L’EMPIRE DU SCORPION

introduction à la politique-fiction

L’EMPIRE DU SCORPION

Commentaire sur le livre de
SYLVAIN MEUNIER

*Une fois qu’elles furent bien installées, Dorothy lui
demanda d’être assez aimable de la laisser parler
sans l’interrompre et de ne pas lui poser de questions.
Le récit qu’elle s’apprêtait à faire était en elle depuis
longtemps. <Je suis consciente que la chose sera
impossible, Emma, mais l’idéal serait que vous oubliiez
ce que je m’apprête à vous raconter.>*
(Extrait : L’EMPIRE DU SCORPION, Sylvain Meunier, Guy
Saint-Jean Éditeur, 2014, édition de papier, 485 pages)

Percival Imbert accompagne sa femme au Centre commercial de son quartier. Sur place il la laisse aller et s’installe sur un banc. Après un certain temps il commence à s’inquiéter. Qu’est-ce qu’elle fait? Paniqué, il se rend au bureau d’information pour lancer un appel. Pas de réponse. Marie Doucet a disparu. Enlèvement? Meurtre? Aucune possibilité n’est écartée, y compris la participation d’un être obscur, régnant dans les hautes sphères de la politique canadienne, un être ignoble, à l’abri de sa fortune colossale qui magouille à satiété, fait chanter en toute impunité et signe des crimes sordides. L’enquête  amènera l’inspectrice Jacinthe Lemay  plus loin qu’elle pensait.

INTRODUCTION À LA POLITIQUE-FICTION
*«Pauvre vieille ordure…Si puissant, si brillant et
tellement aveugle…Vous n’avez rien compris,
Père, rien vu. J’aurais pu passer outre l’horreur
du viol. C’était la première fois que vous vous
intéressiez à moi, après tout…ce qui a rendu
toute forme de pardon impossible, c’est qu’après,
je n’ai pas pu vous garder pour moi, pour moi
toute seule.
(Extrait : L’EMPIRE DU SCORPION)

On aurait pu intituler ce livre LA MYSTÉRIEUSE FEMME DU MYSTÉRIEUX PERCIVAL IMBERT. Je m’explique. Lors d’un magasinage de Noël dans un centre commercial, Percival Imbert perd de vue sa femme Marie Doucet. Il ne la reverra plus. L’enquête est confiée à Jacinthe Lemay qui se lancera dans une investigation extrêmement complexe. Jacinthe apprendra beaucoup de choses très troublantes.

Jacinthe en viendra à se demander si Marie Doucet existe réellement. En fait, elle ne trouve aucune trace de son existence. Elle doit fouiller encore plus loin, cette fois au risque de sa vie car elle commence à en savoir un peu trop, entre autres que le nom de Marie Doucet est associé à d’obscures manœuvres politiques à l’époque où le Parti québécois annonce la tenue d’un référendum. Il semble que Marie Doucet travaille pour un obscur organisme gouvernemental qui ne reconnait pas son existence. Jacinthe apprendra aussi que les principaux personnages dont elle-même auraient d’étranges liens de parenté. Il semble aussi que Percival Imbert doit combattre un monstre qui est en lui.

Les questions vont se bousculer dans l’esprit du lecteur : qui est Percival Imbert, ce personnage introverti qui parle toujours de lui à la troisième personne du singulier ? Le monstre qui l’habite serait-il en fait le syndrome de la double personnalité?  A-t-il inventé Marie Doucet? (Même dans sa propre maison, tout ce qui aurait un rapport avec Marie Doucet a été complètement occulté) Sinon que lui est-il arrivé? Meurtre, enlèvement ? Je ne veux pas aller trop loin, mais je peux vous dire que Jacinthe Lemay fera des découvertes pour le moins surprenantes. Ce qui était au départ une simple disparition devient une saga d’espionnage, une obscure et surprenante histoire de famille, une guerre de pouvoir, le tout dans un contexte politique explosif, celui du Québec des années 80.

