ABRACADABRA…

Commentaire sur le livre de
Raymond E. Feist

Magicien l’apprenti
La guerre des failles

L’histoire est celle de PUG, un ado orphelin recueilli au duché de Crydee. Un jour, alors qu’il a 15 ans, il est choisi par le magicien Kulgan pour être son apprenti. Après avoir sauvé la vie de La princesse Carline, il est anobli et devient châtelain. Il s’entraîne à la magie et développe graduellement des pouvoirs inimaginables.

La vie de Pug deviendra beaucoup plus aventureuse à partir du jour où son royaume sera menacé par le monde Tsuranni : un peuple conquérant et sans pitié. Avec son ami Tomas, son maître Kulgan et le duc Borric, PUG aura fort à faire pour organiser la défense du royaume. Le destin de PUG est donc de sauver le monde de cette menace qui n’est rien d’autre que la guerre, la destruction, le chaos.

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Dans ce livre, tous les éléments classiques sont réunis pour un bon roman *fantasy*. Ce sont les ingrédients d’une recette qui n’est pas sans rappeler LE SEIGNEUR DES ANNEAUX : des magiciens, des Elfes, des nains (ils sont mineurs eux-aussi et creusent dans une montagne comme dans les mines de la Mauria du Seigneur des Anneaux), des dragons, des créatures étranges et bien sûr, la menace constante de plonger le monde libre dans les ténèbres.

Bien sûr, c’est un ouvrage moins complexe, moins raffiné et moins poétique que celui de Tolkien, mais cette histoire de Feist comporte une belle somme de forces intéressantes.
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Ce livre m’a plu à plusieurs égards. En premier lieu, l’authenticité des personnages. D’abord PUG, le genre qu’on aimerait avoir comme ami ou petit frère, intelligent, d’abord vulnérable mais gagnant graduellement en courage et en audace au cours de l’histoire. On ne peut faire autrement que de le trouver sympathique et attachant. Il y a aussi son ami Tomas, soldat en devenir et qui force lui aussi la sympathie et l’admiration, et Carline, jeune princesse au caractère capricieux et imprévisible.

On y trouve aussi quantités d’autres personnages qui ont tous un petit quelque chose qui mobilise la sensibilité du lecteur, de la lectrice.

Autre élément intéressant : je crois que l’auteur a donné du corps à son récit en détaillant (sans excès) l’environnement du royaume, sa politique et les intrigues de cour, son actualité et surtout la pensée et la façon de faire de ses stratèges militaires.

L’écriture de Feist est simple, sans jamais sombrer dans la naïveté. Il a su empreindre à son récit de l’émotion et de la chaleur et donner à ses personnages un caractère profondément humain.

Je crois que vous ne serez pas déçu.

JAILU
NOVEMBRE 2012

(En Complément…)

AMENDES AMÈRES

Née le 30 aout 1974 à Fjällbacka en Suède, Camilla Läckberg est l’auteure d’une série de romans policiers  parus  chez Actes Sud.

Les intrigues se situent toujours à Fjällbacka, ancien port de pêche de la côte ouest en Suède, reconverti en station balnéaire, qui sous des apparences tranquilles cache des  relations humaines compliquées, sordides et rarement gratifiantes. .

L’histoire est celle de la famille LIJECRONA qui, un peu avant Noël se réunit sur l’île de Valo. Ils sont 8 réunis dans une maison fort belle, confortable, bien pourvue mais isolée. On y retrouve le milliardaire patriarche Ruben, ses 2 fils, leurs femmes et leurs enfants, et Martin, l’ami policier d’une des petites filles. Ils sont d’autant plus isolés qu’une violente tempête de neige empêche tous déplacements.

Le premier repas de la famille prend les allures d’un règlement de compte alors que Ruben, persuadé que la plupart de ses enfants sont des incapables cupides et profiteurs, dit de façon tranchante et sans appel sa façon de penser. Par la suite, le patriarche meurt dans d’horribles souffrances et de façon spectaculaire.

Martin prend l’enquête en main mais sera confronté à un casse-tête beaucoup plus complexe qu’il le croyait.

L’histoire est courte et pas très originale. Le style n’est pas sans rappeler Agatha Christie, et dans une moindre mesure Conan-Doyle (qui est infiniment plus raffiné avec Sherlock Holmes). Ici, l’enquête est confiée à un personnage pas très sûr de lui et qui évolue péniblement et ça devient agaçant à lire. Toutefois, l’auteur a fait de Martin le policier un personnage attachant et humain à défaut d’être génial…il n’a pas le coté *snobinard* d’un Hercule Poirot ou d’un Holmes. Comme lecteur, ça m’a donné un petit élan de sympathie.

C’est loin d’être un chef d’œuvre et ça n’invente rien, mais comme le livre est assez court (150 pages) je vous en suggère la lecture, ne serait-ce que pour la finale qui est assez inattendue et qui m’a donné la satisfaction de ne pas avoir perdu trop mon temps.

JAILU
Novembre 2012

(En Complément…)

Robert Langdon VS Le Symbole Perdu

Avant de lire LE SYMBOLE PERDU je m’attendais à une suite d’énigmes à résoudre, un rallye à travers un dédale de monuments historiques et de passages secrets, ponctués de symboles occultes et où l’on serait confronté à des personnages dont les motivations réelles sont incertaines. Gentils, méchants ou peut-être même super-vilains? Réponse dans 400 pages. Le tout sur une trame d’urgence et d’apocalypse imminente et dans une atmosphère de nuit sans fin. J’étais pas loin de la vérité.

le-symbole-perdu1L’histoire se déroule au cour d’une nuit, dans Washington. Notre Robert Langdon  y arrive, convoqué d’urgence par un vieil ami, Peter Solomon. Langdon fera une découverte macabre qui initiera une quête à travers la ville, une course contre la montre dans les arcanes de la franc-maçonnerie et dont l’objectif est de sauver son ami. Mais est-il étrange que l’élite de la CIA prennent l’affaire autant à coeur? Quelles sont les intentions réelles du séquestreur de Solomon?

Brown manipule très bien le suspense, il a le sens des coups de théâtre et à mon avis, il réussit à bien doser et répartir la matière (occultisme, symbologie, histoire) nécessaire à l’évolution de l’intrigue, mais il importe que le lecteur ai un certain intérêt. Si vous n’avez pas aimé Da Vinci Code et Anges et Démons, vous n’aimerez sans doute pas Le symbole perdue. L’auteur tisse ses intrigues toujours de la même façon, les personnages ont souvent les mêmes profils, l’atmosphère précipitée et tendue est la même, et le terreau dans lequel se développe le tout reste les symboles occultes et les messages codés. Personnellement… j’ai bien aimé!

Phenixgoglu
Novembre 2012

(En complément…)