L’ANNÉE OÙ LE PÈRE NOËL A PRIS SA RETRAITE

Une petite fantaisie de Papa Noël

L’ANNÉE OÙ LE PÈRE NOËL A PRIS SA RETRAITE
(version audio)

Commentaire sur le livre de
DENIS MOCHET

*…-Encore une nuit de Noël de passée. Tout s’est
bien déroulé. Tous les enfants sages ont eu leurs
cadeaux en temps voulu…
Mais cette année-là, pour la première fois, le Père
Noël ressent une étrange impression de fatigue, de
lassitude, et une drôle d’idée lui vient à l’esprit…*
(Extrait : L’ANNÉE OÙ LE PÈRE NOËL A PRIS SA
RETRAITE, Denis Mochet, VOLUME éditeur, 2016,
Durée d’écoute : 1 heure 54 minutes : Narrateur :
Denis Mochet)

Il n’y pas très longtemps, un 25 décembre au petit matin, le Père Noël vient juste de terminer sa grande tournée de distributions de cadeaux. Mais cette année, pour la première fois, il ressent une étrange impression de fatigue, de lassitude et une drôle d’idée lui vient à l’esprit : le temps est venu de prendre sa retraite ! Le Père Noël quitte alors le Pôle Nord pour profiter de vacances bien méritées.

UNE PETITE FANTAISIE DE PAPA NOËL
*Le temps est venu de laisser ma place…
de profiter d’un repos bien mérité…
Allez…c’est décidé…*
(Extrait)

Ce livre audio est en fait un conte musical qui comprend deux histoires : celle du Père Noël qui décide de prendre sa retraite définitive, abandonne les lutins et part en voyage, et celle du Père Noël qui fait la rencontre d’une petite fille appelée Nina dans le parc d’un petit village au cœur de la France. Il lui explique dans quelle circonstance le Père Noël a été créé. C’est un audio multisonore pour les enfants. Il faut l’écouter autant que possible avec des oreilles et le cœur d’un enfant. Ce n’est pas simple, car même pour les enfants d’aujourd’hui, la tradition a la vie dure. Sapins, décorations, cadeaux, musique de Noël, visite de la parenté gardent toujours leur actualité. Or dans ce conte, il n’y a pas de musique de Noël. Il y a des ponts musicaux parfois très longs, trop en fait. Cette musique est parfois douce et chaude, parfois tape-à-l ‘oreille. Je n’ai rien contre la musique contemporaine et même techno mais un conte de Noël sans musique de Noël, ça manque de magie, ça dilue sensiblement l’émerveillement. Quant à la retraite du Père Noël, même pour les enfants, la finale est prévisible. Ce qui est venu me chercher ? Deux choses: la rencontre du Père Noël avec Nina et la magnifique performance des comédiens. Ils sont près d’une dizaine et je dois dire qu’ils m’ont impressionné.

Je crois que c’est une histoire à faire écouter aux enfants mais en présence d’un adulte. Personnellement, je m’attendais à une histoire génératrice de plus d’émotions. Les enfants feront sans doute de meilleurs juges…

DU MÊME AUTEUR

       

Bonne écoute
Claude Lambert
le dimanche 20 décembre 2020

LE PRÉSIDENT A DISPARU

Un peu angélique mais efficace

LE PRÉSIDENT A DISPARU

Commentaire sur le livre de
BILL CLINTON et JAMES PATTERSON

*Elle traitait son adversaire d’<enculé>. Moins
d’une heure plus tard, l’enregistrement était
diffusé sur toutes les chaînes de télévision et
tous les réseaux sociaux. *
(Extrait : LE PRÉSIDENT A DISPARU, Bill Clinton
et James Patterson, éditions Jean-Claude Lattès
2018. Édition de papier, 495 pages.)

