14 ANS ET PORTÉE DISPARUE

14 ans et portée disparue

Commentaire sur l’autobiographie d’
ARIELLE DESABYSSES

*Je me suis débattue violemment; je donnais des coups
de poing et des coups de pieds à l’aveuglette. J’étais terrifiée
et enragée, mais la fureur d’une jeune adolescente
sous-alimentée ne suffit pas face à un homme. Il m’a frappée
en plein visage en cognant violemment ma tête contre l’asphalte
et je me suis évanouie.*
(Extrait : 14 ANS ET PORTÉE DISPARUE, Arielle Desabysses,
autobiographie, Éditions De Mortagne, 2015, numérique, 170 pages)

Ce livre raconte l’histoire d’Arielle. À l’âge de 14 ans, Arielle se rebelle contre l’autorité de son père et la seule façon qui lui semble valable pour lui faire comprendre ce qu’elle ressent est de fuguer. Un bon matin, Arielle fait semblant de partir pour l’école à l’heure habituelle. Elle prend l’autobus et débarque à Montréal. En début de soirée, ne sachant que faire, l’adolescente s’installe sur un banc de parc. Elle a froid, elle est épuisée, mais elle s’endort tout de même. En pleine nuit, elle est brusquement réveillée par deux hommes, elle est violée et battue. Elle ère par la suite jusqu’au petit matin ou un inconnu lui offre son aide. Arielle se réveille dans un lit, nue où on la viole de nouveau. Elle s’évanouit. En fin de journée, elle reprend conscience, étendue à plat ventre dans une ruelle. Si Arielle a connu la pire journée de sa vie, ce n’est que le début d’un long cauchemar qui l’amènera aux limites de l’horreur, à la frontière du trafic humain et de l’esclavage sexuel…

Une triste réalité…
En même temps que je disais ça, un coup de feu a retenti.
Presque simultanément, une balle est venue s’écraser
sur l’arbre juste à côté de nous. J’ai levé les bras,
j’ai tiré sur le cran d’arrêt, puis j’ai pressé la détente,
comme je l’avais vu faire dans une multitude de
films d’action…j’ai entendu un homme hurler de douleur…
(Extrait : 14 ANS ET PORTÉE DISPARUE)

C’est un livre intéressant que tous les ados devraient lire et pas seulement, les adultes y trouveraient leur compte aussi, les parents en particulier. Au fond sa conclusion est simple : FUGUER N’EST PAS UNE SOLUTION, point final. Mais je ne m’arrêterai pas là. Des solutions, il y en a d’autres. La communication et le dialogue ne suffisant pas toujours, il y a les ressources et Arielle en publie une liste exhaustive à la fin de son livre. Donc, si fuguer n’est pas une solution, il faut comprendre pourquoi. Arielle nous l’explique en racontant son cheminement avant, pendant et après la fugue.

Avant la fugue, la position d’Arielle dans sa famille était inconfortable en raison d’un conflit avec son père. Il faut dire que la jeune fille a un caractère fort. La situation dégénère au point qu’elle adopte une solution ultime pour s’en sortir : la fugue. C’était la pire solution mais elle ne le savait pas. Pendant sa fugue, Arielle sera victime d’un incroyable enchaînement de cruautés. Beaucoup de lecteurs pourraient trouver plusieurs passages misérabilistes, ce fût mon cas. Mais il faut se rappeler que cette autobiographie est authentique et quand l’auteure dit qu’elle l’a écrite avec la plus grande honnêteté, sur la base de sa mémoire, je la crois. Partant de ce principe, la meilleure question qu’on doit se poser est : comment les choses peuvent-elles dégénérer à ce point?

Arielle a été battue, droguée, violée plusieurs fois, privée de nourriture, de contacts et a été entraînée malgré elle dans un monde bas et cruel que la Société a encore tendance à occulter : le trafic humain et son corollaire, l’esclavage sexuel. Et ça touche le Québec et le Canada dans une proportion surprenante.

Si on décortique en profondeur le message de l’auteure, il est à l’effet que la crise de l’adolescence est à prendre au sérieux ainsi que tout ce qui en découle, la douleur, la détresse et les gestes désespérés qui vont trop souvent jusqu’au suicide.

