illustré. Les dessins sont simples et très colorés.

Cette série a connu un succès international avec près de 190 millions d’exemplaires vendus en plus d’une vingtaine de langues. Commercialement parlant, le succès a été aussi très flatteur si on tient compte du nombre de produits dérivés créés et vendus, les jouets en particulier, et les vêtements imprimés.

La collection a débuté en 1971 avec MONSIEUR CHATOUILLE, un drôle de petit bonhomme orange qui chatouille tout le monde. L’histoire rapporte que l’auteur Roger Hargreaves l’aurait dessiné pour montrer à son fils ce qu’est une chatouille. C’est d’ailleurs le fils qui a poursuivi l’œuvre de son père à la mort de celui-ci en créant au fil du temps, sis nouveaux personnages. Jusqu’à aujourd’hui, l’œuvre de Hargreaves père et fils s’est continuellement bonifié avec de nouveaux personnages, de nouveaux titres et même de nouvelles collections.

UN CHOIX DE CLASSE
MONSIEUR MADAME est une collection de petits livres parfaite pour les tout petits en éveil soit 3, 4, 5 et même 6 ans. Chaque livre se prête idéalement à une lecture animée : un papy, une mamy, une maman, un papa, pour une petite histoire avant les dodos, entre deux activités les jours de mauvais temps, idéale aussi pour les garderies, les CPE, les anniversaires, etc. Je ne le dirai jamais assez, avant d’introduire un enfant à la lecture, il faut l’introduire au livre. Il faut lui permettre de le toucher, de tourner les pages, de jouer avec. Il faut en laisser un peu partout dans son environnement familial pour qu’il puisse les repérer facilement. Le reste vous appartient. Il n’y a rien de plus apaisant de raconter une histoire à un enfant en autant qu’elle soit courte, bien illustrée et animée.

Chaque livre développe un thème évoquant des attributs de l’enfant, sa vie quotidienne, les gens qui l’entourent…MONSIEUR ENDORMI est un bel exemple mais il y en a beaucoup d’autres…Monsieur Chatouille, Grognon, Bavard, Grincheux, malpoli…Madame Catastrophe, Pourquoi, Sage, Prudente, Follette, Calin et j’en passe bien sûr.

C’est court mais c’est bien fait, c’est vivant, bien pensé. Si vous animez une de ces lectures pour les tout-petits, ça pourrait vous prendre une dizaine de minutes ce qui vous permet d’enchainer avec un autre livre de la collection. Vous pouvez insérer aussi une lecture entre deux activités et laisser à l’enfant le soin de choisir son thème pourquoi pas. Pour introduire les livres et la lecture dans l’univers du tout petit, je recommander la collection MONSIEUR MADAME…un classique précieux. Pour plus de détails sur MONSIEUR MADAME, en particulier sur la bibliographie, cliquez ici.

Roger Hargreaves (1935-1988) est un écrivain natif du Royaume-Uni. Dès son enfance il rêvait de devenir dessinateur. Finalement, il a fait davantage. À la fin des années 1950, il s’installe à Amsterdam et travaille à son compte comme concepteur et rédacteur publicitaire. Puis en 1970, il fonde Slip city, une société spécialisée dans le film inversible, c’est-à-dire les diapositives. Puis en 1970, Roger Hargreaves réalise son vieux rêve : il se lance dans la littérature pour enfants en créant de courtes histoires illustrées mettant en scène des personnages évoquant des comportements humains. (Voir les exemples plus haut). Quand la série est bien établie, Hergraves signe des accords de partenariat pour la fabrication et la distribution de produits dérivés. La série se verra bonifiée d’un volet féminin et portera le nom de COLLECTION MONSIEUR MADAME.

 Roger Heargraves, dont la collection devient un classique de la littérature pour touts petits, sera actif en écriture jusqu’à sa mort en 1988. Son bilan est impressionnant : 185 millions d’exemplaires vendus et traduits en 25 langues. C’est son fils Adam qui assurera la pérennité de l’œuvre. D’ailleurs, c’est pour Adam que son père avait créé le tout premier *MONSIEUR*…MONSIEUR CHATOUILLE.

 BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le dimanche 12 mai 2019

 

COMME UN POISSON DANS L’ARBRE

Les effets de l'ouverture d'esprit

COMME UN POISSON DANS L’ARBRE

Commentaire sur le livre de
LYNDA MULLALY HUNT

*Je comprends soudain que ce n’est pas non plus
parce qu’on me colle une étiquette que je suis
nécessairement ce qu’elle décrit.*
(Extrait : COMME UN POISSON DANS L’ARBRE, Lynda
Mullaly Hunt, Castlemore, pour la présente traduction :
Bragelonne, 2015, édition numérique, 288 pages.)