L’histoire est celle de Jonathan Lincoln Duncan, président des États-Unis. Pour des raisons obscures, le président s’entretient avec Suliman Cindoruk, leader d’un groupe extrémiste appelé SONS OF JIHAD, un tueur terroriste recherché par toutes les polices du monde et qui déteste cordialement les américains. Par la suite, les évènements vont se bousculer tout en prenant une dimension hautement dramatique : Le président devra faire face à une procédure d’impeachment (menace sérieuse de destitution) malgré les obligations que lui impose la sécurité nationale. Mais il y a pire : Les États-Unis sont menacés d’une cyberattaque massive qui ramènerait le pays à l’âge de pierre. Le président n’a pas le choix… trouver une solution. L’équilibre mondial est en jeu. Non loin de la Maison Blanche, un huis-clos se déroule. Un huis-clos de trois jours. Président : introuvable.

UN PEU ANGÉLIQUE MAIS EFFICACE
*D’instinct, il caresse l’arme sur sa hanche, celle
chargée de l’unique balle. Il s’est juré de ne
jamais se laissé capturer vivant, de n’être jamais
interrogé, torturé et traité comme une bête. Il
préfère partir à sa manière, en appuyant sur la
détente, le pistolet calé sous le menton. Il a
toujours su…qu’il y aurait un moment de vérité*

(Extrait : LE PRÉSIDENT A DISPARU)

Un livre captivant, intense et angoissant. L’ancien président des États-Unis et le célèbre écrivain James Patterson s’associent pour imaginer une histoire s’étendant sur trois journées…trois journées parmi les plus effrayantes de l’histoire de la présidence et la plausibilité de cette histoire est terrifiante. Il est question en effet d’un type d’attaque qui pourrait faire aussi mal qu’une attaque nucléaire. C’est la cyberattaque de masse. Imaginez en effet ce qui se passerait suite à une destruction totale de tous les fichiers informatiques existant en Amérique, un effacement complet de toutes les données numérisées existantes : gouvernementales, boursières, bancaires, civiles, militaires, techniques, sociales et culturelles. Il n’y aurait plus ni argent, ni eau, ni électricité…plus de transport, plus de communication, plus de défense…ce serait le chaos, l’anarchie, l’éclatement de la violence…une fin du monde…

Le président Duncan a trois jours pour éviter l’enfer et s’enferme dans un huis-clos avec les meilleurs hackers et experts informatiques du monde. Il ne met personne au courant, mettant ainsi en émoi toute la mécanique du pouvoir américain : Congrès, chambre des représentants, députés, Maison Blanche, le Pentagone et bien sûr, la Presse. Ici le président doit envisager l’impensable et doit composer avec l’hypocrisie, la trahison, l’ambition démesurée et un doute envahissant sur un complot en dessous duquel il y aurait du russe…ce scénario catastrophe mettant en péril un monde hyper connecté pose au lecteur une question angoissante : est-ce que les hackers auraient le pouvoir de se rendre jusque-là?

Je n’aime pas trop ce terme, mais je vous dirais que j’ai été scotché à cette histoire : rythme supersonique extrêmement concentré, beaucoup d’action, de rebondissements et j’ai été subjugué par l’incroyable pression exercée sur le président. Je me suis convaincu aussi de la crédibilité apportée au récit par le coauteur, ex président Bill Clinton qui a su vulgariser efficacement certains aspects du fonctionnement de la Maison Blanche et du gouvernement, sur les mécanismes de la politique et des coulisses législatives et sur certaines procédures comme l’impeachment à laquelle le président Duncan doit faire face au début du récit, sans oublier les guerres d’ambition et de pouvoir et les menaces trop souvent réelles de trahison. L’ensemble n’est pas trop politisé même si j’ai senti que Clinton ne portait pas trop le congrès dans son cœur.