Sur le plan de l’écriture, je dirai que le livre se lit bien, il est fluide, la plume est simple et très directe. La principale faiblesse du livre est dans sa deuxième moitié. Si Arielle est très généreuse sur son cheminement avant et pendant la fugue, elle est beaucoup plus vague sur ce qui se passe après. Par exemple, j’aurais aimé en savoir beaucoup plus sur sa réinsertion dans la famille, ce qu’elle a ressenti profondément, qu’elle a été la réaction de son père, comment s’est passé son retour à l’école, etc. Ce sont des sujets qu’elle effleure, j’aurais aimé qu’elle les approfondisse. Elle est vague aussi sur sa période adulte, ses relations avec les hommes, elle saute des années.

J’aurais eu l’impression d’un ouvrage bâclé n’eut été de faits précis qui m’ont surpris, accroché et poussé à la recherche, le principal étant que la prostitution juvénile est une chimère. Par définition, une personne prostituée est consentante, or aucun mineur n’est consentant à offrir son corps. Dans un contexte de trafic humain, il est forcé de le faire par des proxénètes sans pitié, sans morale et sans empathie, sous peine de violence. Le trafic humain existe et ce type de barbarie est bien implanté au Québec.

Dans une entrevue, Arielle Desbysses déclarait que plus les gens seront sensibilisés à ce problème, tant les parents que les adolescents ou n’importe quel autre citoyen, moins il y aura de fugues et par le fait même, moins de victimes de l’esclavage sexuel.

Le livre d’Arielle est un voyage introspectif qui constitue à la fois un message, un avertissement, un outil de réflexion et d’information grâce, en particulier à ses deux annexes. Même si je le trouve incomplet, je considère que ce livre en dit long et qu’il vaut la peine d’être lu.

Je ne sais pas quelles sont les règles de l’art pour
écrire une biographie. Mais en ce qui me concerne, l’idée
de commencer mon autobiographie en me comparant à
une princesse plongée dans la noirceur de la solitude me
plaisait bien. Au fond, on a tous été, un jour ou l’autre, une
petite princesse ou un petit prince qui s’est senti seul au
monde.
Le problème, selon moi, quand on écrit sa propre
histoire, c’est qu’on se sent un peu comme un imposteur
lorsqu’on utilise le terme « biographie » parce que, avouons-le,
ce simple mot nous pousse subtilement à croire que
l’auteur est une personnalité publique. Au risque de vous
décevoir, je ne suis pas célèbre, je suis seulement une jeune
femme ordinaire, avec un passé qui sort de l’ordinaire.

(Extrait du chapitre 1 dans lequel Arielle se présente)

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
Le 26 mars 2017

AVANT LE LABYRINTHE

AVANT LE LABYRINTHE :
L’ordre de tuer
(antépisode de la trilogie L’ÉPREUVE)

Commentaire sur le livre de
JAMES DASHNER

*Un rugissement retentit alors au milieu du
tumulte : une explosion de fureur…c’était
Alec. Et soudain, les corps se mirent à voler
dans tous les sens.*
(Extrait : AVANT LE LABYRINTHE : L’ORDRE DE TUER,
James Dashner, Pocket Jeunesse 2012, édition
numérique, 304 pages.)

 AVANT LE LABYRINTHE,  L’ORDRE DE TUER est une préquelle ou antépisode de la trilogie L’ÉPREUVE, c’est-à-dire une œuvre se concentrant sur le déroulement des événements avant le récit original, mais publié APRÈS la trilogie comme ça s’est fait pour STAR WARS au cinéma. En effet dans L’ORDRE DE TUER, les événements se déroulent plus d’une douzaine d’année AVANT la formation du WICKED, la création du bloc et la folle aventure de Thomas et ses amis dans LE LABYRINTHE. Une chaîne d’événements catastrophiques frappe la terre en commençant par de violentes éruptions solaires. Mais il y a pire: une maladie de rage et de folie appelée LA BRAISE se propage aux États-Unis et elle est en mutation. Son origine est douteuse. Bref, l’humanité s’enlise dans le chaos. Deux jeunes: Mark et Trina sont convaincus qu’il est possible de sauver les survivants de la folie. Ils sont déterminés à trouver ce moyen…à condition de rester en vie évidemment.