J’ai beaucoup aimé ce livre, en particulier à cause de cette capacité de l’auteur de maintenir une aura de mystère autour des trois principaux personnages et ce jusqu’à la fin de l’histoire. De pages en pages, le lecteur se questionne, s’interroge, s’accroche. Ce que j’ai trouvé banal au départ est devenu captivant puis addictif.

C’est un récit très spécial par la qualité de son développement, le magnétisme de ses personnages et la plume de Sylvain Meunier que j’ai trouvé très forte en intrigue, en précision et en subtilité. Je mentionne aussi que le récit est très fluide et sa finale est surprenante. Et l’ensemble n’est pas dénué d’humour : *« … à l’impossible, nul n’est tenu, et au possible non plus, si le nul en question travaille au gouvernement ! »*
(Extrait)

Si je peux me permettre de rapporter une petite faiblesse, dans le récit, il n’y a pas vraiment de temps morts, mais il y a beaucoup de personnages secondaires dont plusieurs font des apparitions plutôt aléatoires. Ça devient mêlant un peu, j’ai dû revenir en arrière dans ma lecture pour replacer certains personnages dans leur contexte. Mais ça n’a rien de rebutant. Il suffit de se concentrer, dans un endroit calme et de se fier au fil conducteur de l’histoire qui ne souffre d’aucune déviation.

Un bon livre…d’autant que ça se passe au Québec et que je me suis reconnu dans son environnement géographique et politique. En terminant, je vous laisse sur un autre petit mystère : Le titre. Pourquoi L’EMPIRE DU SCORPION comme titre : le mot empire pourrait évoquer le pouvoir, le mot scorpion pourrait évoquer le venin. Venin et pouvoir vont bien ensemble je pense. C’est à vous cher ami lecteur de résoudre le mystère. Un petit indice peut-être ? Le mot scorpion est intimement lié au mystérieux Percival Imbert.

On ne s’en sort pas…il faut se rendre au bout…et c’est un plaisir.

Sylvain Meunier est né en 1949, à Lachine (Québec). Il obtient un baccalauréat en Études françaises avec une spécialité en éducation à l’Université de Montréal. Retraité de l’enseignement depuis 2006, il a été professeur dans plusieurs écoles de Montréal, en français et en anglais, puis en adaptation scolaire. Il a surtout écrit pour les jeunes, à LA COURTE ÉCHELLE des contes pour les tout-petits, la série GERMAIN pour les  jeunes lecteurs. En 2001, Sylvain  Meunier publie pour les adolescents L’ARCHE DU MILLÉNAIRE. Il récidivera en 2007 avec PIERCINGS SANGLANTS. Trois fois finaliste au Prix du Gouverneur Général du Canada, Sylvain Meunier remportera le prix Création en littérature du premier Gala de la Culture de la ville de Longueuil pour la série RAMICOT BOURCICO.

BONNE LECTURE
JAILU
Le dimanche 20 janvier 2019

SEUL SUR MARS

549 jours dans le sable rouge

SEUL SUR MARS

Commentaire sur le livre d’
ANDY WEIR

*Mon champ est mort. En l’absence de pression
atmosphérique, la majeure partie de mon eau
s’est évaporée. Et puis, la température est
largement inférieure à zéro. Rien, pas même
les bactéries contenues dans mon sol ne peut
survivre à pareille catastrophe.*
(extrait : SEUL SUR MARS, Andy Weir, Bragelonne,
2014, édition numérique, 822 pages)

Les membres d’une équipe en mission sur la planète Mars doivent faire face à une effroyable tempête qui les oblige à quitter la planète rouge. La tempête isole Mark qui se retrouve seul et coupé de toute communication avec la terre. Laissé pour mort par son équipe, rassemblant son courage, Mark affronte une à une les difficultés, même celles qui lui semble insurmontables. En principe Mark dispose d’une réserve de 400 jours. Bien sûr, à 400 millions de kilomètres de là,  les scientifiques de la terre finissent par s’apercevoir que Mark est vivant, mais auront-ils le temps de le récupérer avant l’épuisement de ses réserves? Entre temps, Mark devra faire face à tous les dangers dont les monstrueuses tempêtes de sable qui grugent la planète.