Un poisson ne sait pas grimper aux arbres, mais ça ne veut pas dire qu’il est stupide pour autant. Allie a une problématique particulièrement gênante : elle ne sait pas lire. Et elle fait des pirouettes pour que ça ne se sache pas en classe parce qu’elle a peur qu’on la prenne pour une incapable, une sans-génie. Ce camouflage gaspille l’énergie d’Allie et l’isole. C’est un coup dur pour l’estime de soi. Mais un jour, tout change avec l’arrivée d’un nouveau professeur : monsieur Daniels. Très vite, le nouvel enseignant apprend à connaître chacun de ses élèves et cerne le problème d’Allie : elle ne sait pas lire. Elle est très intelligente, futée, volontaire…mais elle ne sait pas lire. Monsieur Daniels découvre qu’Allie est dyslexique. En appliquant les méthodes pédagogiques appropriées, monsieur Daniels réussira-t-il à faire ressortir les talents d’Allie?

AVANT-PROPOS :

La dyslexie est une difficulté d’apprentissage de l’orthographe et de la lecture. Ce trouble concerne entre 8 et 10% des enfants et en grande majorité des garçons (trois fois plus que les filles. La dyslexie n’a pas d’origine psychiatrique et n’est pas causée par une déficience intellectuelle. Source : Https://orthophonie.ooreka.fr/comprendre/dyslexie

LES EFFETS DE L’OUVERTURE D’ESPRIT
*«Et tu trouves facile d’écrire ou c’est juste que
tu n’aimes pas ça?» Je mens. « C’est facile. C’est
juste ennuyeux.»

«Eh bien nous pourrions peut-être trouver un
moyen de rendre ça plus plaisant. De te donner
envie d’écrire. C’est une idée à explorer. Sois
créative. Pose-moi des questions.»*
(Extrait : COMME UN POISSON DANS L’ARBRE)

 COMME UN POISSON DANS L’ARBRE est l’histoire d’Allie Nickserson, 12 ans. Après avoir suivi son père qui est militaire, de déménagement en déménagement, elle se retrouve en 6e année dans une nouvelle école publique. Allie a beaucoup de difficulté à trouver sa place. Elle est très intelligente, elle a beaucoup d’humour mais elle a une problématique majeure : elle ne sait pas lire… elle n’arrive pas à apprendre. Pour elle, les lettres sont des dessins qui s’enchevêtrent. Elle inverse les lettres, elle mêle tout. Pour avancer, elle ruse, trouve des excuses crédibles, mais malgré tout ça, exception faite de ses deux meilleurs amis, Albert et Keisha, elle est la risée de la classe.

Un jour, la vie d’Allie va basculer du bon côté grâce à un changement de professeur. Il faut un certain temps à monsieur Daniels et Allie pour s’apprivoiser. La jeune fille n’ayant à peu près pas d’estime de soi, c’était difficile pour monsieur Daniels et pourtant, le professeur a vite compris la difficulté d’apprentissage d’Allie. Allie ne sait pas lire parce qu’elle est dyslexique. Monsieur Daniels, qui étudie lui-même en éducation spécialisée à l’Université a fait alors ce qu’il fallait : il s’est outillé, il a obtenu finalement la collaboration d’Allie et s’est ajusté à ses besoins : *« Il me fait tracer des lettres avec du sable rose ou bleu. Ou bien avec les doigts dans de la mousse à raser.»
« Ah bon ? Tu arrives à lire maintenant ?» « Pas encore très bien mais je fais des progrès. Parfois, c’est aussi dur que de grimper sur un immeuble en courant et ça m’épuise. Mais j’y arrive de mieux en mieux. »*
(Extrait)  Allie finira peut-être par trouver ce qu’elle cherche depuis 6 ans : sa place en société et du bonheur.

C’est un roman pour la jeunesse mais je suis content de l’avoir lu et je pense qu’il convient parfaitement aux adultes, enseignants compris car l’ouvrage traite des enfants différents, Ici il est question de dyslexie mais on pourrait parler aussi d’autisme, de trouble envahissant du développement, d’asperger, d’hyperactivité, de trouble de l’attention, dysphasie…etc… Dans tous ces cas, les enfants sont intelligents et capables d’apprendre. Ayant moi-même des enfants dont un en difficulté d’apprentissage, je sais par expérience que si les enfants ne rentrent pas dans le moule de l’éducation et de ses programmes dont plusieurs accusent de la lourdeur et peu ou pas de souplesse, la possibilité pour eux de réussir est compromise et la possibilité de pousser les parents à partir en guerre est très forte…