Il y a toutefois des irritants dans l’histoire et il y en a un de taille : le nombrilisme. En dehors des États-Unis, point de salut. Les américains, ils sont beaux, ils sont forts, ils sont les meilleurs. Cet aspect narcissique est présent d’un bout à l’autre du récit qui explique à plusieurs reprises la puissance que déploieraient les États-Unis pour punir toutes tentatives d’intrusions ou d’attaques. Est-ce que les Américains n’auraient rien à se reprocher? Je trouve que ça fait un peu cowboy et cette façon de se glorifier me tape sur les nerfs. Je trouve aussi que le livre encense un peu trop le *secret service *. L’histoire confirme que les services secrets américains sont loin de recruter des enfants de Chœur. Enfin, le discours du président Duncan à la fin, contient des intentions politiques intéressantes quoiqu’un peu oniriques : *Notre démocratie ne peut survivre à la dérive actuelle vers l’extrémisme et la rancune exacerbée.* (Extrait) Ça veut tout dire et ça veut rien dire je pourrais dire aussi que c’est facile à dire.

Ici, l’intrigue sauve les meubles. Son pouvoir d’attraction est très fort et son réalisme a comme un pouvoir hypnotique sur le lecteur. Ce livre est extrêmement actuel et le demeurera très longtemps. Une bonne idée cette association Clinton-Patterson…

photo Mary Altaffer, associated press
publiée sur La Presse.ca le 6 juin 2018
article : Nathalie Collard, LA PRESSE

À gauche James Patterson, écrivain et scénariste de films est né en 1947 à Newburgh. Canalblog.com le qualifie de phénomène de la Littérature américaine. Il est en effet l’auteur de thrillers les plus vendu au monde avec plus de 100 millions de livres achetés. Grâce à une technique parfaite et des intrigues très rythmées, tous ses livres atteignent les premières places des classements des meilleures ventes.

Le personnage principal de ses romans est l’inspecteur Alex Cross, dont le rôle fut interprété par Morgan Freeman dans les adaptations cinématographiques Le Collectionneur et Le Masque de l’araignée. Pour la liste des œuvres de Patterson, je vous réfère à Canalblog. Cliquez ici.
James Patterson vit à Palm Beach, en Floride. À droite, William Jefferson Clinton dit Bill Clinton est né le 19 août 1946 à Hope, Arkansas, juriste et homme d’état américain, fut 42e président des États-Unis de 1993 à 2001. Il tente l’expérience de l’écriture de type thriller en 2018 en coécrivant le thriller de politique-fiction LE PRÉSIDENT EST DISPARU avec James Patterson.

BONNE LECTURE
Claude Lambert
le samedi 19 décembre 2020

GERMINAL

Les aurores du syndicalisme

GERMINAL

Commentaire sur le livre d’
ÉMILE ZOLA

*Un raclement monta de sa gorge, il cracha
noir. -Est-ce que c’est du sang ? Demanda
Étienne, osant enfin le questionner. Lentement,
Bonnemort s’essuya la bouche d’un revers de
main. -C’est du charbon…j’en ai dans la
carcasse de quoi me chauffer jusqu’à la fin de
mes jours.*
(Dans la série LES ROUGON-MACQUART #13,
parution originale : 1878 chez Flammarion, collection
Folio Classique, 640 pages. Éd. Num. 50 chef d’œuvre
que vous devez lire avant de mourir)

À PROPOS DES ROUGON-MACQUART

LES ROUGON-MACQUART ou histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire comptent vingt romans qui s’échelonnent de LA FORTUNE DES ROUGON (1871) au DOCTEUR PASCAL (1893). L’origine du projet remonte à 1868 alors que Zola part de l’idée d’un cycle qui se déploie en suivant l’arbre généalogique d’une famille.