549 JOURS DANS LE SABLE ROUGE
*J’ai commencé la journée avec un «thé à rien».
Le thé à rien est très facile à préparer.
D’abord, prenez un peu d’eau chaude, puis…
et puis c’est prêt.*
(Extrait : SEUL SUR MARS)

Seul sur mars est ce qu’on pourrait appeler un thriller survivaliste : un homme, Mark Watney, laissé pour mort par ses camarades suite à une violente tempête sur la planète mars doit survivre 18 mois avant d’être récupéré dans une dramatique tentative de sauvetage. Tout le récit repose sur l’intelligence, l’ingéniosité, l’astuce, la débrouillardise et le savoir-faire de Watney qui vient prouver ici la véracité du vieil adage : Aide-toi et le ciel t’aidera. Pour chaque problème, et ce ne sont pas les problèmes qui manquent, Mark finit toujours par trouver la solution appropriée. Le fil conducteur du récit se résume en un mot : SURVIVRE.

Bien-sûr, le roman est hautement scientifique, mais Weir a fait de très beaux efforts pour vulgariser le langage scientifique et le rendre accessible. Je ne me suis donc pas senti trop perdu.

Ce qui m’a le plus frappé dans ce récit, c’est l’humour du héros…un humour omniprésent. Étant dépourvue de champ magnétique, Mars ne dispose d’aucune protection contre les radiations solaires. *Si j’y étais exposé, j’aurais tellement le cancer que mon cancer lui-même aurait le cancer*. (Extrait) Disons que la lecture de ce livre m’a arraché rires et sourires. Mais je suis porté à croire que cet humour a fait perdre beaucoup de force aux éléments susceptibles de soutenir la tension dramatique de l’histoire. Weir a créé un héros sans peur donc je n’ai pas eu peur pour lui…à une ou deux exceptions près. Pour moi c’est une faiblesse, mais elle est compensée par l’action qui se déroule sur terre où les agences comme la NASA sont en mode panique. Ça rétablit un certain équilibre.

Plusieurs critiques littéraires ont comparé SEUL SUR MARS à APPOLO 13 jugeant l’ouvrage de WEIR supérieur. Je ne ferais pas une telle comparaison. Je dirai que SEUL SUR MARS est différent. Le sauvetage de Mark fait l’objet d’une certaine coopération internationale, tandis que dans APPOLO 13 nous avons en présence deux belligérants : les bons américains et les méchants russes. La tension dramatique est plus palpable dans APPOLO 13 et dans SEUL SUR MARS un très grand potentiel imaginatif vient soutenir le contexte scientifique. Les deux récits sont haletants et emportent le lecteur.

Pour ce qui est de l’éternelle question : qu’est-ce que je fais en premier? Lire le livre ou voir le film. Dans ce cas-ci, je n’ai pas hésité une secondes. J’ai lu le livre d’abord et j’ai apprécié l’adaptation après.

Donc pour résumer, j’ai beaucoup aimé SEUL SUR MARS. C’est un récit haletant, très réaliste, crédible sur le plan scientifique, avec un fil conducteur solide. Le héros Mark Watney est comparable au héros de la télésérie des années 80 MACGYVER qui racontait les péripéties d’Angus MacGyver, un aventurier dont la capacité la plus brillante était de combiner l’utilisation des objets courants du quotidien de façon ingénieuse à l’application pratique des sciences naturelles et de l’ingénierie. L’imagination de Mark combinée à son humour et à son moral toujours maintenu à un haut niveau fait de lui un personnage attachant. Pour un sujet qui est loin d’être nouveau, Andy Weir nous a vraiment pondu un thriller de grande classe.