Brûlant à faire froid dans le dos
*Les cris, les exclamations et les grognements provenant
de la masse de corps enchevêtrés qui tapissait l’escalier
de haut en bas s’interrompirent d’un coup. Tout le  monde se
figea. Mark était stupéfié par ce changement soudain…*
(Extrait : AVANT LE LABYRINTHE, L’ORDRE DE TUER)

Si vous vous rappelez mon commentaire sur le troisième tome de L’ÉPREUVE : LE REMÈDE MORTEL , vous vous rappelez donc que je faisais le reproche à l’auteur d’avoir laissé trop de questions en suspens. J’étais un peu resté sur ma faim. Et bien dans le préquel de la trilogie L’ÉPREUVE, Dashner répond à tous mes questionnements : on sait tout sur la braise et les esprits tordus qui l’ont créée, on sait tout sur les éruptions solaires et leurs effets horribles sur une humanité complètement désorganisée et mourante car l’auteur a eu le génie de créer un environnement post-apocalyptique aussi terrifiant que crédible. Est-ce le lectorat qui a fait pression sur Dashner pour étayer son récit ou Dashner s’est-il rendu compte qu’un préquel s’imposait par défaut?

Petite déception au départ, aucun des tocards de L’ÉPREUVE n’apparaît dans le préquel sauf Thomas au tout début et à la toute fin. Donc Thérèse, Minho, Newt, Poêle à frire et tous les autres pour lesquels les lecteurs ont souffert et frissonné ne sont pas là. On retrouve à la place Mark et Trina, deux ados courageux qui voient leur planète transformée en rôtissoire et assistent, impuissants, à l’éclosion de la BRAISE. D’autres personnages s’ajoutent en cours de route. Ils sont attachants, mais pas autant que les tocards de la trilogie. Leur but : en sortir vivant. Ce ne sera pas évident.

Si vous avez lu la trilogie, vous chercherez sûrement le lien avec le WICKED. Il n’y en a pas. Ça m’a légèrement déçu. Bien sûr, on connaît la Braise et les éruptions solaires avec l’incroyable folie qu’elles induisent, mais pour ce qui est des liens avec L’ÉPREUVE comme tels, il y en a un au début alors qu’on voit Thomas se faire extirpé la mémoire avant de le mettre dans le cube qui va l’envoyer au labyrinthe. Puis l’auteur remonte le temps, 13 ans en arrière, où Mark et ses amis sont en mode survie. L’autre lien est à la toute fin alors qu’un fait connaissance avec un gamin qu’on arrache à sa mère sous prétexte qu’il est un espoir pour l’humanité. Fixant au hasard une ampoule électrique, un technicien a la brillante idée d’appeler le gamin THOMAS en l’honneur de l’inventeur de l’ampoule : Thomas Edison.

Ce bref lien rebondit très timidement sur LE LABYRINTHE, premier tome de L’ÉPREUVE. J’aurais préféré un lien un peu plus audacieux.

Des quatre volumes liés à L’ÉPREUVE, l’ordre de tuer est le plus effrayant. La plume riche et très descriptive de Dashner m’a parfois donné des frissons dans le dos. C’est aussi le volume le plus technique. Je le mentionne, parce que parfois, je me sentais noyé dans les détails. Beaucoup de points forts : de l’action, des rebondissements, peu de longueurs, des chapitres courts et un beau déploiement de style qui amène le lecteur à s’inquiéter pour les héros.

Quant à savoir si c’est une bonne idée de lire le préquel avant la trilogie, je préciserai que le préquel a un aspect introductif extrêmement limité. Je crois qu’il est préférable, et de loin, de lire la trilogie d’abord et de considérer L’ORDRE DE TUER comme une suite. Une chose est sûre, si vous avez lu L’ÉPREUVE au complet, LORDRE DE TUER est une valeur sûre…divertissement garanti.

James Dashner est né aux États-Unis en 1972. Après avoir écrit des histoires inspirées du SEIGNEUR DES ANNEAUX sur la vieille machine à écrire de ses parents, il a suivi des études de finance. Mais, très vite, il est revenu à sa passion de l’écriture. Aujourd’hui, depuis les montagnes où il habite avec sa femme et ses quatre enfants, il ne cesse d’inventer des histoires, influencé par ses lectures et ses films préférés. Sa série L’ÉPREUVE  a rencontré un grand succès aux États-Unis et un film intitulé LE LABYRINTHE, adapté du premier volume, est sorti en 2014, suivi de LE LABYRINTHE LA TERRE BRÛLÉE, adaptation du deuxième roman sortie en 2015.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le 12 mars 2017

 