La meilleure façon de décrire LES ROUGON-MACQUART est encore de citer Maître Zola lui-même, dans un propos publié par Encyclopaedia Universalis : « Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille, en montrant le jeu de la race modifiée par les milieux. Si j’accepte un cadre historique, c’est uniquement pour avoir un milieu qui réagisse ; de même le métier, le lieu de résidence sont des milieux. Ma grande affaire est d’être purement naturaliste, purement physiologiste. »

Les Rougon-Macquart #13 : GERMINAL

         

Etienne Lantier part, en pleine crise industrielle, dans le Nord de la France, à la recherche d’un emploi. Devenu mineur, il tombe amoureux de Catherine Maheu, maîtresse d’un autre ouvrier, Chaval. Etienne, endurant des conditions de travail inhumaines, voit sa conscience sociale s’affirmer. Lorsque la société minière baisse les salaires, il enjoint ses compagnons à se mettre en grève. Le conflit est âpre et dur, l’arrivée des soldats en durcit le déroulement qui prend un tour sanglant. Lorsque, résignés, les mineurs reprennent le travail, la mine est sabotée : Etienne, Catherine et Chaval sont bloqués à l’intérieur. Etienne tue Chaval et devient enfin l’amant de Catherine, qui meurt dans ses bras avant l’arrivée des secours. Etienne part pour Paris, certain que son exigence de justice finira par triompher.

LES AURORES  DU SYNDICALISME
Qu’on dise un peu si les travailleurs avaient eu leur
part raisonnable, dans l’extraordinaire accroissement
de la richesse et du bien -être, depuis cent ans ?
On s’était fichu d’eux en les déclarant libres : Oui,
libres de crever de faim, ce dont ils ne se privaient guère.
(Extrait)

Germinal est un roman publié en 1878. C’est un drame social qui raconte l’histoire d’Étienne Lantier, un jeune homme un tantinet caractériel, en tout cas suffisamment pour avoir giflé son employeur è la suite d’une dispute. Lantier est viré, devient donc chômeur et décide de partir dans le nord de la France pour tenter sa chance dans les mines. Il débarque à Montsou et se fait loger dans une famille de mineurs : les Maheu. Il tombera amoureux d’une des filles, Catherine. Cette amourette qui finira en triangle amoureux entretiendra disons la partie sentimentale de l’histoire. Pour moi ça ne présente pas grand intérêt et ça crée du remplissage pas toujours utile. C’est bien à ce niveau qu’il y a le plus de longueurs dans ce pavé de près de 700 pages. Mais revenons à Étienne. Il se fait engager dans les mines de Montsou et est frappé rapidement par la vie de misère des travailleurs : des salaires de misère, des conditions de travail inhumaines, aucun égard pour la santé et encore moins la sécurité des travailleurs.

La misère était partout en particulier dans les regards et les estomacs. *La faim exultait les têtes, jamais l’horizon fermé n’avait ouvert un au-delà plus large à ces illuminés de la misère* (Extrait) Etienne commença d’abord à s’interroger : *est-il possible qu’on se tuât à une si dure besogne dans ces ténèbres mortelles, et qu’on y gagnât même pas les quelques sous du pain quotidien…* (Extrait) Puis il développa une conscience sociale plutôt révolutionnaire pour l’époque : *Le siècle ne pouvait s’achever sans qu’il y eût une autre révolution, celle des ouvriers cette fois, un chambardement qui nettoierait la société du haut en bas et qui la rebâtirait avec plus de propreté et de justice.* (Extrait)

Quand l’employeur décida de baisser les salaires, prétextant un contexte économique difficile, Lantier poussa les mineurs à la grève. La compagnie adopta une position inflexible et refusa toutes négociations. Après des semaines de lutte, les mineurs, affamés, deviennent violents. Il y a des blessés…des morts. La compagnie ne bronche pas. L’estomac sclérosé, les mineurs se résignent à reprendre le travail dans des installations devenues extrêmement dangereuses suite au manque d’entretien. Puis un ouvrier anarchiste sabote la mine. La galerie s’effondre, tuant de nombreux mineurs. Lantier voit sa belle Catherine mourir dans ses bras. Sorti vivant de cet enfer, Lantier retournera à Paris où il œuvrera à temps plein à l’organisation syndicale et à la reconnaissance des regroupements d’ouvriers.