SEUL SUR MARS AU CINÉMA

Le livre d’Andy Weir a été adapté au cinéma par le réalisateur Ridley Scott, d’après le scénario de Drew Goddard. Il est sorti en décembre 2015. La prestation de Matt Damon est remarquable.

Andy Weir est un romancier américain né à Davis en Californie le 16 juin 1972. SEUL SUR MARS a été son premier grand défi L’ouvrage a nécessité d’imposantes recherches scientifiques car Weir le voulait le plus exact et le plus crédible possible. Le roman a fait l’objet d’une critique plutôt élogieuse, le wall street journal le qualifiant de meilleur livre de pure science-fiction depuis des années. Au moment où j’écris ces lignes, Weir travaille à un deuxième roman, de science-fiction également, mais plus traditionnel. Titre probable : ZHEK. À suivre.

BONNE LECTURE
Le dimanche 13 janvier 2019
JAILU/Claude Lambert

PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES

De mauvais coup en nouvelle

PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES

Commentaire sur le livre d’un collectif
de l’Association des Écrivains Québécois
pour la Jeunesse

*Ils les découvrirent à l’étage dans la salle de bain :
Sophie, assise sur un banc, un drap sur les épaules
et de la mousse à barbe plein la tête; Étienne, le
rasoir de son père à la main, tout occupé à faire
disparaître les cheveux de sa sœur.*
(Extrait de la nouvelle de Hélène Grégoire, C’EST LA FAUTE
AU PETIT, du recueil PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES,
Éditions Pierre Tisseyre, 2001, édition de papier, 160 pages.
Littérature jeunesse québécoise)

PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES est un recueil de nouvelles écrites et publiées bénévolement par des membres de l’Association des Écrivains Québécois pour la Jeunesse, les droits d’auteur servant à financer le PRIX CÉCILE GAGNON. Dans ce recueil qui est le cinquième de la série, vous pourrez faire la connaissance de personnages drôles et sympathiques. Vous pourriez être surpris par les fanfaronnades scolaires de ces petits tannants dont les frasques ont pris avec le temps, valeur de légende. Vous l’avez compris, le recueil est développé sous le thème des mauvais coups et à ce sujet nos auteurs ne manquent pas d’imagination. Voyez, au bas de cet article, la liste des auteurs et les titres publiés. Entre temps, encouragez la relève québécoise des jeunes écrivains en vous procurant un des recueils de l’A.E.Q.J.

DE MAUVAIS COUP EN NOUVELLE !
*Dans quelques années, je serais riche, me disais-je
innocemment. J’allais pouvoir acheter tous les
magasins de jouets et de bonbons de la planète.
Après quelques deux ans passés à économiser,
j’avais déjà amassé deux dollars et quarante-
cinq sous. Mon projet allait donc bon train.
(Extrait : ENTRE LA MÉMOIRE ET L’IMAGINAIRE de
Sophie-Luce Morin, du recueil PETITES MALICES ET
GROSSES BÊTISES.)

Ça fait plusieurs fois que j’entends parler de l’Association des Écrivains Québécois pour la Jeunesse et de son initiative pour encourager et motiver la jeune relève de la littérature québécoise. J’ai donc décidé de faire une petite recherche là-dessus car tout ce qui peut stimuler la plume québécoise m’intéresse.

C’est ainsi que chaque année, plusieurs auteurs de l’Association des Écrivains Québécois pour la Jeunesse (AEQJ) collaborent gracieusement à l’écriture d’un recueil collectif de nouvelles à l’intention des jeunes. Les droits perçus par la vente de ces ouvrages financent le PRIX CÉCILE GAGNON attribué par l’Association à un auteur ou une auteure de la relève.