L’ÉPREUVE, tomes 2 et 3

L’ÉPREUVE
Tome 2 : La terre brûlée
Tome 3 : Le remède mortel

Commentaire sur les livres de
JAMES DASHNER

*C’est votre dernière chance. Faites
demi-tour et vous éviterez la découpe*
(Extrait : L’ÉPREUVE, tome 2, LA TERRE BRÛLÉE,
James Dashner, 1ère parution 2010, t.f. 2013,
Éditions Pocket Jeunesse, num. 330 pages)
*…Si vous perdez une partie de votre corps
à la suite d’une rencontre malheureuse avec
un fondu, je vous conseille fortement de faire
une croix dessus et de vous tirer le plus vite
possible. Sauf s’il s’agit d’une jambe
évidemment.
(Extrait : L’ÉPREUVE, tome 3, LE REMÈDE MORTEL,
James Dashner, t.f. 2014, Pocket jeunesse, num.
325 pages)



LES TOMES

2 et 3

de la

trilogie

L’ÉPREUVE

 

 

Ces deux volumes constituent les tomes 2 et 3 de la trilogie L’ÉPREUVE de James Dashner. TOME 2: LA TERRE BRÛLÉE. Après leur incroyable aventure dans LE LABYRINTHE (tome 1 dont j’ai déjà parlé sur ce site) Thomas et ses amis se retrouvent dans un monde apocalyptique, ravagé, brûlé, accablé par un climat ravageur…plus d’ordre, plus de gouvernement et partout, des gens infectés par la braise, une maladie qui provoque une folie meurtrière. Thomas et ses *blocards* ont donc une 2e épreuve à subir: traverser les terres brûlées et atteindre un refuge prévu par les «créateurs» avant d’accéder à l’épreuve finale.

TOME 3: LE REMÈDE MORTEL. Les blocards arrivent graduellement à la conclusion de leur épreuve mais ce ne sera pas simple. Il semble que ce soit à eux de compléter le plan pour le traitement de la braise. De plus en plus irrités par les machinations du WICKED et suite à une turbulente chaîne d’évènements, Thomas et ses amis décident de se révolter contre les mystérieux créateurs et de faire éclater la vérité. Mais celle-ci ne serait-elle pas trop dangereuse pour la répandre. Thomas n’est pas au bout de ses surprises et le lecteur non plus.

LA BRAISE ET LE CHAOS
*On ne peut plus s’amuser à deviner ce qu’ils
ont derrière la tête. Parfois, ils élaborent des
plans rien que pour m’obliger à faire le
contraire de ce qu’ils croient que je pense
qu’ils veulent*
(Extrait : L’ÉPREUVE, tome 3, LE REMÈDE MORTEL)

Pour bien comprendre la trame des tomes 2 et 3 de L’ÉPREUVE, il est de loin préférable d’avoir lu le tome 1 LE LABYRINTHE et je vous dis N’HÉSITEZ PAS. Vous ne serez pas déçu. Je vous invite d’ailleurs à lire mon commentaire sur le LABYRINTHE.

Faisons d’abord un bref retour en arrière. Pour des raisons inconnues au départ, des jeunes à qui on a enlevé la mémoire sont réunis dans un endroit mystérieux, artificiel, appelé LE LABYRINTHE. Ils sont approvisionnés et leur séjour dure environ deux ans. Ils ne le savent pas, mais ils vivent la première d’une série d’épreuves infligées par de mystérieux inconnus appelés CRÉATEURS, des scientifiques qui appartiennent à une organisation appelée WICKED. Également sans le savoir, ils se préparent à la deuxième épreuve. Un livre passionnant même si on ne savait pas exactement où l’auteur voulait en venir, ce qui est normal dans le premier tome d’une trilogie.

Dans le second tome, qui amène les jeunes dans LA TERRE BRÛLÉE, le fil conducteur du récit se précise et se solidifie : tout tourne autour de la braise, une maladie créée artificiellement suite aux terribles éruptions solaires qui dévastent la terre et qui enlève aux victimes toute humanité avant de mourir. La deuxième épreuve oblige les jeunes à traverser la TERRE BRULÉE, affronter les victimes de la braise qu’on appelle les FONDUS et gagner un refuge indiqué par les agents du WICKED. Ce refuge est un piège grossier qui les amènera au troisième opus : LE REMÈDE MORTEL.