C’est un ouvrage très simple, chaleureux, bien écrit avec des personnages attachants. J’ai particulièrement apprécié l’affection et la complicité liant Allie et son frère aîné Travis qui a quelque chose de particulier qu’il ne confiera qu’à la fin de l’histoire. Une autre chose que j’ai appréciée est le fait que le livre n’est pas moralisateur. Il raconte simplement mais de façon détaillée le quotidien d’Allie avec ses hauts et ses bas, un peu à la manière d’une chronique, et l’humour est très présent. Le livre est facile à lire : chapitres courts, écriture très fluide et la façon dont l’auteur amène Allie à prendre conscience de sa problématique est vraiment bien pensée.

J’ai trouvé saisissante la justesse du propos et les précisions dans une foule de détail comme quoi l’auteure en sait long sur la question. Lynda Mullaly Hunt nous propose un récit qui appelle à l’ouverture d’esprit et nous livre un beau plaidoyer sur la force de l’amitié. Le livre appelle aussi à la réflexion : est-ce que les enfants doivent forcément s’ajuster au système d’éducation ou si le système d’éducation doit s’ajuster aux enfants. Doit-on prendre les enfants pour ce qu’ils sont…des enfants ou les voir comme des problèmes sur deux jambes. Des *monsieur Daniels*, est-ce qu’il y en a beaucoup dans le système éducatif? La seule chose que je ne comprends pas dans ce livre c’est : Comment Allie a pu se rendre en 6e année alors qu’elle ne sait pas lire. Peut-on échapper à un système aussi longtemps. Je crois que l’auteure aurait dû s’étendre un peu plus sur les antécédents d’Allie.

Sans être un chef d’œuvre, c’est un bon livre qui, tout en étant agréable à lire, a des choses intéressantes à dire doublées d’une belle leçon de vie. Je comprends maintenant que ces enfants sont intelligents et capables d’apprentissage. Comme ce fut le cas pour Einstein, Edison et plusieurs autres, leur cerveau fonctionne différemment, le tout est de s’ajuster à cette différence : Pour eux, «retard de lecture» résume tout. Comme si j’étais une boîte de soupe dont ils pouvaient lire les ingrédients…il y a pourtant des tonnes d’informations sur la soupe qu’on ne peut indiquer sur l’étiquette comme son odeur, son goût…Je suis forcément davantage qu’une fille qui ne sait pas lire. (Extrait)

Je vous invite à lire COMME UN POISSON DANS L’ARBRE. En lisant, vous comprendrez aisément le titre. Je mentionne enfin que l’éditeur propose une version de ce livre pour les dyslexiques qui est lisible aussi pour les non-dyslexiques. Ce serait un exercice intéressant et même enrichissant à faire.

Lynda Mullaly Hunt est une auteure, professeure et oratrice née, comme elle le dit elle-même, à la fin des années 60. Elle s’est distinguée dès le départ avec son premier roman ONE FOR THE MURPHYS qui a pris sa place pour un temps dans la liste des 20 meilleurs livres de l’année 2013. Elle est membre de la Société des écrivains et Illustrateurs de livres pour enfants. Lynda Mullaly Hunt aime écrire en particulier pour les enfants qui vivent une problématique. Toujours à la recherche de solutions simples pour améliorer la qualité de vie des enfants en difficulté et utilise les arts et la littérature pour enrichir leur personnalité et leur vie…

Bonne lecture
JAILU/Claude Lambert
Le dimanche 10 février 2019

CE PAYS DE RÊVE

LA NOUVELLE-FRANCE AU QUOTIDIEN

Ce pays de rêve
Tome 2 : la déchirure

Commentaire sur le livre de
MICHEL LANGLOIS

*Mine de rien, la nature nous préparait son plus
beau cadeau. Elle sortit de son sommeil à la fin
d’avril pour nous offrir le miracle de ses feuilles
et de ses fleurs. Pendant ce temps, dans le ventre
de ma Radegonde, un fruit poussait qui allait
bientôt être mûr à point.*
(Extrait : CE PAYS DE RÊVE, Tome 2: LA DÉCHIRURE,
Michel Langlois, Éditions Hurtubise, 2012. Édition de
papier, 415 pages.)