J’ai donc lu cette semaine un de ces recueils et exploré la Collection Conquêtes de l’éditeur Pierre Tissseyre dans laquelle ils sont insérés. Plus précisément, j’ai lu PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES, un recueil de 11 nouvelles sous le thème des mauvais coups. Un collectif très sympa qui va plaire j’en suis sûr aux jeunes lecteurs de 12 à 14 ans et je peux dire aussi que le adultes ne seront pas indifférents à ces nouvelles étant donné le thème développé : LES MAUVAIS COUPS. Moi en tout cas, ça m’a rappelé un bout d’enfance.

J’ai trouvé dans ces petits textes du vécu, de la fraîcheur, de la candeur et beaucoup d’humour : *Audrey Tanguay! Elle me fait les yeux doux depuis la troisième année. Ah! Qu’elle m’énerve! Elle me regarde toujours avec ce petit sourire insignifiant, comme si elle n’était pas intelligente, alors que je sais très bien que c’est une des filles les plus brillantes de la classe. Pourquoi y a-t-il tant de filles qui pensent que les garçons aiment les cruches?* (Extrait de la nouvelle de Yanik Comeau POUR L’AMOUR DE VIRGINIE, du recueil de l’AEQJ PETITES MALICES ET GROSSES BÊTISES). Ça vous donne je pense, un bon aperçu de l’atmosphère du recueil.

Même si j’ai aimé toutes les nouvelles, j’ai quand même ma préférée : LE GANG DES FOULARDS BLEUS de Michel Lavoie. À l’école qu’elle fréquente, Élise est fascinée par LA GANG DES FOULARDS BLEUS, une espèce de petite société secrète dont elle ne sait rien bien sûr mais à laquelle elle tente d’être initiée. Les adultes se rappelleront sans doute leur adolescence à l’école alors qu’ils faisaient partie, ou tentaient de faire partie d’un groupe secret ou un petit club fermé…pour les jeunes lecteurs, ce sera une découverte. En tout cas, dans la nouvelle de Michel Lavoie, tout le monde pourra vérifier la portée du proverbe TEL EST PRIS QUI CROYAIT PRENDRE.

Je vous invite donc à découvrir ce bon petit recueil. En achetant les recueils de l’AEQJ, vous parrainez une très bonne cause. Vous encouragez les jeunes écrivains de la relève québécoise et croyez-moi, il y a du talent là-dedans et plein de promesses pour la pérennité de la littérature québécoise. En même temps, pourquoi ne pas parcourir la très belle collection CONQUÊTE des Éditions Pierre Tisseyre qui réunit une brochette d’auteurs qui ont enchanté et enchantent toujours la jeunesse francophone tels Robert Soulière, Denis Côté, Cécile Gagnon, Yves Beauchesne et David Schinkel, Louis Émond et plusieurs autres.

La littérature québécoise n’a pas fini de me surprendre…

         
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7                                           8                                             9

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1)      Francine Allard…MOLIÈRE ET LES ÉPINGLES À LINGE
2)     
Jean Béland…MOI, JE SUIVAIS…
3)     
Yanik Comeau…POUR L’AMOUR DE VIRGINIE
4)     
Cécile Gagnon…CINQ POULES AU DORTOIR
5)     
Diane Groulx…LE VAMPIRE
6)     
Michel Lavoie…LE GANG DES FOULARDS BLEUS
7)     
Sophie-Luce Morin…ENTRE LA MÉMOIRE ET L’IMAGINAIRE
8)     
Josée Ouimet…LES MÉMOIRES D’UN «GADOUSIER»
9)     
Stéphanie Paquin…1914
10) 
Louise-Michèle Sauriol…LES «FOUFOUNES» BLANCHES
N’apparaît pas sur les photos : Hélène Grégoire…C’EST LA FAUTE AU PETIT

BONNE LECTURE
JAILU
Le samedi 12 JANVIER 2019