Il y a beaucoup de longueurs et un peu d’errance dans cette œuvre de Zola que je considère pourtant d’une incroyable actualité. Zola s’étend donc et ça lui ressemble, l’auteur ayant déjà une conscience de droit et de rectitude sociale très développé et ajoutons a cela un sens de la justice aiguisé comme il l’a démontré dans l’affaire Dreyfuss. Aux longueurs il faut passer outre car dans la deuxième partie, comme se précisait la pensée de Lantier et son action par la suite, je suis devenu accro avec une montée rapide de la tension dramatique alors que les ouvriers affamés laissent éclater leur colère devenue aveugle et vont dans tous les sens.

Ce roman m’a ébranlé et je ne doute pas de sa crédibilité après la recherche que j’ai faite sur Zola qui s’est fortement documenté sur le portrait social de l’époque en France, les conditions dans les mines et le profil des compagnies caractérisées par une avidité obscène. Donc le roman est réaliste, l’intrigue est vigoureuse et l’auteur a évité le piège de l’exagération et de la déclamation. La misère décrite est noire un peu comme le roman. Quant au personnage central, Émile Lantier j’ai développé plus de compréhension sur ses motivations que d’attachement…de l’empathie autrement dit. Toutefois, le personnage est gauche, un peu extrémiste, un peu trop fier, orgueilleux à la limite. Sa pensée philosophique est correcte mais sa façon de faire était inadéquate. Force est d’admettre que la grève n’a servi à rien sinon à créer un inimaginable gâchis.

Bref, le roman est réaliste, l’écriture est puissante, le raccord avec notre société moderne est intéressant, l’ensemble est poignant et attractif. La finale est déchirante. Est-ce que Lantier pourrait rebâtir sur ses erreurs. Une suite serait intéressante » Toutefois le quatorzième volume des Rougon-Macquart s’intéresse à un peintre : Claude Lantier et sur les bouleversements qui secouent l’art français. Quant à GERMINAL, c’est définitivement un incontournable.

Emile Zola publie son premier ouvrage, “Contes à Ninon” à l’âge de vingt-quatre ans. Puis il se lance dans une carrière de journaliste engagé. Son premier succès, le roman “Thérèse Raquin”, lui vaut de nombreuses critiques de la part de la presse.  Puis, Emile Zola entreprend une immense oeuvre naturaliste, “Les Rougon-Macquart, histoire naturelle et sociale d’une famille sous le second empire”. Ce projet l’occupera pendant un quart de siècle. Chacune des oeuvres montre l’affrontement des forces naturelles, soumises aux circonstances et à l’environnement social, qui gouvernent le destin des personnages.
Avec toute son ardeur combattante, son courage et le poids de sa notoriété, Emile Zola s’engage dans
l’affaire Dreyfus en publiant plusieurs articles dont son célèbre “J’accuse” dans le journal “L’Aurore” du 13 janvier 1898. Il est très critiqué par les nationalistes et le procès qui s’en suit l’oblige à s’exiler pendant un an en Angleterre.  Enfin, Séduit par les idées socialistes, Zola souhaite proposer des remèdes sous la forme d’une vision prophétique du devenir de l’homme dans ses “Quatre Évangiles : “Fécondité”, “Travail”, “Vérité”. Le quatrième, “Justice”, vient d’être commencé, lorsqu’il meurt “accidentellement” asphyxié dans son appartement.

GERMINAL AU CINÉMA

Photo extraite de GERMINAL, adaptation cinématographique du livre d’Émile Zola GERMINAL, réalisé par Claude Berri, production franco-belge de 152 minutes sortie en 1993, avec Miou-Miou, Renaud, Gérard Depardieu et Jean Carmet.

Bonne lecture
Claude Lambert
vendredi 18 décembre 2020