L’histoire de Marcellin Perré commence au Havre de Grâce en France en 1670. Il est alors clerc de notaire chez son vieil oncle qui s’appelle Laterreur et il porte bien son nom. Un jour, il reçoit une lettre de Québec, le Nouveau-Monde. Le Père Aveneau, un ami Jésuite l’invite à venir travailler à Québec à titre de notaire de la Seigneurie de Notre-Dame-Des-Anges. Passionné de la Nouvelle-France, Marcellin accepte avec empressement. Il fera l’apprentissage d’un pays rude avec ses saisons, ses habitants, ses traditions. LA DÉCHIRURE est le deuxième tome d’une série de quatre d’une saga mouvementée qui fait revivre le quotidien de nos ancêtres d’avant la conquête 

La Nouvelle-France au quotidien
*Je tenais là dans les mains un message brûlant
comme un feu de la Saint-Jean…Je ne mis guère
de temps à le porter au Père Aveneau qui promit
de le faire suivre sans délai au lieutenant civil et
criminel. Mais voilà que ce dernier ne pût s’en
occuper le jour même, aux prises qu’il était à
régler une mort qui soulagea beaucoup de
monde et…qui fit fondre beaucoup d’inquiétudes.
(Extrait : CE PAYS DE RÊVE 2, LA DÉCHIRURE)

CE PAYS DE RÊVE est une grande saga en quatre tomes qui suit les aventures de trois générations de Perré : Arnaud, Marcellin et Clément à Québec, sous le régime français, de 1627 à 1765. LA DÉCHIRURE s’attarde sur le destin de Marcellin, son installation en Nouvelle-France et son exil forcé. Le livre raconte le quotidien de Marcellin, notaire dans un pays tout neuf aux mœurs rudes et comment il devient victime d’une justice expédiée par des incompétents assis sur un pouvoir hors de contrôle.

J’ai beaucoup aimé ce livre pour plusieurs raisons. Son écriture est très vivante et fait plonger avec aisance le lecteur dans l’environnement naturel et social de la Nouvelle France du XVIIe siècle. J’y ai découvert une bonne centaine d’archaïsmes, de jolis mots chantants issus du vieux français qui dynamisent tellement le récit que je croyais parfois assister à un dialogue en temps réel.

Je me suis donc laissé bercer par un langage savoureux…allant de découvertes en découvertes…j’ai découvert entre entres que si je *bagoule*, c’est que je bavarde, si je *berlande*, c’est que je flâne, si je *cafiniote*, c’est que je me cache dans un coin, si ma fille *gergaude* c’est qu’elle folâtre avec les garçons, si je *gobelote*, c’est que je bois avec excès. Rassurez-vous, il y a un petit lexique à la fin du volume.

Il y a dans ce récit des éléments qui sont venus me chercher très rapidement. Le langage est le premier, le second est l’omniprésence dans le récit de Jean De La Fontaine, célèbre poète français principalement renommé pour ses fables.

  Jean De La Fontaine (1621-1695) était un écrivain français auteur de poèmes, de pièces de théâtre et de livrets d’opéra. C’est en s’inspirant des fabulistes de l’époque gréco-latine qu’il a écrit les fameuses fables qui ont fait sa renommée et qui sont considérées aujourd’hui comme un chef d’œuvre de la littérature française 

 

 

 

Comme on le sait, on peut tirer de chaque fable de monsieur De La Fontaine une petite morale dont s’inspirent plusieurs règles de vie. Dans LA DÉCHIRURE, Marcellin fait des Fables son livre fétiche et s’en inspire pour être meilleur et surtout passer sans trop de mal les épisodes fort dramatiques qui l’attendent et qui sont développés dans le livre avec beaucoup d’intensité quoique sans zèle inutile.

Des personnages riches, colorés et attachants, un langage savoureux, une plume riche et magnifiquement descriptive, un enrichissant retour dans le temps, une histoire palpitante développée dans des chapitres courts…autant d’éléments qui font de la saga CE PAYS DE RÊVE un excellent divertissement qui m’a appris beaucoup de choses entre autres sur la région que j’habite. Je crois que vous ne serez pas déçus.

Michel Langlois est un écrivain québécois natif de Baie-Saint-Paul, il a fait carrière comme généalogiste aux Archives Nationales du Québec. Passionné de généalogie, il a écrit plus de 20 livres sur le sujet dont le dictionnaire biographique des ancêtres québécois. Il est très attaché à sa région de Charlevoix et à la région de Québec et ça transpire dans l’ensemble de son œuvre dont LA FORCE DE VIVRE qui a conquis plus de 100,000 lecteurs, UN P’TIT GARS D’AUTREFOIS, qui nous plonge de la Beauce des années 50 et bien sûr, CE PAYS DE RÊVE.

LA SAGA:

 

 

 


 

 (en haut: tomes 1, 2 et 3. En bas à droite, tome 4)

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
Le 7 mai 2017