Dans le REMÈDE MORTEL, la plupart des jeunes ont retrouvé la mémoire et doivent maintenant vivre avec car ils comprennent beaucoup mieux les motivations du WICKED, suffisamment en tout cas pour le combattre et le détruire. C’est la mission que les jeunes se sont donnée eux-mêmes, grâce entre autres, à des alliés imprévus, mais plusieurs y laisseront leur peau.

J’ai adoré le tome 2. L’histoire démarre en trombe et l’action va en s’intensifiant. Les rebondissements nombreux et rapides ainsi que le réalisme du récit m’ont rivé au volume. J’ai trouvé l’ensemble légèrement supérieur au tome 1. Ne soyez pas surpris, les raisons qui forcent les jeunes à affronter tellement de cruauté ne sont dévoilées qu’au compte-gouttes. J’ai dû me creuser la tête mais les idées et l’imagination extraordinaire déployées par Dashner nous obligent pratiquement à aller de l’avant. Je me suis donc senti entraîné, accroché en particulier à Thomas, un personnage attachant autour de qui tout a commencé. Notez toutefois que les nombreux retournements de situation et les multiples directions que prend le scénario rendent la lecture parfois un peu compliquée. Mais c’est surmontable. L’intrigue est complexe et ce n’est pas dans ce tome que j’ai entrevu ne serait-ce qu’une petite partie du fin mot de l’histoire. Rendez-vous donc au tome 3.

J’ai eu un peu plus de difficulté avec LE REMÈDE MORTEL. Quelle série ne souffre pas tôt ou tard d’un certain degré d’essoufflement? Me suis-je demandé. Cette difficulté vient en grande partie des nombreux et imprévisibles changements de direction dans le scénario de l’auteur. Et puis dans le récit, personne ne fait confiance à personne. Je sais que cette confusion est créée par le WICKED et qu’en principe, sa place est logique, mais il y a beaucoup d’invraisemblance et j’ai trouvé l’ensemble un peu tiré par les cheveux. Je n’ai pas senti le réalisme qui m’avait accroché au tome 2. Plusieurs questions sont restées en suspens. Malgré tout, je me suis laissé emporter par le suspense, l’émotion et la fluidité de la plume.

Bien sûr, j’ai eu le fin mot de l’histoire sur le destin des jeunes et surtout sur les motivations du WICKED et ça c’est un aspect extrêmement intéressant. Le WICKED avait pour mission d’assurer la survie du monde par tous les moyens. A-t-il réussi? Peut-on être d’accord avec les moyens qu’il a utilisés? Là-dessus, James Dashner ne se prononce pas. Le lecteur doit composer avec son libre arbitre et prendre position, l’auteur nous laissant avec une passionnante question à saveur philosophique à débattre. L’ÉPREUVE a été pour moi une belle et grande lecture.

Je me propose maintenant de lire le préquel de la trilogie L’ÉPREUVE qui raconte les évènements précédant LE LABYRINTHE alors que le soleil menace l’humanité. J’y reviendrai bientôt sur ce site.

TERRE BRÛLÉE AU CINÉMA

Adapté du deuxième tome de la trilogie L’ÉPREUVE de James Dashner, le film TERRE BRÛLÉE, réalisé par Wes Ball est sorti en 2015. C’est James Dashner lui-même qui a scénarisé le film. Dans la distribution, on retrouve surtout des jeunes évidemment dont Dylan O’Brien, Kaya Scodelario, Thomas Brodie-Sangster et Ki Hong Lee.

Au moment d’écrire ces lignes, la sortie du troisième et dernier film est planifiée pour 2017. 

James Dashner est né aux États-Unis en 1972. Après avoir écrit des histoires inspirées du SEIGNEUR DES ANNEAUX sur la vieille machine à écrire de ses parents, il a suivi des études de finance. Mais, très vite, James Dashner est revenu à sa passion de l’écriture. Aujourd’hui, depuis les montagnes où il habite avec sa femme et ses quatre enfants, il ne cesse d’inventer des histoires, influencé par ses lectures et ses films préférés. Sa série L’ÉPREUVE a rencontré un grand succès aux États-Unis et un film intitulé LE LABYRINTHE adapté du premier volume, est sorti en 2014, suivi de LE LABYRINTHE LA TERRE BRÛLÉE adaptation du deuxième roman sortie en 2015.

BONNE LECTURE
JAILU/Claude Lambert
le 5 mars 2017